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    Lonewolf


  • ps3

    NAtURAL DOCtRINE
    Editeur : Nis America
    Développeur : Kadokawa Game
    Genre : RPG
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 26 septembre 2014
    Support

    Disponible aussi sur : vita ps4

    Test NAtURAL DOCtRINE

    Publié le mercredi 29 octobre 2014 à 12h01 par Lonewolf - 2839
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    Le monde est tombé. L'Humanité est en déclin. Elle survit encore à travers quelques villes, mais à l'extérieur, c'est le chaos. Peu osent braver les dangers du monde, gobelins, orcs, et autres créatures... C'est le cas de Geoff et de son groupe, qui parcourent les terres et les mines pour occire gobelins et autes "gentilles" bêtes pour trouver du Pluton. Bien sûr, Geoff et son groupe, c'est vous, pauvre petit joueur qui n'a rien demandé.

    Sur ce, donc, que nous propose Natural Doctrine ? Un Tactical-RPG, genre de niche s'il en est, avec possibilité de cross save entre les trois versions du jeu (PS3, PS4, PS Vita) et un mode multijoueurs.
    Mais bien au-delà de ça, le jeu se veut comme le pendant tactique d'un Dark Souls. Autant vous le dire tout de suite : c'est plus que lamentablement raté. Mais on reviendra là-dessus plus tard.

    Et avant que vous le disiez vous-mêmes, on va évacuer le point le plus simple immédiatement : oui, c'est moche. Très. On revient à la PS2, et encore, en milieu de vie, je dirais. Mais l'intérêt d'un RPG étant ailleurs, tant que c'est regardable, on ne va pas trop se plaindre quand même. Cela dit, un petit effort sur les personnages et le bestiaire n'aurait pas été désagréable, parce que enchaîner le déjà vu et les looks clichés de shônen comme ça, c'est limite criminel. On se rattrape un peu sur la musique et le doublage (japonais ou anglais, pour des textes en anglais), mais c'est limite.

    It's time for your punishment !

    Stratégie poussée

    Entrons donc dans le cœur du jeu : son gameplay. Et là, attention, les amateurs de bourrinage intensif peuvent passer leur chemin, parce qu'il va vraiment falloir réfléchir à chaque action. D'autant qu'en face, même au niveau Facile, ça a du répondant. Concrètement, donc, ça se présente un peu comme un RPG tour par tour classique. Sauf qu'il existe la possibilité de lier les attaques de ses personnages, et ainsi de frapper plus fort et plus longtemps. De plus, ceux qui utilisent des fusils (Anka et Geoff, qui peut passer à volonté du combo épée/bouclier au fusil) peuvent frapper les ennemis présents deux zones plus loin (cela dit, ça vaut aussi pour les ennemis...).

    Il vous appartient donc de faire très attention au placement de vos personnages, de profiter de l'environnement (il sera touours plus difficile d'atteindre un personnage en hauteur ou derrière un mur, par exemple), et de bien préparer vos assauts. Un seul assaut raté, et l'un de vos personnages a de fortes chances de tomber. Et on arrive à l'idée "géniale" du jeu : un seul mort est synonyme de Game Over. Et je ne plaisante pas. Un seul personnage qui tombe, et la partie est bonne à recharger.

    Bonne stratégie... Mais rien de plus

    Lacunes, lacunes, lacunes...

    Pour faire simple, le gameplay ciselé, bien que tellement poussé qu'il est parfois difficilement compréhensible, est la seule vraie force de Natural Doctrine, qui, au-delà de ça, cumule les mauvaises idées : impossible d'ouvrir une porte ou un coffre en cas de tour lié, impossible de sortir d'un donjon si la zone n'est pas nettoyée... D'ailleurs, évitez d'ouvrir des portes si vous n'êtes pas absolument certain du niveau de votre groupe. On peut certes faire du niveau dans les mines, mais avoir les yeux plus gros que le ventre, c'est s'exposer à du danger : il peut vous attendre toutes sortes d'ennemis n'importe où...

     

     

    Tant que les portes ne sont pas ouvertes, les éventuels ennemis cachés derrière n'agissent pas et vous pouvez donc sortir dès que la zone principale est vide. Dans le cas contraire, préparez-vous à l'Apocalypse...
    C'est d'autant plus dommageable que la taille des unités entre en compte sur les cases, rendant la stratégie encore plus poussée. En gros, chaque case a quatre unités de "poids". Un humain en consomme une, comme un gobelin. On peut donc caser un groupe de quatre sur une seule zone. Un orc, plus imposant, en consomme déjà deux. Et ainsi de suite.

    Malheureusement, toutes ces belles intentions sont plombées par ce qui a déjà été cité plus haut, et, surtout, par le manque de rythme du jeu. Vous trouvez le tour par tour lent ? Vous n'avez pas encore joué à Natural Doctrine. Le rythme de ce jeu ferait passer un paresseux pour un hyperactif. On a droit à chaque action de chaque ennemi, sans la moindre possibilité d'accélérer ou de passer. Et quand ils sont facilement une dizaine en face, je vous laisse imaginer le tableau...

    Bref, Natural Doctrine réussit tout dans le fond, mais échoue lamentablement partout dans la forme.

    Le Dark Souls du pauvre...

    N'égale pas son modèle qui veut.

    Et voici en fait le plus gros problème de Natural Doctrine. Avec lui, on découvre la différence entre un jeu vraiment sadique et un jeu "seulement" difficile et exigeant. Donc, c'est parti pour la rapide comparaison avec son modèle plus ou moins assumé, Dark Souls.
    Dark Souls est punitif. Difficile. Exigeant. Mais il ouvre la porte à l'évolution du joueur, qui apprend de ses erreurs, et peut les réparer en récupérant les âmes qu'il a perdues. Même si certains passages sont bien sadiques, dans l'ensemble, ça reste abordable avec la tête froide et un certain entraînement, gagné à la dure, d'autant que la mort ne vous punit pas vraiment. C'est juste la conséquence de l'imprudence, vous refaites le chemin plus prudemment, vous avez réussi l'épreuve (jusqu'à la prochaine mort).
    Natural Doctrine, en revanche, c'est du pur sadisme, qui ne vous pardonnera jamais la moindre erreur et exigera de vous d'être parfait dès le départ, oubliant toute notion d'entraînement, d'évolution, et d'apprentissage. La mort d'un seul membre du groupe, c'est un coup à recharger la partie. Et donc perdre défintiivement ce qui avait été amassé entre temps. Y compris un passage de niveau. Natural Doctrine ne vous encourage pas à devenir un meilleur joueur en progressant par l'échec et en apprenant. Non, il vous demande d'être un joueur parfait qui ne commet pas la moindre erreur tout de suite. Et ça, c'est impossible.

    Trailer de lancement

    Que reste-t-il de Natural Doctrine ? Hélas, pas grand chose. De bonnes voire très bonnes idées de gameplay noyées dans une technique foireuse et une difficulté qui ne pardonne pas le moindre écart. Soyez le Alexandre le Grand du jeu vidéo, ou faites-vous recaler dès les premiers donjons. Et ça arrivera souvent...

    On dirait que le Tactical RPG va encore attendre pour avoir un bon représentant, ce qui n'est pas arrivé depuis les Valkyria Chronicles...

    Note du test 5/10En conclusion :

    Si l\'univers est sympathique et les intentions louables, la technique foireuse, le gamelay incompréhensible, et le \"un mort = Game Over\" se chargent de vite enterrer le jeu, qui ne sera finalement vaincu que par les plus têtus (voire masochistes) d\'entre nous. Le jeu se rêvait comme un pendant Tactical de Dark Souls, mais c\'est loin d\'être réussi...

    Les plus

    Un bel univers
    Gameplay poussé
    Histoire intéressante

    Les moins

    Un seul mort = Game Over
    Gameplay tellement poussé qu'il en devient incompréhensible
    C'est lent, mais lent...
    Belle régression graphique

    En résumé


    NAtURAL DOCtRINE par Rating: 5 / 10


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