Note du test 9/10En conclusion :

On ne demandait qu’à en prendre plein la tronche, nous voilà sciés en 2, voire plus. The Surge 2 assume son rang et se permet de devenir un porte-étendard de tout un genre. Après avoir galéré pour trouver la bonne formule, les alchimistes de Deck13 ont délaissé leur titre de disciples pour revêtir les capes des membres de l’Ordre. Peu pris à défaut, le jeu se déroule sur un bon rythme et donne envie de toujours se surpasser sous l’oeil du MJ virtuel un peu coriace et exigeant mais bienveillant. Difficile en raison de son appartenance, The Surge 2 évite tout déséquilibre et découragement car en observant, en persévérant et en progressant, tout est possible. De surcroît, la formule attaque/défense et parade/punition brille de 1000 feux, faisant exploser le démon qui est en nous: plus c’est viscéral et mieux c’est. Travaillée à l’extrême, la production obtient les honneurs du coup de coeur. Oui celui qu’il a tenté de nous arracher à maintes reprises. Malgré notre grossièreté excessive et notre mauvaise foi hurlant à l’injustice, le moment passé fut transcendant et le galon de haut-officier est décerné. Et comme pour tout gradé, nous laissons le soin au studio de nous guider dans la bataille. Nous entendons comme un sifflement. La charge est proche.

Les plus

Le 1. En tellement mieux.
Les parades directionnelles!
La nervosité de l’ensemble.
Le système de customisation.
La violence maîtrisée.
Respecte le code en le sublimant.
Quelques boss qui en jettent…

Les moins

...alors que d’autres déçoivent un peu.
Quelques menus soucis techniques.
Le multi pas fou.

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    rédacteur
    NoBloodyKnows


  • ps4

    The Surge 2
    Editeur : Focus Home Interactive
    Développeur : Deck13
    Genre : Action | RPG
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 24 septembre 2019
    Trophées : Oui
    Support


    version éditeur

    Test The Surge 2

    Publié le mardi 24 septembre 2019 à 00h01 par NoBloodyKnows
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    C’est un verset qui aurait eu toute son étendue dans une conclusion et pourtant cela constitue notre entrée en matière, organique qui plus est: si l’élève souhaite au moins égaler le Maître, qu’il assimile l’ensemble de ses techniques avant de prétendre développer les siennes. C’est en cela qu’il pourra prétendre un jour à l’excellence. D’abord ignorée par Deck13, cette consigne manqua de continuité et d’entraînement dans le très contesté Lords of the Fallen. De bonnes idées mais un coup de grisou à l’originalité et, disons-le tout net, à ce grain de folie indissociable des Grands. Pas une catastrophe totale. Juste un calque qui déborde en salissant quelques traits de l’oeuvre de Hidetaka Miyazaki. Peu dynamique, sans personnalité affirmée, l’essai était bourré de bonnes intentions sans se souvenir que l’enfer en est pavé. Après un ajustement des codes avec le premier épisode de The Surge naquit une création surprenante nonobstant quelques maladresses: le studio a donc choisi de suivre le chemin qui l’amènera, dans un futur proche, au Valhalla. Premier croquis assurément bien dessiné, il était temps de sortir tous les outils nécessaires à l’élaboration du tableau. Et aujourd’hui, le paysage proposé n’est autre que The Surge 2. Et comme pour toute croyance, quand on reçoit une épreuve… il s’agit d’être digne de l’événement.

     

    Warren sciait


    On vous comprend, lectorat qui nous est si cher, lorsque vous nous faites remarquer que les jeux de mots un peu foireux sont légions. Pour une fois, nous avons une explication et vous allez voir, ce coup-ci c’est super! Là où nous incarnions Warren dans le premier épisode, personnage imposé au charisme limité malgré une vraie empathie, vous êtes ici en mesure de créer votre avatar selon un mode de personnalisation qui s’avère suffisant, sans excès toutefois. Changer la veine frontale en réalité, on s’en balance un peu surtout lorsqu’il s’agit de porter un casque plus tard...

    Le héros de The Surge 2 est muet, permettant de s’approprier l’environnement selon sa propre vision et ses propres jurons. D’un “fait chier!” au “viens ici toi!” en passant par “t’as pas vu le jour cette fois, hein?!”, le protagoniste c’est toi, eux, ils, elles (comprend qui peut, sans aucun lien avec Boby).
    Et cette customisation vous permet d’affiner un protagoniste correct loin des “laids” issus d’autres productions, avec une possibilité de porter des fringues chiadées, le rouge nous ayant fait de l’oeil dès le début. Point de système de classe ici: elle sera par la suite naturelle puisqu’on nous propose un système de points à attribuer pour se sentir unique. Santé, endurance, batterie, voilà ce qui vous attend. En bon Souls-like, nul besoin de s’étendre sur les 2 premières caractéristiques. En revanche, la fameuse batterie est à l’inverse de ses soeurs: une barre divisée en segments qui présente une particularité stratégique à ne pas négliger.

    La jauge permet en effet de se soigner ou d'exécuter un finish capable de démembrer l’ennemi. Nous y reviendrons lors du paragraphe détaillant le gameplay de The Surge 2. Sachez seulement que tout dépendra de votre gestion et en cela la donne est claire: nous sommes poussés à ne pas refuser le combat car une batterie, ça se décharge en inaction. Et ça se charge selon nos actes. Logique.

    Si nous ne sommes pas réduits à une catégorie, c’est uniquement parce que le jeu sait dans quelle direction vous emmener. Le level-up est pensé comme tel: prendre des niveaux est important pour augmenter chaque jauge mais aussi pour accroître sa “puissance de noyau”, celle qui définit combien de points sont disponibles pour obtenir le droit de porter des pièces d’équipement. Et si celui-ci s’avère classique,(tête, torse, bras gauche et droit, jambe gauche et droite), les implants sont là pour agrémenter le tout. Ainsi et par exemple, si 20 points sont nécessaires pour porter un set et que vous n’en possédez que 17, vous devrez sacrifier une partie de la protection de votre anatomie.

    Votre arme, ce sera votre façon d’attaquer. En choisissant le moveset, la portée, la vitesse des attaques. Sans parler de celles qui, plus tard dans l’aventure, infligeront, si vous baffez avec ardeur, des dégâts élémentaires. Le feu, le poison, le nano...vous connaissez tout cela. Nul besoin de vous faire un speech sur les protections, physiques ou signes de résistances contre les malus précédemment évoquées. Cramer moins vite, vous verrez que cela soulage à de multiples occasions.

    Les fameux implants quant à eux vous confèrent des bonus de vie, de soin, d’endu, d’offensives. Certains sont difficilement superflus, comme celui qui oriente le sens de direction de la parade mais idem, un couplet est alloué à cette mécanique. De ce fait, si vous avez 16 points issus de votre noyau disponibles, à vous de trancher (on s’marre ici!) entre choisir une armure qui pompe la puissance ou des implants parfois un peu gourmands. 4 à implanter de base, ce nombre augmentera tous les 10 levels.

    Avis à la population: votre expérience de jeu et votre méthode pour appréhender les affrontements en dépend.

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    Quitte à te réduire en demi-portion...

    Redemption Surge


    Est-il encore nécessaire de le préciser? The Surge 2 est un A-RPG de type Souls-like, sans céder à la pression du carbone.
    2 types de frappes, sans compter les charges, dont le moveset évolue par la répétition si le badaud d’en face ne parvient pas à vous casser le combo. Un lock, un dash, un switch d’armement. Et une endurance à surveiller pour ne pas se retrouver sans possibilité d’agir au plus mauvais moment.

    Une carte en temps réel? Que nenni, ce serait être grossier. Un plan est disponible lors de votre entrée dans les quartiers (les zones si vous préférez) de Jericho, la métropole de nos empoignades. Charge au joueur de mémoriser, se déplacer avec prudence et débloquer de salvateurs raccourcis pour éviter de tout se retaper avant d’aller se frotter au Boss de niveau. Plus élaborés en comparaison avec le précédent opus, lesdits raccourcis sont mieux intégrés offrant une plus-value en terme de level-design qui gagne en verticalité. Et si cela semble fastidieux, une alternative judicieuse aux fast-travels se présentera à vous par la suite. Sagacité, quand tu nous tiens.

    En parlant des vilains plus costauds que la base (oui, nous voulions éviter la répétition “boss”, mais vous nous devancez!), l’évolution par rapport au matériau d’origine est à noter même si on regrette que les humanoïdes ne soient pas aussi intéressants que les “imposants”, dont les changements occasionnels de forme laissent des sueurs froides...et des bras levés lors d’une victoire millimétrée. C’est tendax et il faut que ça passe.

    En observant les patterns, en prenant en compte l’espace de l’arène et surtout, surtout, en faisant preuve de patience et en évitant d’être trop boulimique en terme de tartasses, vous rencontrerez le triomphe. Croyez-nous, nous en avons fait l’amère expérience inverse en pensant pouvoir abréger les rencontres. Une défaite cinglante plus tard, nous avons ouvert notre dictionnaire pour apprendre ce qu’est l’humilité, humiliés que nous fûmes.

    Des morts, il y en aura, c’est le deal. Sauf qu’aux antipodes d’un simple game-over, vous reprenez forme à un endroit précis, en préparant votre revanche. Vos pièces détachées, monnaie de l’expérience nécessaire au level-up, seront perdues. Ce n’est pas fini. Il vous faudra juste affronter un timer pour vous mettre la pression, qui pourra être atténué en shootant un ennemi qui vous laisse 20 secondes supplémentaires jusqu’à ce que vous retrouviez votre précieux à l’endroit de votre trépas. Si vous ne pouvez y parvenir, il faudra faire le deuil car c’est perdu. Définitivement. Mais lors des retrouvailles, pensez à ne pas ramasser le trésor de suite car l’aura du butin vous soigne lors de votre approche. Efficient si le loubard du coin vous fait des misères.

    On pensera aussi à s’organiser avant d’aller à la baston, à l’image d’un général ingénieux, pour ne pas se mettre en difficulté. Le skill est essentiel, tout comme la préparation. Des mobs-statues vous feront un plaisir de vous rappeler qu’on ne s’accroche pas avec des guerriers en étant muni d’un simple slip et d’un cure-dent. Des pièges sadiques sont omniprésents (ces cochons de bagarreurs qui sautent des toits!) et The Surge 2 fait appel à votre réflexion. Pas besoin de vous tenir la main ou de vous nettoyer les fesses: vous êtes un adulte, un gamer, un vrai et cela, Deck13 le respecte au plus au point.

    Pour améliorer vos outils et pour augmenter le noyau de puissance, vous passerez par les stations médicales, les équivalents des feux des Souls. Dépensez vos pièces détachées, stockez-les si vous êtes du genre à jouer sans prendre des risques inutiles et pimpez votre personnage. Équipez-le d’un attirail lourd si la perte d’endu ne vous dérange pas, soyez plus léger en sachant que vous encaissez moins bien les coups, portez un set complet ou partiel pour obtenir des bonus complémentaires, la liberté est omniprésente.

    Et chérissez-la: votre survie ne tient qu’à elle.

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    Un côté Metal Gear Rising plaisant!

    Surge must go on


    “Alors le No Bloody Knows, c’est un Souls en milieu SF?”. Confidents de la maison PSMag, nous ferons tout pour vous orienter.
    Malgré les ressemblances et codes communs, la réponse est non.

    Deck13 se dresse non plus en outsider. Leurs membres sont désormais des piliers.
    Alors d’accord, on retrouve le gameplay un peu lourd de “Dark Souls”. En plus dynamique, en plus tactique et en se posant comme une alternative crédible à Bloodborne. Vous vous souvenez du contre? Il est temps d’aller plus loin.

    Trouvaille de crack, les parades directionnelles sont de sortie. On ne se contentera pas de trouver le bon moment pour appuyer sur une touche; mieux, il faudra bouger le stick droit en fonction de l’attaque en essayant de ne pas se planter dans le timing. Un implant est prévu en ce sens mais si vous gérez vous pouvez faire sans. Un vrai défi car bon sang, que c’est chaud.

    Le QTE est renouvelé. Restez en garde, et l’affichage fera le reste pour vous dire quoi faire. Dirigez le contre en haut, ou à droite/gauche/bas en percutant sur la frappe puisque l’icône vous montre la chose à faire parfois en avance, et vous serez le Roi. Tout acteur des Souls le sait: une parade réussie est un avantage. Bien plus ici car en mettre plein la gamelle lors d’une contre-attaque augmente les dégâts et up les batteries: on se soignera par exemple plus aisément car les segments de la jauge sont remplis de manière bien plus véloce. Une parade réussie, on se sauve. Un loupé? Assumez la conséquence et la perte d’endurance qui feront que l’antagoniste vous renversera.

    L’autre point vital est le démembrement. Pas nouveau car c’était le cas avec Warren mais quelle idée! Cela change la physionomie des duels. S’il faut expédier, démolissons la partie faible du corps. S’il faut prendre le meilleur, attaquons la plus difficile. Ce sera plus compliqué mais quoi? Le soft vous laisse le questionnement. Ou je le déboite rapidement ou je m’acharne sur ce membre robotisé qu’il me manque. Mes jambes sont faibles donc je vais couper celles de ceux qui m’en veulent. Un bel exemple…

    Comme si le lock était ciblé sur une seule partie de l’anatomie...ce serait trop simple car vous pouvez choisir de vous acharner sur un bras ou un torse. Entre autres. Jusqu’à appuyer sur carré pour prendre le loot inhérent lorsque le membre sera suffisamment affaibli, victime de votre frénésie. Question de conscience? Non. De pragmatisme.

    Faire durer les combats pour obtenir une récompense, c’est un concept incroyable que The Surge 2 pousse jusqu’au bout. Cela se voit: un mec torse-poil ne peut rien nous apporter sur le buste. Un damné à tête-nue non plus. Mais ton bras et ta jambe nous intéressent…

    Maintenez aussi la pression pour trouver des plans de fabrication et/ou pour booster vos attributs mécaniques. Au contraire maintenez la distance grâce aux tourelles ou aux tirs des drones, vos meilleurs alliés en de nombreuses circonstances. Ces derniers vous permettent aussi de retourner en un clin d’oeil à la station la plus proche ou encore de débloquer des portes ou des ascenseurs sans que cela soit laborieux.

    Pour les points de dégâts: vous les verrez à travers des indices visuels colorés. Simple et pratique.

    Tout est entre vos mains. Pardon, vos coupelles.

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    Quand on vous parle de gigantisme!

    Connectique cut


    Pas de vraie surprise, vous allez naviguer entre quêtes principales et secondaires reprises dans un journal pas trop imposant. Dans sa globalité, il n’y a pas trop de pics de difficulté. Si vous galérez là où vous êtes, c’est qu’il faut repenser la personnalisation de votre avatar. On vous conseille aussi de prendre le temps d’observer vos adversaires, sujets parfois à de soudaines furies et de détruire leurs éventuels boucliers en préparant vos coups. Et si c’est votre première expérience dans le domaine, une lance sera votre meilleure amie. Grâce à une vitesse respectable, une portée très correcte et un moveset complet, le novice sera paré pour la bagarre. Surtout lorsque vous aurez remarqué que gérer plusieurs adversaires à la fois est compliqué, alors autant attirer les bad guys un par un en terrain favorable.

    Certaines “zones pacifiques”, et parfois franchement drôles et déjantées, vous offriront un peu d’accalmie et l’occasion de faire le plein auprès de marchands tout en taillant le bout de gras avec des PNJ qui auront, vous vous en doutez, plein de services à vous demander. Ben oui, au lieu de le faire soi-même, autant confier une tâche très personnelle à un inconnu!

    Pour le bon déroulement du jeu et si vous possédez une PS4 Pro, vous serez heureux d’apprendre qu’une optimisation est prévue pour la machine, vous laissant le choix d’affichage en 4K ou un mode “performance”, qui augmente les frames et qui devrait obtenir le vote des puristes. Graphiquement, tout est propre et les animations sont réussies. On déplore un peu de tearing et quelques baisses de framerate, surtout lorsque vous découvrez Gideon mais rien de bien grave. Aucune conséquence sur les échauffourés.

    En revanche, même si nous nous doutons que cela devrait être atténué par le biais de mises à jour correctives, 4 plantages de console, c’est beaucoup trop. Et flippant lorsqu’on se demande si notre sauvegarde de partie est endommagée, ce qui n’est jamais arrivé néanmoins. Pas de gravité absolue, juste quelques retours à faire auprès des développeurs qui seront probablement à l’écoute.

    Au rayon des semi-regrets, on déplore un mode multi sans grande envergure. Juste quelques indices à apposer au sol, ou du matos à prendre sur la dépouille des camarades tombés au combat. Si le concept de faire apparaître un ennemi “vengeur” ayant tué un de nos comparses lors de son aventure est sympathique, en apportant un peu plus de loot en cas de victoire, aucune passe d’armes n’est prévue entre les joueurs, ni réelle coopération. Sur ce point, The Surge 2 accuse du retard face à la concurrence même s’il n’y a pas de quoi en faire un drama, le jeu s’appréciant avant tout en solo.

    Il fallait toutefois le souligner pour ceux qui apprécient le frisson des joutes entre gamers, celui qui renouvelle l’intérêt du NG+. Ici on se contentera de la hausse de complexité.

    Choisissant également de ne pas trop vous guider, chaque élément reste tout de même clair pour ne pas faire des erreurs bêtes et rageantes sous couvert de devoir expérimenter tout et n’importe quoi. Tant mieux.
     

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    Jericho.

     

    Surge au monde


    En ce qui concerne la Direction Artistique, la nouveauté s’est un peu estompée. Réussie, elle ne pourra pas faire l’unanimité malgré une grande cohérence. Et cohésion. La forêt fait du bien, la ville également et le principal reproche adressé au premier volet, à savoir la similitude de ses zones, s’efface. Ok, on reste globalement dans l’urbanisme mais ce n’est pas outrancier..

    Soutenu par des doublages anglais bien rendus (on oublie par rapport au premier la VF ce coup-ci), malgré des sous-titres dans notre langue bien trop petits, le sound-design est épuré et bien équilibré. Dommage que l’OST soit un peu inégale, tantôt puissante (cette piste nous amenant au premier boss!), tantôt moins inspirée sans céder à la médiocrité. On regrette aussi, plus par nostalgie que par objectivité, notre thème “prisoners” qui collait si bien à l’ambiance de la première itération.

    Assez gore, The Surge 2 ne tombe pas dans le piège fallacieux de l’ultra-violence. Oui les tronches sont coupées en 2 et sectionner des cuisses, ce n’est pas pour les âmes sensibles. Cependant, rien de repoussant: un finish move, c’est toujours la classe sans être écoeurant.
    L’ambiance est donc bien brutale sans être bourrine. C’est tout ce qu’on demande.

    C’est pourquoi nous pardonnons un scénario un peu prétexte, dont le pitch nous fait penser au synopsis du film Les Simpsons, mais nous suivrons les pérégrinations sans trop sourciller. Tout juste réclamons nous un peu plus de mise en scène pour l’apparition de personnages importants. Cependant, observer le décor suffit et voir tous ces pendus dans l’arène d’un boss vous donne une idée de sa folie, sans devoir vous la mettre sous le naseau durant d’interminables cinématiques. La dystopie est donc bien rendue et se sentir aspiré par la sphère post-apo, c’est largement suffisant. Quelques enregistrements çà et là enrichissent aussi le lore dont on ne se préoccupe pas vraiment, sans le subir.

    Le bestiaire fait aussi le café, même si la diégèse ne permet pas de faire de très grandes tocades. Toutefois, on dénote quelques originalités et un côté anxiogène de certains “d’entre eux”. Le fait de voir son héros se “robotiser” de plus en plus a quelque chose de grisant et de fascinant, comme si la perte d’humanité était l’étape obligatoire pour subsister. Alors que paradoxalement durant une quête précise, un robot nous a déclaré son amour pour les fleurs…

    Enfin, chaque scène de carnage, lorsqu’on les observe, démontre l’étendue de nos crimes. Oui Monsieur le Juge il y avait légitime défense. Mais quand même. Moins cradingue que Bloodborne qui excellait là-dessus, The Surge 2 assure la contemplation de la mort sans abus. Sans tenir compte d’un effet ragdoll assez marrant au final.

    Et rire au milieu des meurtriers nous rappelle que nous en faisons partie.
     

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    Une nature...robotisée.

     

     




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