Note du test 7/10En conclusion :

Styx: Blades of Greed poursuit l’évolution de la série sans trahir son identité. Plus vaste, plus vertical et plus ambitieux dans sa conception, il offre une infiltration dense et exigeante, fidèle à l’ADN de la licence. Mais cette ambition s’accompagne d’imperfections techniques marquées, notamment dans la gestion de la lumière et la stabilité générale. Côté son et dialogues, l’ambiance immersive et le doublage correctement dirigé contribuent à donner du relief à l’univers, même si cela n’efface pas tous les points faibles. Le jeu s’adresse avant tout aux amateurs de furtivité méthodique prêts à accepter quelques lacunes techniques en échange d’une véritable liberté d’approche. Styx: Blades of Greed reste assez plaisant à jouer et si vous aimez la licence et plus particulièrement l'infiltration, il serait dommage de passer à côté.

Les plus

Level design vaste, vertical et riche en itinéraires alternatifs
Une plus grande liberté d’approche dans les missions
Furtivité exigeante et gratifiante pour les joueurs patients
Personnalité toujours marquée de Styx et ton cynique réussi

Les moins

Bugs techniques notables, notamment sur les effets de lumière
Problèmes d’ombres et scintillements pouvant gêner l’infiltration
IA bien souvent dans les choux
Structure des missions répétitives
Narration peu marquante
Le prix au lancement 50€

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    rédacteur
    Fourcherman


  • ps5

    Styx: Blades of Greed
    Editeur : NACON
    Développeur : Cyanide-Studio
    Genre : Action | Infiltration
    Etat du jeu : Jeu non disponible
    Date de sortie : 19 Février 2026
    Trophées : Oui
    Support


    Test Styx: Blades of Greed

    Publié le Mercredi 18 Février 2026 à 14:04 par Fourcherman
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    C'est ce 19 février 2026 que marque le retour du gobelin le plus connu du jeu vidéo avec Styx: Blades of Greed. Troisième épisode, développé par les français de Cyanide, d’une licence devenue référence pour les amateurs d’infiltration exigeante, ce nouvel opus entend moderniser la formule sans renier son identité. Au programme, un monde plus vaste, une verticalité accrue et des nouvelles capacités : Styx revient avec des ambitions affirmées. Mais ce nouvel épisode parvient-il à conjuguer évolution et fidélité à ses racines ?

     

    Une saga qui se construit depuis bientôt 12 ans


    La série avait posé ses bases en 2014 avec Styx: Master of Shadows, qui installait un univers sombre et une approche radicale de la furtivité : ici, l’affrontement direct était rarement une option viable. Le joueur devait observer, contourner et exploiter chaque faille de l’environnement. L’identité du personnage, cynique et lucide, participait fortement à l’atmosphère singulière du jeu.

    Avec Styx: Shards of Darkness (en 2017), la formule gagnait en ampleur. Les environnements devenaient plus ouverts, les possibilités d’approche se multipliaient et la narration prenait davantage d’espace, sans transformer en profondeur la structure globale.

    Dans Blades of Greed, l’intrigue s’articule autour du Quartz, une ressource convoitée qui alimente rivalités et ambitions. Styx évolue dans cet univers instable avec opportunisme, exploitant les tensions entre factions pour servir ses propres intérêts. Le récit reste volontairement en retrait, laissant la priorité au gameplay, mais conserve le ton mordant qui fait le charme du personnage.

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    Des cinématiques correctes où l'on apprécie retrouver l'humour caustique de nore gobelin

    De l'infiltration plus libre dans des environnements plus vastes


    La principale évolution de ce troisième épisode réside dans son architecture semi-ouverte. Les niveaux sont vastes, superposés et interconnectés. Toits, balcons, galeries et passages dissimulés multiplient les itinéraires possibles. La verticalité devient un véritable outil stratégique : observer d’en haut, contourner par les hauteurs ou disparaître dans l’obscurité sont des choix pleinement intégrés au level design.

    Les capacités de Styx enrichissent encore ces possibilités. Mobilité accrue, pouvoirs magiques revisités et interactions plus nombreuses avec l’environnement favorisent l’expérimentation. Chaque mission peut être abordée de différentes manières, renforçant la liberté d’approche et la rejouabilité.

    Cependant, cette ouverture révèle aussi certaines limites. Sur la durée, la structure des objectifs tend à se répéter, et le rythme peut s’étirer lorsque les situations manquent de renouvellement. L’expérience reste solide et gratifiante pour les amateurs du genre, mais elle demande un réel investissement pour éviter l’essoufflement.

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    Le Zeppelin sera votre hub central

    Une technique qui casse un peu le plaisir malgré le passage à l'Unreal 5


    Visuellement, le jeu affiche son ambition. Les environnements sont plus détaillés, plus denses, et la gestion de la lumière joue un rôle central dans l’ambiance. Les contrastes entre zones éclairées et ombres profondes participent pleinement à la tension propre à l’infiltration.

    Toutefois, des problèmes techniques notables viennent ternir l’ensemble. Plusieurs bugs affectent directement les effets de lumière : scintillements inhabituels, ombres qui apparaissent ou disparaissent brutalement, incohérences dans l’affichage des zones censées être dissimulées. Dans un jeu où la lecture de la lumière conditionne la réussite d’une infiltration, ces dysfonctionnements peuvent perturber l’expérience.

    À cela s’ajoutent des textures qui se chargent tardivement, des baisses de fluidité dans les zones chargées et une intelligence artificielle parfois imprévisible. Certains comportements ennemis manquent de cohérence, ce qui peut casser l’immersion ou générer des situations frustrantes. Rien d’insurmontable, mais l’accumulation de ces défauts empêche le jeu d’atteindre la finition qu’on pouvait espérer.

    L’accompagnement sonore de Styx: Blades of Greed participe pleinement à l’ambiance du jeu. La bande-son se veut discrète mais efficace, renforçant les moments de tension sans jamais prendre le pas sur le gameplay. Les compositions s’adaptent aux situations, laissant parfois place au silence pour souligner l’importance de chaque pas furtif ou du moindre craquement de plancher, ce qui enrichit l’immersion globale.Le doublage en anglais se distingue par une qualité généralement solide : les voix donnent vie aux personnages et contribuent à renforcer leur personnalité, notamment celle de Styx, dont le sarcasme et l’ironie restent des traits marquants. Il existe également des versions sous-titrées en français, ce qui permet à un public plus large de profiter du contenu sans perdre d’informations importantes. Cependant, l’intonation ou la mise en scène de certains dialogues peuvent parfois manquer de naturel ou d’impact dramatique, surtout dans les séquences narratives plus longues.

    Des correctifs sont attendus pour stabiliser l’ensemble, et l’expérience pourrait sensiblement s’améliorer avec des mises à jour post-lancement. En l’état, le cœur du gameplay reste solide, mais l’habillage technique ne suit pas suffisamment malgré un passage à l'Unreal Engine 5. Le jeu aurait pu clairement être encore meilleur avec de meilleures finitions, n'oublions pas que nous ne sommes pas aux commandes d'un triple A mais du production modeste française. On sent tout de même que l'équipe de Cyanide se donne pour faire évoluer la licence.

    Ceci dit ce troisième épisode voit son prix grandir considérablement (50€) et c'est peut être ce point qui pourra en freiner plus d'un.

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    Styx reste le maitre de l'infiltration




    Test Styx: Blades of Greed - 4 minutes de lecture