Note du test 8.5/10En conclusion :

Death’s Door fait partie des petites pépites indés qu’on aime découvrir. Doté d’une histoire bien menée qui donne envie d’aller jusqu’au bout, des personnages attachants et une direction artistique de grande qualité, le jeu d’Acid Nerve a de quoi plaire à beaucoup de joueurs. Alors si les énigmes ne sont pas un grand obstacle à la progression, il n’en est pas vraiment de même au niveau des combats, si vous êtes plutôt du genre à aimer la facilité, il se peut que la difficulté de certains passages puisse vous rebuter. Cela dit pour 20€ et un peu plus d’une dizaine d’heures si vous voulez explorer le jeu de fond en comble, il serait dommage de s’en priver.

Les plus

La direction artistique
Une histoire autour de la mort et la vie bien menée
La bande son mélodique et mélancolique
Les personnages rencontrés
Des donjons agréables à explorer avec un level-design bien pensé
Des combats exigeants ...

Les moins

… qui peuvent en rebuter certains
Une petite carte aurait été appréciable
Une fois mis de côté (même quelques jours), difficile de se rappeler quoi faire

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    rédacteur
    Fourcherman


  • ps5

    Death's Door
    Editeur : Devolver Digital
    Développeur : Acid Nerve
    Genre : Action | Aventure
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 23 novembre 2021
    Trophées : Oui
    Prix de lancement : 19,99 €
    Support

    Disponible aussi sur : ps4

    Test Death's Door

    Publié le vendredi 03 décembre 2021 à 14h01 par Fourcherman
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    Le studio Acid Nerve (Titan Souls) revient avec sa nouvelle création : le bien nommé Death’s Door. Ce dernier profite d’une sortie sur PlayStation 4 et PlayStation 5 après avoir été remarqué au mois de juillet dernier dès sa sortie sur PC et XBOX. Une réussite que l’on constate aisément en voyant le 85 sur Metacritic. Sauf que pour nous joueurs Sony, ce jeu nous était encore inconnu avant le 23 novembre dernier.
    Chez PSMag, on aime les pépites indépendantes depuis bien longtemps et on en cherche chaque mois entre les dizaines et dizaines de sorties JV.

    Test réalisé sur PS5

     

    Le faucheur approche


    Dans Death’s Door, vous incarnez un corbeau qui au début n’a que peu de compétences et d’équipements. En effet notre petit corbeau n’est armé que d’une épée (façon sabre laser) et dispose uniquement d’une capacité de roulade fortement utile pour esquiver les attaques et autres projectiles. Très vite le joueur apprend que notre petit corbeau est un messager de la mort, surnommé "Faucheur", ce dernier travaille pour la commission des Faucheurs qui a pour mission de récupérer les âmes des défunts.
    Un travail classique pour un messager de la mort mais évidemment il y a un “mais”, notre petit corbac va devoir se démener pour récupérer des âmes particulièrement massives.

    Si le scénario peut paraître un peu spécial, cette chasse aux âmes va vite devenir passionnante en jouant avec les thèmes de la mort et de la vie. A ceci s'ajoutent des rencontres vraiment très profondes avec des dialogues parfois tristes mais aussi parfois amusants. Tous les PNJ rencontrés ont vraiment leur style et agrémentent notre périple de la meilleure des façons. Le tout frôle la poésie et nous immerge dans une ambiance bien particulière.

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    Une ambiance aguichante

    Une bonne inspiration


    Le joueur débute son aventure dans le bureau de la Commission qui sert de hub central au jeu. Ce dernier a la particularité d’être en noir et blanc avec quelques légères touches de couleurs sur certains éléments bien précis (comme un portique de sécurité qui affiche une croix rouge au passage de notre corbeau armé). Petit à petit ce hub s'agrémente de portes qui vous mèneront un peu partout dans les zones de jeu, ces portes se débloquent au fil de la progression.
    Vous avez également la possibilité d’améliorer les compétences de votre personnage, force, vitesse, maniement des armes, maniement des sorts. Ces améliorations auront leur importance et il faudra dépenser votre monnaie d’échange (des âmes) avec intelligence et surtout aussi selon votre style.

    On sent la forte inspiration de Zelda dans Death’s Door puisque les zones renferment des Donjons où notre corbeau devra faire office de la force dans des combats parfois bien techniques ou à l’inverse faire marcher sa matière grise pour déjouer les énigmes et donc progresser dans les Donjons. Notons que les énigmes ne sont pas très complexes et il faut vraiment très peu de temps pour deviner comment faire.

    Le fait de progresser dans le jeu va petit à petit ouvrir les possibilités grâce aux nouvelles compétences gagnées : arc, boule de feu, boule puissante et surtout le grappin qui se débloque assez proche de la fin de l’aventure mais qui vous fera vous rappeler les recoins que vous n’aviez pas pu explorer auparavant. C’est grâce au level-design hyper bien pensé que vous pourrez retourner visiter des zones déjà explorées afin d'accéder à l’ensemble des passages secrets ou non.

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    Le hub central du jeu

    Pas si simple que ça d’être un Corbeau


    Vous l’aurez compris, les énigmes/l’exploration ne sont pas un frein à la progression à l’inverse de ses combats qui demeurent assez exigeants, pas forcément dans l’ensemble mais à certains moments. Le jeu paraît tantôt simple mais à l’inverse plusieurs passages nous donnent du fil à retordre voire nous agacent. Pour autant, à force d’essayer on parvient à avancer, exigeant mais jamais insurmontable !
    Un bon mélange d'attaques de mélée, d’esquives et de sorts restent la clé de la réussite dans Death’s Door.

    Le seul point noir qu’on pourrait noter dans l’exploration c’est l’absence de carte ou d’assistance pour savoir où aller. Ceci n’est pas vraiment un frein car le jeu est suffisamment bien pensé pour comprendre avec un minimum de réflexion où aller mais si vous laissez le jeu de côté quelques jours, il devient alors très complexe de se repérer et de se rappeler quoi faire.
    A noter que l’utilisation des pouvoirs à distance (arc, boule de feu, boule puissante) est sans compter une jauge qui diminue à chaque usage et qui se remplit en attaquant les ennemis ou en brisant certains éléments du décor (champignon, glace, tonneaux). Ce système de jauge permet de dynamiser les combats car quoiqu’il arrive il faudra passer par le corps à corps pour défaire vos ennemis.

    Au niveau de la direction artistique, le jeu est une pépite, toujours très beau que ce soit dans ses premiers plans, ou ses arrières plans. Le gameplay est certes exigeant mais tout est très bien pensé pour ne pas rendre le jeu punitif. A ceci s'ajoute une jolie bande son mélancolique qui colle parfaitement à la mission que notre Faucheur a à accomplir. L’histoire, les échanges avec les personnages, tous autant charismatiques les uns que les autres, sont tout autant une réussite.

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    Des environnements magnifiques




    Test Death's Door - 4 minutes de lecture