Note du test 9/10En conclusion :

Vous l’aurez compris, Ghost of Tsushima Director’s Cut fait honneur à la PlayStation 5 et propose un jeu encore plus abouti et somptueux. Nouvelle destination, gab technique indéniable, nouveautés intelligentes, mode multijoueur intéressant, on apprécie ce coup de polish un an après. L’île d’Iki est un lieu qui ne laisse pas indifférent et elle permet d’approfondir un peu plus le personnage de Jin. Toujours aussi maîtrisé par le studio, on apprécie cette vision du monde ouvert !

Les plus

L'exploration
Les panoramas encore plus incroyables
Le mode Photo excellent
La Direction Artistique
La fluidité
Iki, un acte réussi
Le mode Legends
Les combats grisants

Les moins

Mais parfois confus
La caméra par moment

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    rédacteur
    Pilou


  • ps5

    Ghost of Tsushima Director’s Cut
    Editeur : Playstation Studios
    Développeur : Sucker Punch
    Genre : Action | Aventure
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 20 août 2021
    Trophées : Oui
    Support

    Disponible aussi sur : ps4

    Test Ghost of Tsushima Director’s Cut

    Publié le mardi 31 août 2021 à 21h39 par Pilou
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    Sucker Punch fête le premier anniversaire de sa dernière production en proposant une version Director’s Cut sur PlayStation 4 mais également sur sa grande sœur, la PlayStation 5, bien décidée à sublimer cette exclusivité. On vous complète notre test paru l’année dernière avec cette édition ultime offrant des améliorations techniques mais également une nouvelle destination, l’île d’Iki. Notre avis a-t-il changé en bien, en mal ? Bonne lecture

     

    Yes we Khan


    Sucker Punch est connu depuis le début des années 2000 pour les séries à succès mettant en scène un certain raton-laveur voleur du nom de Sly ou encore ces mondes ouverts où les porteurs, ces humains dotés de super pouvoirs, terrorisent l’Humanité.
    Troisième titre de la firme à sortir sur PlayStation 4, Ghost of Tsushima prend ses inspirations dans tous les jeux du studio. Gameplay, monde ouvert, infiltration : on retrouve toutes les expériences réunies dans cette nouvelle production marquant la fin d’une génération.

    Ghost of Tsushima se déroule au 13ème siècle, sur l'île de Tsushima en pleine invasion mongole dirigée par Kotun Khan, un personnage fictif.
    Jin Sakai, le héros, en compagnie de son oncle, Shimura (le seigneur de l’île) tentent de repousser l’énorme flotte accostant sur cet archipel, sans succès.
    Contraint de capituler, Shimura est fait prisonnier tandis que Jin échappe à une mort certaine in extremis. L’arc narratif est lancé, Jin débute son périple en quête d’alliés pour sauver le dernier membre de la famille et repousser l’assujettissement à tout prix.
    Même si des jeux comme NioH ou encore Sekiro ont traité des sujets du même type, Sucker Punch nous propose un périple sur fond historique dépaysant et très intéressant. Le travail des développeurs sur l’ambiance et la restitution (plutôt une inspiration des faits) qui ont conduit au jeu est d’une grande qualité.

    Jin dans ce Japon féodal n’a rien d’un super héros : on ressent sa fragilité mais également sa montée en puissance, ses choix moraux, l‘influence qu’il a sur la population.
    La dualité entre le Bushido (le code d’honneur des samouraïs) et la voie du Fantôme que Jin doit emprunter pour arriver à ses fins est le fil conducteur de l’aventure.
    Notre héros croise le chemin de personnages secondaires assez intéressants à approfondir, amis comme ennemis, en proposant de très bons passages et situations. Le saké doit couler à flot !

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    L'invasion mongole sur Tsushima

    Sakai à Tsushima ?


    Avant de parler du gameplay, attardons-nous sur la réalisation et sur cette Direction Artistique magnifique et magique.
    Ghost of Tsushima en impose : l’île de Tsushima offre des panoramas qui forcent le respect. Les différents biomes, forêts, montagnes, rizières, architectures de l’époque nous flattent la rétine. Les jeux de lumière, le cycle jour/nuit, la végétation, les intempéries... tout est là pour immerger le joueur et attirer son oeil. Un éclair qui frappe le sol dans une gerbe d’étincelles, les feux des pillages suite au passage des Mongols, la faune et la flore qui se pavanent devant le joueur... Vous l’aurez compris, le jeu est très abouti graphiquement même si certaines textures sont en deçà et que les intérieurs sont un peu moins réussis.
    En ce qui concerne les visages : depuis l’ouragan The Last Of Us 2 qui a placé la barre très haute, nous sommes en droit d’attendre quelque chose de fabuleux. Coup de bol, Ghost of Tsushima s’en sort extrêmement bien.

    Galoper dans un champ où Jin frôle les fleurs avec sa main, se battre au milieu d’une forêt d’érables du Japon où les feuilles tombent et se déplacent à notre passage : c’est poétique à souhait !
    Le jeu se veut très fluide et doté d’une profondeur de champ importante. Aucun popping ou clipping ne sont à observer. En cas de mort ou de voyage rapide, les chargements sont très rapides, quelques secondes suffisent.

    En plus de la difficulté à choisir (on recommande le mode normal voire difficile pour une aventure plus juste) et du mode audio (casque, home cinéma), Ghost of Tsushima propose différents choix d’expérience. Le mode Kurosawa ajoute un filtre noir et blanc avec les voix japonaises (sous titrées en français) pour rendre hommage au cinéaste du même nom.
    Cela reste très réussi tout en limitant le résultat du travail du studio (les couleurs pastels des différents panoramas par exemple).

    La version française est de bonne facture avec des voix bien connues du cinéma. Jin est par exemple doublé par Damien Boisseau, la voix de Matt Damon ou encore Edward Norton. Le personnage Ryuzo est quant à lui interprété par Thomas Roditi (Robert Pattinson ou Ian Harding).
    Même les récits ou missions disposent d’un prologue et épilogue avec une petite mise en scène très cinématographique : une pose ou une pause de Jin en compagnie de son canasson et sirotant un thé, c’est la petite note qui fait du bien.
    En parlant de note, la bande son est royale et le thème principal, œuvre de Ilan Eshkeri (Hannibal Lecter : Les Origines du mal, 47 Ronin) en collaboration avec Shigeru Umebayashi prend aux tripes.

    Un conseil, profitez du jeu à fond et user du mode Photo très poussé sans retenue.

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    Le jeu est à son summum sur PS5

    Jin Tonic


    Ghost of Tsushima est un monde ouvert découpé en trois actes. Il y a bien évidemment une trame principale mais le jeu est jalonné d’éléments qui dévient irrémédiablement le joueur de sa quête.
    Contempler un panorama, suivre un renard, sauver des otages, prendre part à un événement ou encore libérer un camp de la vermine mongole, le jeu propose de nombreuses quêtes annexes.
    Certes elles demeurent assez répétitives mais le studio a intelligemment conçu le monde pour ne jamais faire la même chose plusieurs fois d’affilée.

    A tout cela s’ajoute le masquage de l’interface et surtout l'absence de boussole. La touche “options” permet d’afficher la carte du jeu pour y marquer son prochain objectif mais Sucker Punch a eu l’idée de mêler orientation et poésie grâce au vent.
    En pleine mission et en l’activant lors de l’exploration avec le pavé tactile, des traînées laissées par le vent et martelant la végétation indiquent au joueur le chemin à suivre.
    C’est ingénieux et on comprend rapidement que Ghost of Tsushima invite au voyage, à la découverte sans aucune fioriture qui gênerait le joueur.
    Une flûte et le bon morceau et hop on modifie le climat : de la poésie je vous dis !
    Toutes ces activités, lieux à découvrir et collectibles contribuent au boost de la durée de vie mais également à la découverte plus approfondie de cet univers charmeur.

    Tout le jeu est un hommage où le contemplatif à la part belle.

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    La DA est tout bonnement magique

    Ghost Dog


    Pour terminer ce test, parlons combat ! Ce qui occupe le joueur une grande partie du jeu...
    Comme nous l’évoquions au-dessus le mode normal, voire difficile, est le plus judicieux pour avoir un certain challenge dans cette épopée samouraï. Le mode "Létal" a débarqué il y a quelques jours et offre un challenge trop élevé pour débuter. Un second run peut-être, un new game + ? Peut-être une future update.


    Très accessible, les affrontements sont très grisants et même si au début la mort est le pire allié du joueur, la progression et l'entraînement paient.
    Jin use de deux méthodes pour mener à bien sa mission dans la libération du Tsushima.

    La première est frontale et oppose souvent notre ronin a une bonne quantité d’ennemis. Assez intuitif, il faut user des forces et faiblesses de chaque type de guerriers que Jin a en face.
    Le bouton Carré permet de réaliser des attaques rapides après que plusieurs attaques puissantes (avec triangle) ont brisé la défense (matérialisée par une jauge au-dessus de celle de vie des ennemis). L1 permet de bloquer une offensive et même de parer pour contre attaquer si la technique est lancée au bon moment. Rond sert d’esquive et accessoirement à éteindre les flammes blessant Jin.


    Pour parfaire ces combats, quatre postures se débloquent après un certain nombre de morts de chefs mongols. Chaque posture offre des coups et mouvements spécifiques beaucoup plus efficaces. Postures de la pierre, de l’eau, du vent, de la lune permettent ainsi de venir à bout plus efficacement et respectivement des ennemis à l’épée, disposant d’un bouclier, d’une lance ou d’une hache et enfin des mongols de deux mètres cinquante.
    Ce processus de “pierre-feuille-ciseau” est assez intéressant et Jin dispose de consommables l’aidant dans son annihilation mongole. Kunai, bombe collante, fumigène mais également arc infligent des dégâts ou désorientent les rangs barbares.

    En attaquant un camp ou juste en croisant une patrouille mongole, Jin peut lancer une confrontation. Cette phase permet de tuer en un seul coup un soldat en déclenchant au beau moment une attaque. Selon l’avancée dans le jeu, il est possible de terrasser plusieurs sbires. Très gratifiant en cas de réussite, elles octroient des points de détermination essentiels à Jin pour récupérer de la santé et déclencher des techniques spéciales.
    Étrangement, aucun lock n’est possible et il arrive que Jin tape dans le vide (la Director’s Cut corrige le tir). Couplé à quelques soucis de caméra inhérents à la vue, on perd en visibilité mais on s’y fait rapidement.

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    A distance ? Furtivement ? Ou confrontation ? Jin à la choix

     

    Metal Jin Solid


    La seconde méthode est l’infiltration. Ressemblant à un certain protagoniste de Assassin’s Creed, Jin doit se fondre dans la zone et éliminer silencieusement les assaillants. Une jauge de détection est présente mais selon certaines caractéristiques, notre samouraï peut être moins visible. Il peut également se servir des toits, de son grappin, des passages sous les planchers, des trappes et des hautes herbes pour se camoufler et attendre le moment opportun pour assassiner sa cible.

    Toujours au cœur du jeu, l’exploration permet de récupérer des ressources pour améliorer son équipement. Armures, katanas, arcs, quantités augmentées des consommables, il faut fouiller et terminer des récits pour gagner ces précieuses denrées.
    Les armures permettent de varier et coller au style du joueur : exploration, combat, infiltration, chaque armure dispose de caractéristiques propres qu’on fait progresser.
    Exit l’expérience, chaque action de Jin augmente sa réputation débloquant par pallier des points de techniques servant à l’acquisition et l’amélioration de techniques et capacités. Les sources chaudes, les bambous d'entraînement, les sanctuaires d'Inari et bien d’autres améliorent la constitution de notre héros.

    Les combats et l’évolution de Jin offrent des moments inoubliables, jubilatoires et grisants.
    Ghost of Tsushima est une petite pépite exclusive à la PlayStation 4.

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    L'île d'Iki dispose de sa propre faune et flore

    Direction l’île d’Iki ?


    Ghost of Tsushima Director’s Cut est disponible depuis le 20 août sur les deux consoles de Sony. Pour les possesseurs de la première édition, diverses upgrades payantes sont offertes pour alléger le passage à la caisse. Mise à jour en version Director’s Cut et/ou saut de génération sont ainsi proposés. Le transfert de sauvegarde est également possible.

    Alors est-il judicieux de passer à cette version si l’on a déjà terminé voir platiné le jeu l’année dernière ? A ce niveau, la réponse tend vers le « oui » et cela pour plusieurs raisons.

    Même si le jeu a eu le droit à un boost dans sa version PS4 disponible via le game boost sur PlayStation 5 avec du 60fps et une amélioration graphique indéniable, on voit ici une version sur vitaminée. C’est fin, encore plus détaillé et vivant qu’auparavant. Les panoramas gagnent en beauté tout comme les différents protagonistes amis comme ennemis. Quel plaisir de revivre les aventures de Jin bercé par le vent et la météo fluctuante. Les équipes de Sucker Punch ont réussi à polir leur bébé en utilisant les capacités de la bête.

    Le 60fps en 4K est encore plus appréciable et les temps de chargements déjà très rapides à l’époque sont inexistants aujourd’hui grâce au SSD de la PlayStation 5. On y prend goût ! Quel pied de ne plus avoir un avion de chasse à côté de soi pour profiter du jeu !

    La technique continue à nous émerveiller avec une synchronisation labiale exclusive à la PlayStation 5 lorsque le jeu est en japonais. Personnellement, je suis resté avec la version française qui reste excellente même dans l’extension nous emmenant sur Iki.
    L’audio 3D est également de la partie et permet de profiter d’une immersion intense.
    La DualSense est mise à contribution et propose des vibrations réalistes dans toutes les situations comme à cheval ou lorsque l’on utilise son arc ou encore en utilisant le grappin.
    Vous l’aurez compris, le jeu est d’une qualité folle.

    Outre le gab technique propre à la PlayStation 5, le jeu d’origine composé de trois actes se dotent d’une nouvelle destination, accessible à la fin de l’acte 2, l’île d’Iki. En plus de ce bout de terre, voisin de l’île de Tsushima, cette extension offre un nouveau pan scénaristique où Jin n’est pas le héros sauveur de la trame principale (bien au contraire). On en apprend plus sur les relations avec son père biologique et quelques éléments de l’enfance de Jin qui l'ont conduit à devenir ce qu’il est. On obtient ainsi plus de profondeur dans le personnage. Occasion également de faire connaissance avec de nouveaux personnages et d’en retrouver d’autres.

    Iki est une île plus exotique où la faune et la flore sont uniques. Chats, singes, cerfs majestueux remplacent nos chers renards. Ces belles rencontres sont également le lieu pour que Jin se remémore des souvenirs avec sa mère tout en jouant un air de flûte (un peu à la manière de Guitar Hero) pour les attirer.

    En plus de la trame principale à découvrir, des quêtes annexes et lieux à trouver sont proposés. Comptez 4h pour terminer rapidement l’extension et environ le double pour tout découvrir.

    Quelques nouveautés appréciables sont disponibles comme la possibilité de cibler les ennemis, un reproche que nous avions fait lors de notre premier test.
    Notre cheval peut dorénavant via la touche L1, charger les ennemis pour les renverser voir les tuer. Les chamans viennent grossir les rangs des Mongols et boostent l’infanterie en défense comme en attaque. Un conseil, il est préférable de s’en débarrasser rapidement.

    Un set d’armure exclusif est à dénicher via les récits mythiques et les défis d’archerie sont disséminés aux quatre coins d’Iki. Jin peut également récupérer des consommables stockés sur son fidèle destrier dans des sacoches.

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    La profondeur de champ est incroyable

     




    Test Ghost of Tsushima Director’s Cut - 10 minutes de lecture