Note du test 8.5/10En conclusion :

J'attendais forcément beaucoup de cette suite et Control Resonant réussit à retrouver ce qui faisait le charme du premier épisode sans simplement chercher à le reproduire. Le changement de protagoniste fonctionne, l'Aberration offre un système de combat nerveux et suffisamment modulable pour expérimenter, tandis que les différentes capacités de Dylan rendent aussi bien les déplacements que les affrontements particulièrement dynamiques. J'ai surtout retrouvé ce que j'aime chez Remedy : une direction artistique superbe, un univers fascinant, une OST extrêmement solide et cette manière bien particulière de mettre en scène son monde. Manhattan et sa structure semi-ouverte apportent également une vraie évolution à la formule. Tout n'est pas parfait pour autant. Les affrontements deviennent parfois difficiles à lire lorsque les effets et les ennemis s'accumulent, et la réapparition régulière des adversaires finit par provoquer quelques combats dont je me serais volontiers passé. Mais lorsque tout s'aligne, que Dylan traverse le champ de bataille, enchaîne les éliminations et utilise l'Aberration pour pulvériser ce qui lui passe sous la main, difficile de ne pas prendre son pied. Control Resonant possède cette folie propre à Remedy. Une suite qui fait évoluer la formule du premier Control sans renier son identité, portée par un Manhattan magnifique, un gameplay grisant et un univers dans lequel j'ai encore une fois pris énormément de plaisir à me perdre.

Les plus

Un lore et un univers toujours aussi aguicheurs
Un Manhattan magnifique
Un monde semi-ouvert réussi
Une direction artistique made in Remedy
Une bande-son solide
Un gameplay nerveux et grisant

Les moins

Des combats parfois difficiles à lire
Peut-être un peu trop d'affrontements, notamment à cause de la réapparition des ennemis

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    rédacteur
    Pilou


  • ps5

    Control Resonant
    Développeur : Remedy
    Genre : Action | Aventure
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 24 Septembre 2026
    Trophées : Oui
    Support


    Test Control Resonant

    Publié le Mardi 29 Septembre 2026 à 21:27 par Pilou
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    Il y a des univers que l'on reconnaît presque instantanément. Une ambiance, une musique, une architecture improbable et cette sensation permanente que quelque chose ne tourne pas rond. Control et Alan Wake faisaient clairement partie de ceux-là et avec Control Resonant, Remedy nous replonge dans cet univers si particulier, cette fois aux commandes de Dylan Faden.
    Avant même de nous laisser véritablement jouer, le titre prend d'ailleurs le temps de proposer un résumé des événements de Control. Une bonne manière de se rafraîchir la mémoire avant de repartir dans cette histoire qui fait directement suite au premier épisode.
    Et il ne faut pas attendre bien longtemps avant que Remedy commence à faire du Remedy. Une superbe introduction, une OST qui donne immédiatement le ton et cette direction artistique si caractéristique du studio. Après Alan Wake 2 et le premier Control, difficile de se tromper sur l'identité du jeu.

    Bienvenue dans Control Resonant.

     

    Dylan Faden entre en résonance


    Cette fois, nous incarnons donc Dylan Faden, le frère de Jesse, également connu sous le nom de P6 dans le premier Control.
    Le début de l'aventure fait naturellement office de didacticiel et introduit progressivement les possibilités de Dylan, mais surtout sa nouvelle arme : l'Aberration.
    Et la première chose que nous demande le jeu est justement de choisir sa forme.

    Frappe, glaive, hachoir… plusieurs possibilités sont proposées avec leurs propres caractéristiques, jouant notamment sur les dégâts ou encore les chances de coups critiques. L'Aberration devient rapidement le cœur du gameplay et peut prendre différentes formes en fonction de notre façon de jouer.
    Le système de combat repose sur une base assez simple. Carré permet d'effectuer les attaques classiques tandis que Triangle déclenche les attaques plus puissantes, avec plusieurs armes disponibles pour construire ses enchaînements.

    Mais comme souvent chez Remedy, ce sont toutes les possibilités qui viennent progressivement se greffer autour de cette base qui rendent les affrontements beaucoup plus intéressants.

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    Dylan a la classe !

    Dylan n'a pas vraiment les pieds sur terre


    Dylan est particulièrement mobile.
    On peut sauter, effectuer un double saut, planer ou encore courir, ce qui donne rapidement beaucoup de verticalité aux affrontements comme à l'exploration.
    Cette mobilité devient indispensable tant les combats peuvent rapidement partir dans tous les sens.
    Control Resonant introduit également des capacités de combat capables d'infliger de lourds dégâts et de la Faiblesse aux ennemis. De nouvelles capacités peuvent être obtenues en éliminant certains Résonants disséminés dans le monde.
    Mais impossible d'en abuser indéfiniment.

    Ces pouvoirs consomment une ressource qu'il faut ensuite régénérer en attaquant les ennemis au corps à corps. On se retrouve donc régulièrement à jongler entre attaques, capacités et déplacements pour maintenir la pression.
    Les ennemis disposent également d'une jauge de Faiblesse jaune. Une fois celle-ci remplie, Dylan peut effectuer une exécution.
    Et quand tout s'enchaîne correctement, le système de combat devient franchement grisant.

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    Dylan excelle dans les déplacements

    Une machine à éliminations… jusqu'à l'erreur


    Il y a quelque chose de particulièrement satisfaisant à enchaîner les éliminations avec L3.
    Quand on maîtrise ses capacités, que les attaques s'enchaînent et que Dylan passe rapidement d'un adversaire à l'autre, Control Resonant procure de vraies sensations de puissance.
    Mais il ne faut pas pour autant se croire invincible.
    Une mauvaise gestion des compétences ou de sa barre de vie peut très rapidement nous faire passer de vie à trépas. Certains boss disposent d'ailleurs de différents paliers permettant de récupérer de la santé au cours de l'affrontement.

    Les ennemis possèdent également des niveaux et lorsqu'un crâne apparaît à côté de l'un d'eux, mieux vaut savoir dans quoi on s'engage : on se retrouve face à un adversaire particulièrement puissant.
    Cette nervosité a toutefois son revers.
    Lorsque plusieurs ennemis, pouvoirs et effets visuels se retrouvent simultanément à l'écran, les combats peuvent devenir assez difficiles à lire. On comprend parfois davantage que l'on vient de prendre cher qu'on ne comprend réellement d'où est venue l'attaque.
    Et à force d'enchaîner les affrontements, un autre problème apparaît : la réapparition des ennemis peut donner l'impression qu'il y a parfois un peu trop de combats.
    J'adore me battre dans Control Resonant, mais j'aurais parfois aimé que le jeu me laisse simplement profiter de son monde.

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    Voici le premier Resonant du jeu

    L'Aberration au cœur de la progression


    Le système de progression permet heureusement de faire évoluer assez largement notre manière de combattre.
    Les Talents permettent notamment d'améliorer les formes primaires et secondaires de l'Aberration ainsi que les fins de combo. On peut ainsi progressivement spécialiser l'arme de Dylan et adapter certaines attaques à sa façon de jouer.
    Les capacités, talents et améliorations ne sont pas non plus gravés dans le marbre.
    Pendant les passages dans l'Intervalle, il est possible de modifier sa configuration grâce à des objets de réinitialisation. Des terrains d'entraînement sont également présents afin d'essayer différentes possibilités avant de repartir au combat.
    Une très bonne idée pour expérimenter sans avoir à se jeter directement au milieu d'une dizaine d'ennemis.

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    Le jeu possède une DA éblouissante

     

    Manhattan selon Remedy


    Si les combats prennent une place importante, Control Resonant ne serait évidemment pas un Control sans son univers.
    Et sur ce point, Remedy ne déçoit pas.
    La direction artistique est excellente et reste dans la droite lignée du premier Control et d'Alan Wake 2. Le studio possède désormais une identité visuelle immédiatement reconnaissable et il continue ici à jouer avec les architectures, les lumières et les mises en scène.

    Cette patte se retrouve jusque dans les transitions entre les lieux, avec d'immenses noms qui viennent s'afficher directement à l'écran et habiller la scène. Un effet très cinématographique qui fonctionne particulièrement bien et renforce encore l'identité visuelle du jeu.

    Mais le changement majeur vient cette fois de Manhattan et de sa structure semi-ouverte.

    L'exploration prend davantage de place et certaines tours de cartographie permettent de révéler progressivement la carte d'une zone. On retrouve alors des quêtes principales, des missions secondaires mais également les fameux Résonants à localiser et éliminer.
    Cette structure fonctionne particulièrement bien avec l'univers de Control. On conserve cette impression permanente de ne pas vraiment savoir ce qui nous attend derrière la prochaine porte, tout en profitant d'espaces plus ouverts.
    Et surtout, Manhattan est magnifique.
     

    Toujours cette envie d'aller voir derrière la porte

    L'exploration ne consiste heureusement pas simplement à suivre une icône sur une carte.
    Certaines petites mécaniques viennent régulièrement casser le rythme. J'ai notamment apprécié les sortes de jeux de relais, où il faut charger l'Aberration en électricité avant de rejoindre le plus rapidement possible un autre relais.

    Réussir permet alors d'activer un mécanisme, d'ouvrir une porte ou d'accéder à une zone secrète.
    Ce ne sont pas forcément des mécaniques incroyablement complexes, mais elles fonctionnent bien dans cet univers où l'on a constamment envie de regarder ce qui peut se cacher un peu plus loin.
    Le jeu reste malgré tout parfois assez avare en informations. Control Resonant n'explique pas toujours énormément de choses, même s'il donne suffisamment d'éléments pour continuer à avancer.
    Mais finalement, est-ce vraiment surprenant pour un Control ?

     

     

     

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    Des ennemis aux patterns variés

    Un lore toujours aussi fascinant


    Car derrière les combats et l'exploration reste évidemment tout le lore de Control.
    Et c'est probablement encore une fois l'une des plus grandes forces du jeu.
    L'univers est toujours aussi aguicheur et Remedy continue de développer ce monde étrange où paranormal, technologie et phénomènes impossibles semblent parfaitement naturels.
    Les choix de dialogue permettent également d'aller chercher davantage d'informations et donnent une nouvelle occasion de s'imprégner de cet univers.
    Control Resonant ne cherche donc pas simplement à reproduire le premier épisode avec un nouveau personnage. Le passage à Dylan, l'Aberration et cette nouvelle façon d'explorer Manhattan lui permettent de conserver son identité tout en faisant évoluer la formule.

     

    Et cette musique…

    Impossible pour moi de terminer sans revenir sur la bande-son.

    L'OST est folle. Elle accompagne parfaitement les moments plus contemplatifs comme les affrontements et participe énormément à l'identité du jeu. Dès l'introduction, la musique m'a happé et cette qualité se retrouve tout au long de l'aventure.

    Remedy avait déjà montré avec Control et Alan Wake 2 à quel point le son et la musique pouvaient faire partie intégrante de sa mise en scène.
    Control Resonant ne fait pas exception.

     

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    Manhattan by Remedy




    Test Control Resonant - 6 minutes de lecture