Note du test 7/10En conclusion :

Rustler met en avant le fait d’être un GTA-like sauce médiéval, mais ceci est partiellement vrai puisque la liberté d’action est bien là mais reste néanmoins assez limitée. Nous ne sommes évidemment pas devant une production Rockstar mais Rustler a de quoi nous amuser avec un gameplay simple et surtout de l’humour bien gras que l’on retrouve dans les dialogues et les comportements de notre personnage et des PNJ. Certaines quêtes (principales et secondaires) resteront mémorables mais certains bugs pourraient ternir un peu votre aventure tout comme des combats assez pénibles surtout à mains nues. Le jeu de Jutsu Games propose suffisamment de choses pour se faire une place parmi les multitudes de titres qui sortent en ce moment. Un bon moment plein d’humour, à vous de choisir.

Les plus

Plein d’humour graveleuse (qui ne plaira pas à tous)
Des quêtes bien souvent mémorables
La bande son de nos bardes modernes
Du GTA like dans une autre époque qui fait plaisir
Plein de références à la pop culture

Les moins

Les combats pénibles (surtout mains nues)
Quelques bugs (de quêtes surtout)
Pas de vrai doublage, juste des "argnagnaglagna" marrants mais vite saoulant
Ca manque un peu de vie

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    rédacteur
    Fourcherman


  • ps5

    Rustler
    Editeur : Modus Games
    Développeur : Jutsu Games
    Genre : Action | Combat
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 31 août 2021
    Trophées : Oui
    Prix de lancement : 29,99 €
    Support

    Disponible aussi sur : ps4

    Test Rustler

    Publié le jeudi 02 septembre 2021 à 18h03 par Fourcherman
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    Oyez braves gamers ! Rustler est un jeu d’action en vue de dessus style GTA-like (GTA 2 plus précisément), sauce médiévale. C’est Modus Games qui gère l’édition du jeu, lui-même développé par le studio Jutsu Games, il est disponible depuis le 31 août au prix très abordable de 29,99€.
    Que vaut cette aventure de bandit en plein Moyen Age ?

     

    Montjoie ! Saint Denis ! Que trépasse si je faiblis !


    Vous incarnez Guy, un paysan "bad guy" qui veut tout tenter pour changer son destin en remportant le Grand Tournoi qui apportera richesse au vainqueur. Cependant partir de rien et surtout d’une grosse cuite promet de ne pas rendre la chose très aisée. Notre anti-héros va devoir commettre un tas de méfaits pour espérer changer son destin.

    La grande force de cette histoire s’appuie sur son humour burlesque inspiré des Monty Python (groupe d’humoristes des années 60-70) ou encore des inspirations comme les Visiteurs ou encore Kaamelott. Alors si vous êtes plutôt beau parleur, que les déjections vous dégoûtent ou encore que les pets et les rots vous rebutent, il y a de fortes chances que Rustler ne vous plaise pas. Pour ma part voir un jeu osé de l’humour bien gras, c’est toujours un plaisir surtout quand le tout est bien amené et colle parfaitement au genre et l’époque. Et ce n’est pas certaines quêtes (principales et secondaires) mémorables qui viendront noircir ce constat, on se marre avec toutes ces conneries et choses absurdes à réaliser.

    Notre Guy va se retrouver dans des situations parfois bien cocaces, il lui faudra se déguiser en la mort pour effrayer des mauvais payeurs ou encore s’accoutrer comme une femme. Une mission nous demandera d’aller récupérer une vache, de la mener à coups de bâton jusqu’au boucher pour qu'elle finisse en steak, une autre mission nous emmènera à la quête du Graal qui finalement n’est pas le Graal comme on l’entend mais tout autre chose… Vous l’aurez compris, on ne s'ennuie pas dans Rustler, la variété des missions et la dérision nous font passer de bons moments.

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    Mais monsieur Guy, pas avec votre poncho !


    Rustler se déroule dans un open-world de taille modeste mais suffisant pour ce que le jeu a à nous proposer. Évidemment pas de fast-travel au moyen-âge, on utilise ses jambes ou les chevaux/carrioles pour se rendre aux différents objectifs ou tout simplement s’amuser dans cet univers de gueux ou les gens balancent leur seau d'excréments par la fenêtre, vomisse dans les rues tandis que Guy pète et rote sur commande d’une simple pression de la flèche bas.
    Si on peut reprocher à cet open-world un manque de vie par rapport à ce que l’on peut connaître dans le genre, il n’en est pas moins intéressant à découvrir. Quelques rencontres, découvertes, collectibles se dresseront sur votre chemin.
    Pour se repérer, une carte est disponible d’une simple pression du stick gauche et permet de voir les différents objectifs en cours ou les bouts de cartes révélés/non révélés. Toute la map n’est pas disponible en début d’aventure, il faudra avancer dans l’histoire et les missions secondaires pour accéder à la seconde zone.

    Notre héros dispose tout d’abord de ses points mais trouvera de quoi en découdre au fil de son aventure : bouclier, arbalète, épée, lance, hallebarde, faux, simple branche… Certaines sont redoutables comme la hallebarde et laissent peu de chance aux adversaires bien souvent les soldats "flics" qui ne tarderont pas à vous courser lorsque vous commettez des méfaits. Une jauge de niveau de recherche façon GTA apparaît quand Guy enchaîne les mauvais coups et pour échapper à vos poursuivants il faudra soit cavaler le plus possible soit passer par la boutique "Pimp a horse", ici aussi un élément de gameplay repris de GTA.

    Rustler est tellement décalé que l’on retrouve des éléments modernes dans des éléments totalement anciens, les chevaux des gardes disposent par exemple d’un gyrophare, tandis que les calèches en marche arrière laissent entendre un bip de recul. On retrouve également des tags modernes un peu partout avec des "FUCK THE KING" par exemple. Les bruitages, vous l’aurez compris possèdent également leur dose d’humour graveleuse mais c’est sans compter les bardes qui jouent de la luth avec des rythmes/musiques modernes et qui excellent dans le BeatBox. Tous ces éléments font sourire et apportent un vrai plus au jeu qui ne cessent de nous surprendre.

    Techniquement le jeu est développé avec le moteur Unity et ressemble avec sa vue de dessus à un Desperados 3, Rustler n’est pas une vitrine technique mais propose un chouette rendu, de bonnes animations et une bande son ultra fun qui ne pèche que par ses voix en espèce de grognements plutôt drôles au premier abord mais à la longue assez agaçants.

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    Test Rustler - 3 minutes de lecture