Note du test 8/10En conclusion :

Endzone : A World Apart est un city builder à la micro gestion poussée à l’extrême qui impressionne. Il y a tellement de choses à faire dans le jeu qu’on aurait pu penser que sur une DualSense, le jeu allait être injouable, et bien c’est tout le contraire. L’interface est excellente et nous permet d’agir toujours très rapidement en cas de besoin. A cette maniabilité de qualité s’ajoute une thématique post-apo rarement utilisée dans le genre et franchement c’est une réussite. On prend plaisir à faire prospérer notre cité dans une Terre dévastée. La seule vraie ombre au tableau est la possible lassitude qui viendra au fil du temps.

Les plus

De la gestion aux petits oignons
La prise en main avec la DualSense, chapeau !
La thématique post-apo par souvent présente dans le genre
La variété des bâtiments
La multitude de choses à gérer
Les différentes ressources
L’importance de la chaîne de production, un maillon faible peut tout changer
Plutôt joli
Une interface bien chargée mais très bien pensée

Les moins

Risque de lasser
Les bâtiments compliqués à reconnaître
On aurait pu espérer des temps de chargement un peu plus courts sur PS5

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    rédacteur
    Fourcherman


  • ps5

    Endzone - A World Apart: Survivor Edition
    Editeur : Assemble Entertainment
    Développeur : Gentlymad Studios
    Genre : Stratégie
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 19 mai 2022
    Trophées : Oui
    Support


    Test Endzone - A World Apart: Survivor Edition

    Publié le vendredi 10 juin 2022 à 07h59 par Fourcherman
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    La PlayStation 5 a accueilli le 19 mai dernier un nouveau jeu de stratégie en temps réel signé Gentlymad Studios, j’ai nommé : Endzone : A World Apart: Survivor Edition. Ce dernier est déjà disponible sur Steam depuis un moment et a été très bien accueilli par les joueurs et les critiques. Cette édition un peu spéciale, d’une part car complètement repensée pour le jeu à la DualSense mais aussi par le fait qu’elle contient le premier DLC intitulé “Prosperity”. Porter des jeux de stratégie en temps réel sauce City Builder demeure un exercice périlleux pour les développeurs tant le couple clavier/souris vient souvent à manquer. Cela dit des succès ont déjà vu le jour sur PlayStation comme Tropico 6, Frostpunk, Iron Harvest ou l’incroyable The Riftbreaker.
    Alors qu’en est-il de Endzone ? Et bien réponse dans notre test.

     

    Il est temps que la vie reprenne


    L’action d’Endzone : A World Apart prend place dans un monde post-apocalyptique, la Terre a été ravagée par une catastrophe nucléaire (petite pensée à la licence Metro) et il est temps pour le peu de survivants, abrités sous terre depuis 150 ans (ouais quand même) de refaire surface et de reconstruire dans un monde qui reste hostile, dans un monde totalement déréglé, dans un monde où les humains vont revenir toujours aussi co... qu’avant à vouloir toujours se croire plus forts.
    En gros rien de bien nouveau dans un monde post-apo, des hommes toujours destructeurs, hostiles, envieux envers les autres mais à ça s’ajoute une terre où la radiation à encore une place importante et les catastrophes climatiques qui s'amplifient. Bref on se demande s' ils n’auraient pas dû rester sous terre nos petits péons. Cela dit si on fait le parallèle avec la pandémie que l’on a connu (le passé pourrait revenir mais pour le moment nous sommes dans une période un peu plus paisible) et le monde d’après que certains imaginaient différents après les moultes confinements, n’a pas vraiment changé … et bien comme dans Endzone, il y a toujours des hommes mauvais qui ne laissent pas beaucoup de répit. L’heure est donc à la reconstruction et il va falloir bosser dur.

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    L'homme reprend du terrain

    Revivre mais encore survivre


    Bien heureusement les développeurs d’Endzone ne nous laissent pas reconstruire notre monde sans un apprentissage en bonne et due forme, pour cela le jeu propose des tutoriels. Alors pour le coup il est intéressant d’en lancer au moins un pour comprendre les mécaniques du jeu et son gameplay mais ils sont vraiment très longs (ce qui est plutôt logique tant il y a de choses à faire dans le jeu), pour ma part je me suis arrêté au premier tutoriel pour enchainer sur le mode survie permettant d’apprendre également mais avec à peu près toutes les libertés grâce à tous les paramétrages possibles.
    Un mode scénario proposera une approche légèrement différente avec une ligne directrice dans chaque mission. Cependant le point de départ reste le même alors que les objectifs à atteindre varient. Il aurait été intéressant de commencer certaines missions à des moments différents car au final l’évolution de votre colonie devra se faire sur les bases des ressources et de vos efforts pour agrandir votre peuple. Cela dit, il y a une fin de prévue pour chaque mission, ce qui n’est pas le cas pour la survie qui peut vous faire passer des dizaines d’heures sur la même partie.
    Heureusement, l'ambiance post-apocalyptique ajoute un joli point fort à l’ensemble et on se plaira quel que soit le mode à vouloir développer notre communauté au maximum tout en tentant de rendre heureux les habitants. Et c’est évidemment donnant/donnant, plus ceux-ci seront heureux de vivre et d'œuvrer pour le bien de la communauté, plus ils se hâteront aux différentes tâches. Dans tous les cas, vivre dans son nouveau monde dévasté et enclin à des catastrophes ne sera pas une partie de plaisir.

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    Evitons de nous rendre au cimetière

    De la gestion en veux tu en voilà !


    Entrons dans le cœur du sujet, car Endzone est avant tout un jeu de gestion et ce dernier est impressionnant. La micro gestion est aux petits-oignons !
    Si les parties peuvent prendre des orientations parfois différentes au fil du temps et votre façon de gérer, le point de départ reste toujours le même, vous vous retrouvez en surface avec une espèce de vieux camping-car qui vous sert de base de départ, vous vous retrouvez en faible effectif et le travail peut commencer.
    Dans un premier temps il faudra construire de quoi répondre aux besoins primaires qui sont boire et manger, pour cela des zones d’eau pourront être exploitées ou l’eau de pluie récupérée avec différentes structures, il faudra ensuite pouvoir se nourrir et il y aura de quoi faire entre champs, serres, cabane de pêche, cabane de chasses, cueillette. Sachant que les cultures seront de plus en plus variées au fil du temps.
    Une fois nos habitants hydratés et rassasiés, il faudra penser à les loger puis aux ressources qui viendront rapidement à manquer si rien n’est fait. On commence par le bois, les débris à recycler, le charbon, le métal pour finir avec du ciment et tout un tas de ressources qu’il n’est pas utile de lister ici. Évidemment ces dernières serviront à confectionner pas mal de choses primordiales à la survie comme des équipements de protection aux radiations ou encore des outils de bonne qualité pour augmenter les rendements.
    Chaque activité nécessite d’affecter de la main d'œuvre : pêcheur, fermier, tailleur, explorateur, médecin, bûcheron, porteur d’eau, chasseur, professeur, chercheur, ingénieur, mineur, croque-morts … Des métiers il y en a à la pelle et il faudra veiller à toujours bien affecter les nouveaux venus (car oui nos habitants se reproduisent assez vite et parfois des colons peuvent venir renforcer vos rangs), pour cela on pourra compter sur l’interface extrêmement bien pensée pour aller dans le menu de répartition des tâches très rapidement.
    On dispose dans ce même menu, en plus du choix des constructions, de la recherche qui permet de débloquer toujours plus de bâtiments (de plus en plus efficaces pour augmenter le rendement ou pour ajouter toujours plus de confort à nos colons), de l’exploration qui permettra d’envoyer nos explorateurs à travers la map afin de visiter des lieux en ruine propices à la découverte de ressources ou mieux encore de nouvelles graines ou point de recherche. Il sera également possible de publier des décrets (un peu à la façon Tropico) ou de commercer avec d’autres survivants demeurant plus loin.

    Tout ceci est décrit assez sommairement tant chaque bâtiment, chaque métier, chaque action possèdent de la micro gestion. Chaque ressource est essentielle et dès qu’il y a un maillon faible, c’est toute la chaîne qui peut en pâtir et mener vos compatriotes au cimetière.
    Très honnêtement, les développeurs ont poussé la gestion à un niveau très haut, on peut parfois s’y perdre même si grâce à l’interface très bien pensée, on parvient bien souvent à s’en sortir. Dans tous les cas, on ne peut jamais rester inactif devant notre cité prospère, il y a toujours à faire.
    La variété des bâtiments, des ressources, des choses est donc un gros point fort mais on regrette parfois un manque de lisibilité du fait du manque de différences sur certains bâtiments, il faudra bien réfléchir à l’agencement pour s’y retrouver d’autant plus que la surface occupée de notre ville peut devenir parfois vraiment très étendue.

    Pour finir, un petit mot sur la technique. Vous l’aurez compris, l'interface utilisateur est très bien pensée et on n’a aucun mal à tout gérer manette en mains. Le jeu est assez joli et ne souffre d'aucun ralentissement. On aurait peut-être pu avoir des temps de chargement un peu moins longs mais je chipote là. La musique quant à elle ne varie pas suffisamment et devient vraiment lassante lors de longues sessions.
    Dans tous les cas, Endzone est une vraie réussite dans le genre city-builder et je ne peux que vous le conseiller.

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    Le climat ne nous fera pas de cadeau




    Test Endzone - A World Apart: Survivor Edition - 6 minutes de lecture