En conclusion : Marathon est exigeant. Parfois frustrant. Souvent intense. Mais derrière cette difficulté se cache un shooter particulièrement prometteur. Bungie démontre une nouvelle fois son talent pour créer des sensations de tir irréprochables et des expériences de jeu capables de générer une tension constante. Le potentiel est immense. Et si le suivi du jeu parvient à enrichir l’expérience sur la durée, Marathon pourrait bien s’imposer comme une référence du genre.
Les plus
Les moins


On meurt souvent dans Marathon. Mais c’est précisément pour ça qu’on y revient. Après avoir façonné pendant plus d’une décennie l’univers de Destiny 2, Bungie change radicalement de terrain de jeu. Avec Marathon, le studio revient à une licence historique tout en s’attaquant à un genre particulièrement exigeant : l’extraction shooter. Une proposition plus froide, plus tendue, parfois brutale… mais portée par un savoir-faire qui rappelle immédiatement pourquoi Bungie reste une référence du FPS moderne.
Une formule simple… mais redoutable
Le principe de Marathon est d’une simplicité désarmante.
Entrer dans une zone hostile.
Explorer.
Récupérer du matériel.
Et surtout réussir à s’exfiltrer vivant.
Car dans ce type de jeu, la mort ne signifie pas simplement un écran de défaite. Elle signifie aussi la perte d’une grande partie de l’équipement accumulé.
Et c’est précisément ce qui donne à chaque partie sa tension unique.
La moindre exploration devient un risque calculé. Chaque couloir peut cacher une menace. Chaque bruit peut signaler la présence d’un autre joueur.
Dans Marathon, la paranoïa devient rapidement un réflexe.

J'adore le character design !
Des premières heures déroutantes
Les premières sessions sont parfois brutales. Très brutales même.
On meurt plus souvent qu’on ne s’exfiltre. On perd son équipement. On ne comprend pas toujours ce qui vient de se passer.
Et c’est volontaire.
Marathon ne cherche pas à être immédiatement confortable. Il demande au joueur d’apprendre : les cartes, les zones dangereuses, les routes d’extraction, mais aussi les comportements des autres joueurs.
Petit à petit, les mécaniques deviennent plus lisibles. Les stratégies se mettent en place.
Et soudain, l’extraction réussit.
Ce moment-là est capital : il transforme la frustration initiale en véritable satisfaction.

Bungie maitrise les sensations de FPS
Une progression qui récompense la patience
La progression dans Marathon repose autant sur l’équipement que sur la compréhension du jeu.
Au fil des sessions, on découvre les différentes classes disponibles, leurs capacités spécifiques et leurs approches tactiques. Certaines privilégient la mobilité, d’autres la résistance ou l’efficacité en combat direct.
Le menu, pourtant clair dans sa structure, demande un peu de temps pour être totalement maîtrisé. Gestion de l’inventaire, optimisation du matériel, choix des compétences… tout cela devient progressivement naturel.
Cette montée en compétence fait partie intégrante de l’expérience.
Marathon récompense les joueurs patients.

Allié ou ennemi ?
Bungie n’a rien perdu de son talent
Si le jeu fonctionne aussi bien manette en main, c’est avant tout grâce à l’expertise de Bungie dans un domaine précis : les sensations de tir.
Depuis des années, le studio s’est imposé comme une référence en matière de gameplay FPS. Et Marathon le confirme immédiatement.
Les armes possèdent un poids, une personnalité. Les tirs sont nets, précis. Les impacts sont parfaitement lisibles.
Chaque duel devient un moment de tension pure.
On retrouve ici une partie de l’ADN qui faisait déjà la force de Destiny. Mais dans un contexte beaucoup plus risqué.
Car dans Marathon, chaque erreur peut coûter cher. Il faudra encore quelques ajustements mais on fait confiance à Bungie pour améliorer l’expérience.

En escouade, avec des amis c'est carrément fun
Exploration, loot et tension permanente
Explorer permet de récupérer de l’équipement, des ressources et des améliorations. Mais chaque minute passée dans la zone augmente aussi les risques de croiser d’autres joueurs.
Cette tension constante transforme les déplacements les plus anodins en décisions stratégiques.
Faut-il continuer à explorer pour récupérer plus de ressources ?
Ou s’exfiltrer immédiatement avec ce que l’on possède déjà ?
Ce dilemme est au cœur de l’expérience.
Et c’est précisément ce qui rend chaque session aussi imprévisible.

La classe Voleur et son grappin
Solo ou escouade : deux façons de jouer
Marathon peut se jouer seul ou en escouade.
En équipe, la coordination devient un élément central. Les rôles se complètent, les stratégies se mettent en place et les affrontements prennent une dimension tactique plus profonde.
La communication devient un atout majeur pour anticiper les embuscades ou organiser une extraction efficace. Les compétences servent au groupe, la réanimation est possible. C’est peut être moins punitif mais le risque, la tension restent palpables.
En solo, l’expérience devient beaucoup plus punitive.
Chaque rencontre peut devenir fatale. Chaque erreur se paie immédiatement. Mais cette difficulté renforce aussi l’intensité des parties.
Réussir une extraction en solitaire procure un sentiment de satisfaction particulièrement fort mais on sent tout de même que Bungie a pensé au jeu en escouade et non en solo.
Une direction artistique qui impose sa signature
Visuellement, Marathon ne cherche pas le réalisme pur.
Le jeu adopte une direction artistique marquée, mêlant science-fiction, couleurs néon et interfaces stylisées. Les environnements futuristes possèdent une identité visuelle immédiatement reconnaissable.
Ce choix esthétique peut surprendre au départ, mais il donne rapidement au jeu une personnalité unique dans le paysage des shooters actuels.
La lisibilité reste excellente, même lors des affrontements les plus chaotiques.
Alors oui, on aime ou pas mais cette direction artistique ne laisse pas indifférent.
Une immersion renforcée par le son
La bande-son et le sound design participent énormément à l’expérience.
Les bruits de pas, les tirs au loin, les effets sonores environnementaux créent une véritable cartographie auditive. Apprendre à écouter devient presque aussi important que savoir viser.
Certains moments de silence deviennent eux-mêmes des sources de tension.
Le casque audio est clairement recommandé pour profiter pleinement de cette immersion sonore.
Une expérience solide sur PS5 Pro
Techniquement, Marathon se montre particulièrement stable sur PS5 Pro.
Le jeu tourne de manière fluide, même lors des affrontements les plus intenses. Les environnements restent lisibles et la réactivité des commandes renforce encore les sensations de tir. Le tout magnifié par le PSSR.
Cette stabilité technique permet de profiter pleinement de l’expérience sans être perturbé par des problèmes de performance.
Un jeu qui demande encore du temps
Comme tout jeu live service, Marathon devra évoluer.
Le contenu devra s’étoffer, les systèmes continuer à se développer et l’équilibre global devra être ajusté au fil du temps.
Mais les bases sont solides.
Et surtout, l’expérience possède déjà une qualité essentielle : elle donne envie de revenir.

Une direction artistique qu'on aime ou pas