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    NoBloodyKnows


  • ps4

    Devil May Cry 5
    Editeur et Developpeur : Capcom
    Genre : Beat'em all
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 08 mars 2019
    Trophées : Oui
    Support


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    test de Devil May Cry 5

    Version Éditeur

    Test Devil May Cry 5

    Publié le mardi 12 mars 2019 à 17h53 par NoBloodyKnows - 1380

    Avant même d’évoquer ce qu’elle est, le contexte rend déjà la saga rocambolesque en raison de ses nombreux changements de directions. Préalablement initiée par le fantasque Kamiya (soutenu par son compère Mikami), le premier opus sorti en 2001 sur PS2 se présente tout d’abord comme un avorton de Resident Evil, à l’époque où le concept du 4ème n’était pas encore défini et ce avant de devenir un jeu d’action mêlant exploration et Beat Them Up (on ne dira toujours pas Beat Them All, coutume historique oblige). Le tout basé sur la réalisation de combos augmentant la note de style et les récompenses qui en découlent.

     

    Un apprentissage douloureux pour Itsuno, l’autre grand nom réalisateur (et producteur occasionnel) de la série avec un second épisode aux fraises avant le triomphe du troisième. Fin des séquences de recherche: place au Beat Them Up pur. Et dur. Combos affinés, implantation des divers styles de combat, timing précis: la prophétie sanglante prend forme.

    Une diversification confirmée par DMC4 avec l’arrivée de Nero, suppléant de l’indispensable Dante malgré une amputation de l’oeuvre imposant un mode reverse discutable (Ne ris pas Silent Hill, on t’a vu le faire!).

    Un reboot plus tard, tancé pour sa DA bien avant sa sortie alors qu’il dispose d’une qualité très appréciable, DMC revient à sa source originelle avec ce 5ème épisode. Et en se fiant à l’édition définitive du 4ème opus, éclaireur de popularité ajoutant 3 personnages jouables des années après la sortie de la version vanilla, nous sommes convaincus que Capcom est en grande forme.

    Charge aux élégants démons de confirmer.
     

    Nero malgré lui

    On ne peut pas vous certifier que l’illustre Magritte l’aurait dit mais nous aimons l’idée: ceci n’est pas un test. C’est bien plus que cela. La concrétisation de 11 années d’attente, en dépit de l’excellence de l’essai made in Ninja Theory. 11 années de fantasmes et de quête de réponses. Et n’y allons pas par 4 chemins. Nous sommes friands de Beat Them Up (BTU) au point que cela en est devenu notre came et DMC 5, c’est d’la bonne. Pour tout vous dévoiler, nous sommes aussi enthousiastes que l’était la rédaction du défunt GamePlay RPG Magazine lors de la sortie de DMC 3. Au moins.

    Pas besoin de trop vous en dévoiler. Un arbre géant maléfique pousse à Red Grave City (cela devrait faire “tilt” pour les amateurs!) engendrant mort et désolation et c’est à Nero, Dante et le petit nouveau V de mettre un terme à ce chaos. 3 héros jouables pour 3 types de gameplay.

    Nero en premier, qui sort ici de son rôle de jeunot, reste toujours aussi maniable. Quelques fois sous-estimé lors du 4ème jeu, son système de combat articulé autour de combos jouissifs prouve qu’il est possible d’accoupler accessibilité et technicité. Toujours plus aérien, on sent que le reboot (qui misait sur ce point) est passé par là car vous enverrez souvent et plus aisément valser vos ennemis dans les airs, Nero disposant d’une appétence naturelle à ce poste. Ajoutons à cela le retour de l’Exceed, montée de charge vrombissante de l’épée du vaillant guerrier gaucher et nous retrouvons le feeling de l’épisode précédent.

    A cela près que désormais le Devil Bringer est remplacé par les Devil Breakers. En résumé le bras droit démoniaque surpuissant s’efface au profit de bras mécaniques aux fonctions totalement différentes. Ralentissement du temps, déplacements chargés, éclairs et...prises de catch! La liste est longue et on vous laisse la joie de faire votre propre expérience. Attention toutefois, décision forte: les bras ne sont pas interchangeables en combat et ils se cassent facilement selon les coups que vous recevrez ou en fonction de vos grosses attaques chargées. Ou encore si vous décidez de les briser volontairement pour passer à l’utilisation du suivant.

    A vous de préparer intelligemment votre inventaire durant la préparation des missions sachant que vous pourrez en acheter auprès de Nico, l’armurière qui permet également (au même titre que les statues) de débloquer/up les compétences de chaque personnage moyennant les orbes rouges ramassées après avoir dégommé des ennemis ou des éléments de décor.

    Vous trouverez aussi des bras au sol en cours de route, à vous néanmoins de ne pas oublier que prudence est mère de sûreté.

    Un bien fou qui revisite la manière de jouer Nero en lui conférant des attributs supplémentaires et bienvenus. On avance en revanche en terrain connu en matière de lock et d’esquive, et nous augmenterons toujours notre jauge de style (de D à SSS) en cognant fort tout en évitant de se faire toucher. Classique et légèrement plus permissif pour DMC5 d’ailleurs. Le chemin est dorénavant jonché d’orbes vertes de soin disponibles en nombre assez conséquent. Nous pourrions protester, cependant rappelons-nous que Ninja Gaiden 2 restaurait la santé à la fin des battles sans que cela ne nuise à son éminence.

    Et au regard des affrontements qui vous attendent dès la première partie, il s’agit d’un coup de pouce le temps d’appréhender toutes les subtilités. Quant aux trop nombreuses possibilités de résurrection en cas de défaite(s), nous nous montrons plus sceptiques tout en reconnaissant que cela laissera une chance supplémentaire lorsqu’il sera question d’affronter son némésis.

    test de Devil May Cry 5
    Come !

    V has come to

    Retrouver Nero et Dante nous aurait largement donné satisfaction. En créateur boulimique de gameplay, Itsuno n’a pu s’en empêcher: l’inconnu V débarque au bataillon. Surprenant, et trop faible pour se battre directement, V invoque 2 démons pour se battre, l’un pour la mêlée, l’autre pour la distance. En augmentant la jauge dédiée (toujours en attaquant ou en encaissant des baffes) V invoquera un golem balèze, avec beaucoup de distinction, qui fera bien mal à vos adversaires vous sortant parfois in extremis de situations inconfortables. Les noms que portent les membres de ce triptyque devraient éveiller la nostalgie des fans de l’épisode d’origine comme ce fut notre cas, soit dit en passant.

    Ainsi, vous devez affaiblir les monstres indirectement jusqu’à ce que ces derniers puissent être achevés par V lors d’un coup de canne final. Perturbant de prime abord à cause de la redéfinition de la gestion des espaces, votre maîtrise sera grandissante vous permettant in fine de vous accaparer parfaitement l’esquive et le dégagement de V et les moments où ce dernier, au sacrifice de sa vitesse, lit son bouquin pour augmenter les attaques de ses compagnons.

    S’il est assez simple de s’en sortir au premier run, le déblocage des difficultés supérieures vous donneront assurément plus de fils à retordre. A ce propos, en aparté entre vous et nous: délaissez la difficulté “humain” pour vous concentrer sur le mode “chasseur de démons”, seul moyen d’apprendre et de s’en sortir lors de vos parties futures dans les modes supérieurs, rejouabilité oblige.

    Ah oui: évitez aussi le piège du sacrilège des combos automatiques. En bourrinant une touche, ce sera peut-être un florilège à l’écran mais laisser un jeu jouer pour vous est une hérésie.

    Reste que le bonhomme en spartiates est clairement à revoir plus longuement lors de l’arrivée dès le mois d’avril du Bloody Palace (pas de panique, c’est gratuit!), second jeu dans le jeu en dehors de la trame principale où il s’agit de monter les étages en se frottant à des ennemis de plus en plus coriaces vous demandant une maîtrise totale de vos personnages.

    Nous en sourions de bonheur d’avance.

    test de Devil May Cry 5
    Beauty and Beast

    Dante rêve

    Le patron, c’est lui. Et cet épisode est aussi là pour nous le rappeler. C’est bien simple: Dante, qui a bien vieilli, est une machine de guerre ultra-complète. Doté de 4 styles de combat, interchangeables à tout moment, l’éternel poseur est de retour. Pour les habitués de DMC 3 et 4, le naturel reviendra au galop. Pour les autres, l’explication ingame manquera probablement de clarté, surtout pour le style “Royalguard”, génial mais très obscur pour les novices. Quant aux immortels style “Trickster” (basé sur une esquive plus poussée), “Gunslinger” (qui fait appel à la puissance de feu) et “Swordmaster” (les bonnes grosses frappes des familles), leur retour fait un bien fou et réussir à les combiner savamment sera la clé pour fesser les démons qui se dresseront.

    Sans oublier l’armement de Dante, écrasant et dont TOUS les composants se révèlent utiles. Des pétoires (Ebony & Ivory, “vous m’avez manqué les filles”) au bazooka en passant par le bon gros pompe, DMC5 se pare aussi d’un côté décalé avec le chapeau, dont on vous laisse tester l’extraordinaire compétence. Et pour les armes de càc, la folie nous emmène avec elle: des épées, des poings, un nunchaku et...une moto. Oui, une moto. Qui vous rendra dingue dans son usage. Bien gérée, ce ne sera plus du combat mais un carnage que vous commettrez. Au bas mot.

    Et tels les styles, vous effectuerez des switchs à volonté entre tout votre arsenal, capable de fédérer un enchaînement infini.

    Il va sans dire qu’avec toute cette puissance accumulée, Dante nous a paru comme étant le plus prompt à s’envoyer vers les notes ultimes. Et si la plupart des missions (au nombre de 20) vous impose un personnage afin de la mener à terme, certaines mettent en scène 2 ou 3 des héros. Autant vous signaler que Dante nous paraît représenter une option déconcertante comparé à ses camarades, dégageant la voie bien plus facilement. En omettant de vous évoquer sa transformation: voyez ça par vous-mêmes, on vous en conjure que diable!

    En parlant de missions à plusieurs héros: un mode multi est aussi présent. Un peu gadget, plus utile pour le boost que pour les sensations de massacre en famille, il est encore un peu tôt pour se prononcer. On vous a déjà dit que nous attendons le Bloody Palace?

    test de Devil May Cry 5
    Message in a canyon

    Lady you can drive my car

    Que serait un bon gameplay sans une technique solide? Capcom n’a même plus à se poser la question. Leur moteur maison, le RE Engine, continue son grand chelem. Devil May Cry 5 est beau à voir et, bien plus important encore, fluide à tout instant malgré quelques temps de chargements un poil longuets. Sur notre PS4 Pro, le framerate a tenu le choc malgré le gigantisme des boss et des effets en tout genre. D’accord, les niveaux sont fermés et le décor imperméable à la destruction mais ce n’est pas tellement le but de ce genre de production de proposer ces options.

    Et que dire des animations du feu de l’enfer, parfaitement décomposées et nous faisant ressentir chaque impact. Chaque geste est un régal visuel et observer la représentation de ce que nous faisons sur les touches, un délice pour notre coeur de gamer. Si la caméra se prend à de rares occasions les pieds dans le tapis, cela n’est pas pénalisant. Et une option permet d’adoucir le constat.

    Que la Direction Artistique puisse surprendre, cela s’entend. Mais Hideaki Itsuno et son équipe réussissent le pari perdu de DMC2: rendre les décors urbains et ceux du pandémonium dans le ton et cohérents.

    Oui, vous verrez quelques cavernes aux couleurs flashy et alors? Cela donne sens à la vision du bas-monde des développeurs, tout en évoquant dans nos mémoires les mêmes types de délire retrouvés dans les antécédents ou même dans la série des Onimusha (on pense à sacrifier une chèvre pour son retour au fait!). Un choix qui pourra quelque peu diviser mais pour nous, les paysages ont fait mouche.

    Les mises en scènes too much pleines de zooms, gros plans et ralentis nous font aussi le plus grand bien. Quel plaisir lors des finishing moves d’arène de sentir ce côté viscéral! Sans oublier le chara-design de feu. V pète la classe, Dante connaît l’un de ses meilleurs profils et Lady est magnifiée. Un bémol sera émis quant au visage de Trish, l’autre partenaire de Dante, mais la subjectivité nous ronge en écrivant cela.

    En tout état de cause, le bestiaire n’est pas en reste et constitue le meilleur de tout l’univers DMC. Mouvements, diversité, gigantisme tout y est. Parfois répugnants, parfois majestueux, toujours harmonieux. Le respect est forcé et les grands admirateurs que nous sommes des poupées du premier volet ont pris un violent taquet. Pour notre plus grand plaisir.

    test de Devil May Cry 5
    V for Victory

    Big Trish

    Quel élément fait donc la grandeur de DMC5? Son essence. Refusant de céder aux sirènes d’un modernisme pas toujours pertinent, le soft sublime le BTU en conservant les bases. Nous sommes là pour traverser les zones, mettre KO les mobs puis se mesurer au boss de fin de niveau. Ni plus, ni moins. Tout en faisant preuve de skill, le genre puisant son existence dans le scoring. Améliorer sa note, de plus en plus puis passer au mode de difficulté supérieur pour montrer à tous qui est le démon du pad.

    Et ça c’est une réussite totale pour DMC5. Rétro dans l’âme, jeune homme dans l'exécution.

    Le tout saupoudré de fan-service, juste et efficace. Sans trop en faire, DMC5 brise continuellement le 4ème mur pour parler à son public. On y retrouve en vrac l’aveu de l’échec DMC2 assumé, les références à la Divine Comédie ou encore à la pop-culture… entre autres. Plus glorieux encore, d’énormes clins d’oeil sont adressés au reboot de Ninja Theory, comme la scène de début où Nico (la belle surprise de cet opus) écrase sa cigarette sur un démon. Quand on repense au tollé de la première vidéo de DmC: Devil May Cry, cela marque fortement son identité. Sans oublier que le sieur Itsuno endossait le rôle de producteur de cette épopée...

    On évoquera aussi les personnages. Ils se révèlent quasiment tous pertinents. Même s’il faudra faire le deuil du côté sombre de l’épisode fabriqué par Kamiya et le relatif retrait de Trish et Lady, l’équipe de Itsuno a su se réapproprier les codes sans jamais cracher sur le matériau de base, bien au contraire. En humanisant ses démons malgré quelques phases de grande déconnade déjantée, DMC5 nous donne l’impression de retrouver des vieux copains. Pas toujours adroits mais dont on parle depuis des semaines en se disant qu’on a hâte de les revoir.

    Soutenu par une OST très inspirée et parfaitement disséminée, DMC5 se permet d’avoir un scénario certes un peu basique et finalement accrocheur. Tout a fonctionné envers nous. Les moments fous? Fous. Les moments touchants? Touchants. En prolongeant habilement ce qui avait été initié par DMC4, le soft nous exprime tout l’amour de la saga et se présente comme une pièce maîtresse. Qui plus est DMC5 se permet de tirer le meilleur du catalogue de Capcom. On pensera en vrac à Resident Evil, Onimusha, God Hand ou encore Final Fight. De sacrées références.

    Et on le dit, on le répète: nous attendons avec impatience le Bloody Palace pour affiner nos techniques de tueurs du Mal. Finir l’histoire dans ses différents modes de difficulté est une belle étape. En disséquer la substance en sera assurément une autre. Second round!

     

    Note du test 10/10En conclusion :

    On l’accorde: le jeu vidéo parfait n’existe pas. Mais les sensations qui en découlent peuvent l’être. Devil May Cry est une série avec laquelle nous avons grandi en passant de l’âge ado à l’âge adulte. Et à l’instar de cet opus nous avons pris en maturité à défaut d’avoir réellement grandi. Qu’il est bon de crier à travers la maison lors d’une révélation après avoir copieusement insulté son adversaire tout juste vaincu. En marge des diverses mutations du jeu vidéo, Devil May Cry 5 se comporte en sale gosse tout en gardant son cap, celui d’un BTU au rythme soutenu et jouissif. Doté d’un gameplay solide, d’une richesse qui ne demande qu’à être découverte, DMC5 se souvient de la notion de fun parfois oubliée par des productions aux phases d’explorations pénibles. Synthétisant tout le savoir-faire de Capcom, période arcade incluse, le 5ème chapitre détonne autant qu’il nous étonne. Un beau paradoxe quand on sait que Dante est à nos côtés depuis des années et que la formule est intacte. Pourtant chaque niveau nous aura autant émerveillé que surpris, chaque seconde aura été un enchantement. De la race des très grands, Devil May Cry 5 à l’image de son protagoniste vieillissant regarde le changement sans le subir. Il évolue sans chercher l’adhésion du “tout public”. Une marque de respect envers le sien en somme.

    Les plus

    Le retour du Roi
    Un vrai BTU
    La sensation de puissance
    Variété intelligente
    La courbe de progression vertigineuse
    L’OST raffinée
    Mise en scène réussie
    Dante, Nero et V
    Nico, la bonne surprise
    Les mobs et les boss

    Les moins

    La caméra qui se sauve parfois
    Quelques explications de gameplay manquantes
    Certains personnages en retrait

    En résumé


    Devil May Cry 5 par Rating: 10 / 10


    Commentaires
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      kalib - Posté le samedi 16 mars 2019 à 05h07
      Bonjour, merci pour le test. Aussi le clin d'oeil à gameplay rpg^^
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      NoBloodyKnows - Posté le samedi 16 mars 2019 à 18h25
      Merci! Nous avons pris beaucoup de plaisir et le retour de la série fait du bien . Et nous tenions à l'hommage envers la grande époque de la presse papier ! ^^
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     :-)   :-d   ;-)   :-/   :-|   LOL   :-i   :-D   :(   :-C   8-)   :-o   8-(   :-;   :9-)   :x
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