Note du test 8.5/10En conclusion :

Il serait fou de dire que tout a changé, que le passé ne fut que fondation et que désormais, la puissante flotte se dirige vers d’autres horizons. En cela, Nioh 2 choisit d’agrémenter sa recette plutôt que de la modifier et c’est une excellente décision. Nul besoin de casser un jouet qui fonctionne et cela, la Ninja Team en est consciente. Alors plutôt que de se fourvoyer dans un marécage englué d’enfer pavé de bonnes intentions, les créateurs choisissent l’équation du talent et du savoir-faire pour aboutir au résultat que nous caressons, non sans se prendre une bonne volée de temps en temps! Et comme en amour: parfois se faire mal, ce n’est pas si mal. Nous retiendrons en effet une difficulté qui pique l’espace d’un instant notre ego, sans que la rage ne monte en nous car ce que Nioh 2 est capable de vous prendre en quelques secondes, il saura vous le rendre au fil du temps en vous gratifiant de la plus belle manière qui soit: par le biais d’un “c’est bon, vous avez réussi”. Toutefois, il est illusoire de penser que la bannière saura rassembler l’ensemble des gamers mais ne boudons pas notre plaisir: ce que faisait le titre original, sa suite le transcende dans les grandes lignes. Un must-have à ne pas ignorer et désormais une série qui sera attendue au tournant en cas de 3ème opus qui, le cas échéant, devra tenter encore autre chose pour ne pas être accusé d’immobilisme. Pour l’instant présent, c’est une vraie leçon de gameplay qui s’offre à nous et il serait dommage de ne pas tendre l’oreille à l’appel des champs de bataille, quitte à y perdre quelques membres. L’honneur est à ce prix.

Les plus

Le système de combat
Améliorations pertinentes
La plupart des boss
La progression dans les stages
La complexité du level-design
Les possibilités offertes
Difficile sans être atroce

Les moins

Ne révolutionne pas la formule
Pas toujours accueillant pour le débutant
Interface un peu lourde

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    rédacteur
    NoBloodyKnows


  • ps4

    NiOh 2
    Editeur : Tecmo Koei
    Développeur : Team Ninja
    Genre : Action | RPG
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 13 mars 2020
    Support


    version éditeur

    Test NiOh 2

    Publié le jeudi 26 mars 2020 à 14h28 par NoBloodyKnows
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    “Que la force soit avec vous!”. Oui il y a ce petit côté réchauffé si nous prenons le leitmotiv au pied de la lettre mais nul doute que citer les classiques a quelque chose de réconfortant. Et en parlant de classicisme, qui aurait pu prédire un tel avenir pour les jeux inspirés des Souls? Oui nous ne mettrons pas le sobriquet “like” en ce qui concerne Nioh puisque si la structure partage des similarités avec le maître-étalon, la philosophie s’engage sur un chemin différent sur tellement d’axes, et ce en dépit de certaines lignes codifiées toutes tracées! Revenu d’entre les morts (restez, on s’amuse tellement entre nous!) grâce aux efforts de la Team Ninja qui lui aura évité l’affront d’arlésienne voire de vaporware, le premier opus est parvenu à s’imposer comme fiable et puissant, sans peur de l’adversité pour parvenir à ses fins. Certes relevé, le challenge bénéficiait d’un équilibrage appréciable: comment en aurait-il pu être autrement au regard de l’identité des développeurs, eux qui n’hésitèrent pas à retravailler en profondeur un Ninja Gaiden 3 en piteux état lors de sa sortie? L’effet de surprise dissipé, il s’agit d’enfoncer le clou avec une suite qui se doit d’être à la hauteur, au minimum, pour élever le voyage jusqu’au sommet de l’Olympe vidéoludique. Une pression qui incite à une nouvelle exaltation ou, à l’inverse, à un débit mesuré dégageant une sensation prudente pour mieux sécuriser les acquis? Certainement un peu des deux mais l’objet mérite de passer sur le billard pour se voir disséqué avec tact par nos petites mains encore tremblantes devant tant de dextérité à promouvoir. Ravalons notre fierté l’espace d’un instant pour mieux jubiler lors du triomphe. Nioh 2: amène toi!

     

    Nioh en bloc!


    Sans nous fondre dans un incipit sans intérêt, rappelons une chose essentielle pour l’étude de notre sujet du jour: non, nous ne dresserons pas de comparatif, du moins global, avec Sekiro tant les 2 se révèlent contraires sur de nombreux aspects. Ce serait comme emmener sur le ring Devil May Cry et God of War: oui ce sont 2 BTU et...cela s’arrête ici. Le principe est équivalent et si certaines concordances sont à noter, elles ne permettent pas réellement d’établir un parallèle pertinent. Considérer les 2 comme un tout serait une sorte de mépris gras envers le gamer.

    Cependant, en bon Action-RPG pour ceux qui aiment qu’on leur résiste pour progresser, Nioh 2 prend le pari de la difficulté, comme son aîné. Toutefois il s’agit de rétablir certaines vérités: en s’accrochant, le jeu n’est pas insurmontable même s’il se montre moins accueillant dans les premiers instants que son grand frère, lui qui permettait un tour de chauffe dans une tour pour dégoter les premiers indices de l’essence du titre. Non ici c’est bim! Dans le vif du sujet. Il y aura tout de même le didacticiel pour découvrir ou rafraîchir les mémoires; cependant dès qu’il s’agira d’effectuer les premiers pas dans la mission d’initiation, pas encore représentative du reste (l’apparition soudaine du titre à la fin de celle-ci en attestant!), il y a de fortes possibilités de cumuler les échecs sans avoir passé en revue l’ensemble du niveau. Surtout si vous chargez avec toute votre fougue un puissant mob rencontré rapidement: sachez juste que l’héroïsme ne peut couvrir la réalité glacée…

    Et c’est en cela que Nioh 2 peut perdre du monde en route au sens où sa courbe de difficulté peut perturber: la galère se situe au début, le temps de s’imprégner des dogmes à ne surtout pas négliger puis au fil de l’aventure, vous trouverez votre rythme de croisière. Et ce qui vous paraissait impossible encore quelques heures auparavant se mue en but à atteindre, petit à petit. Enfin ce sera véridique jusqu’aux derniers instants du soft, corsés, qui nécessitent toute votre habileté apprise durant les nombreuses heures qui composent le récit.

    D’ailleurs, il sera difficile de réellement quantifier la durée de vie d’un premier run tellement cela dépend des caractéristiques d’un joueur entre sa capacité à rester calme face aux événements, son empirisme, son apprentissage, son envie de découverte ou sa patience pour tout customiser dans les menus. Une certitude: la trentaine sera dépassée si vous ne foncez pas tête baissée et que vous prenez le temps de visiter quelques recoins.

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    Rien à redire, le style est là!

    Lame en peine


    Au niveau de l’ambiance, pas de débat: tout est retranscrit correctement pour que l’ère Sengoku vous pète à la tronche. Si le bestiaire ne surprend plus vraiment, il reste exceptionnel et exponentiel. Des démons aux brigands en passant par les boss majestueux (qu’ils soient gigantesques ou humanoïdes) et les PNJ, tout transpire la réussite. Le folklore se mêle au réalisme, le tout soutenu par un chara-design juste et des animations des expressions faciales grandement améliorées en comparaison avec le prédécesseur.

    Nul besoin cependant d’hurler au sans-faute: si certains panoramas charment la rétine, notamment grâce à des effets de lumière dont la saturation est millimétrée, la technique pure est uniquement sauvée par une Direction Artistique robuste. En effet si nous nous basons sur les graphismes, Nioh 2, sans être affreux, accuse un véritable retard en comparaison avec d’autres productions. Le premier stage servant de didacticiel vous donnera le “la” concernant le constat. En outre nous réitérons: ce n’est pas une catastrophe et cela permet une fluidité sans faille.

    En cela, vous aurez le choix entre un mode vidéo, qui fixe le framerate à 30 images par seconde en embellissant le grain et le mode action qui maintient une meilleure cadence avec les 60 FPS qui font plaisir tant ils sont essentiels au gameplay. On ne saurait que trop vous conseiller la 2ème option car la vivacité du système de jeu fait que Nioh 2 a des airs parfois plus prononcés de Beat’em Up que de A-RPG.

    L’OST joue également son rôle: discrète la plupart du temps, elle prouve sa capacité à transcender une scène lorsque le besoin s’en fait sentir, sans toutefois parvenir à dégager une piste qui nous reste en tête. Qu’importe finalement tant que l’atmosphère rejaillit et c’est l’un des atouts du titre, qui bénéficie en plus d’une mise en scène soignée: ni trop sombre ni trop sobre, avec de temps à autre la petite pointe d’humour discrète mais salvatrice et des silences mesurés. En revanche, cela ne permettra pas au scénario un brin prétexte de sortir du bois. On retrouve quelques frasques inhérentes à la période mais nul besoin d’espérer quelque chose de grandiloquent au point où parfois, nous nous demandons si les quelques ellipses entre les niveaux ne sont pas trop béantes.

    Rien de bien rédhibitoire, puisque le premier souffrait de cette même tare mais la destinée de William nous aura plus transcendés que l’histoire de notre avatar, un être cette fois-ci concocté de toute pièce par vos soins par le biais d’un éditeur de personnages relativement complet et permettant de créer un charisme émanant de la plastique. Pour le reste, comme tous les habitants de la planète “made in gamer”, il faudra se contenter d’un mutisme parfois gênant dans certaines situations mais impossible de blâmer Nioh 2 sur ce point puisqu’il est récurrent. D’autant plus que le doublage des autres protagonistes, notamment en japonais (désolé mais l’anglais ici ne sied pas suffisamment au propos) est efficace.
     

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    Massacre en règle.

    Ninjitsu de table


    Pour la formule, en dépit de quelques nouveautés que nous développerons, l’eau est nette pour les habitués. Pour les autres, sachez que vous progresserez dans des environnements au level design complexe et ce sera à vous de trouver les raccourcis pour ne pas tout se retaper la zone avant d’en voir le bout. Si nous reprochons parfois un certain manque de verticalité, et c’est le seul point pouvant être comparé à Sekiro, les progrès sont appréciables et les régions bien foutues. D’accord, les stages sont de taille un peu réduite et point de notion de monde ouvert ici: vous passerez par une carte du monde pour accomplir des missions.

    Mais condamner cet état de fait serait injuste tant le remplissage n’est pas artificiel et les chemins bien conçus, pour peu que vous appréciez le triptyque grottes/villages dévastés/donjons maquillés. Nous prenons plaisir à transpirer en attendant de découvrir comment accéder au temple initial, le point safe où tout se régénère et où il est possible de récupérer ses items de soin, ou d’en découvrir un nouveau afin d’avoir le sentiment de progresser.

    Car vous l’aurez compris: ici aussi la mort fait partie de l’expérience et certains endroits se traversent à la dure, en progressant peu à peu pour voir la fin du tunnel. Comme d’habitude, en cas de trépas, vous aurez une seconde chance de récupérer votre XP perdue. Mais si le guerrier se fait poutrer à nouveau en route...tout s’envole. Ce sera la dure loi féodale et il est fortement conseillé d’avancer avec prudence jusqu’à reconnaître chaque lieu et anticiper chaque épreuve tant les moments d’inattention sont les messagers de la défaite. Un simple mob peut vous empaler en un clin d’oeil et les pièges sont monnaie courante: si ceux-ci sont désormais classiques (le gredin caché dans l’angle mort ou la pierre qui vous écrase la tronche en pleine montée), il n’en reste pas moins redoutables. De là à penser qu’un renouvellement serait efficient dans le futur? Il n’y a qu’un pas…

    C’est aussi en ce sens que le qualificatif “Nioh 1.5” aurait tendance à fleurir. Cela pourrait être une exactitude au sens où le bouleversement n’a pas lieu mais nous pensons plus sereinement que le genre atteint aussi ses propres frontières et que les petits gars de Team Ninja en sont conscients. Mais sûrs de leur savoir-faire, ces derniers peuvent compter sur un système de combat extraordinaire, encore amélioré dans cet opus.
     

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    Un résumé de votre puissance!

    Sai le fait


    Et là, c’est LA quintessence du soft, de celle qui en met plein les mirettes de celui qui observe l’aspect jouissif des possibilités. Outre l’arsenal qui est mis à notre disposition, de la hache au sabre en passant par les tonfas ou autres lances, Nioh 2 sait varier les plaisirs grâce à des movesets réussis et des timings d’attaque relativement équilibrés et ce afin de répondre à des ennemis étonnamment enragés dans les affrontements en dépit de quelques rares loupés d’IA. Cela vous donne une panoplie extraordinaire qui varie selon votre posture puisque le trio haut (offensif), middle (modéré) et bas (défensif et vif) est conservé. A vous de trouver votre style et de varier les plaisirs, tout en prenant en compte les avantages et risques de chaque garde.

    Et ce n’est pas tout! Il faudra bien gérer protection, esquive de dernière minute et la contre-attaque pour ne pas finir en pièces détachées! Et cela en surveillant votre barre de PV, capable de fondre comme neige au soleil et votre barre de ki (l’endurance en gros) qui limite vos actions. Et croyez-nous: voir son champion essoufflé par excès de zèle alors qu’il s’apprête à encaisser un bourre-pif a de quoi donner des sueurs froides! C’est à vous de doser vos actions en prenant en compte l’équipement que vous portez pour ne pas tout cramer en quelques mouvements, dont certains seront parasites car inutiles. C’est une discipline à apprendre mais que tout le monde se rassure: cela fonctionne sur les adversaires et un ennemi à poil de ki sera puni par un finish-move de votre part du plus bel effet et simple à réaliser!

    Surtout qu’il est possible de récupérer selon un timing précis des bouts d’endurance importants selon la situation, technique qui servira aussi à purifier certaines zones où les ennemis réapparaissent à l’infini si vous ne réalisez pas le nécessaire. Facile à comprendre, nécessitant de la dextérité, le système de combat est formidable et généreux, aidé par une caméra qui ne nous fait pas trop souvent faux-bond.

    Ce que vous portez est également essentiel et pour les protections, nous ne tomberons pas de haut entre les membres, torse et tête: il faudra mesurer le poids pour ne pas trop s’encombrer. Idem pour les armes: certaines dispensent des bonus de statistique à ne pas négliger. Le principe est évident: si vous êtes du genre costaud, la bonne arme lourde des familles permettra d’écraser les fallacieux belliqueux là où 2 tonfas donneront satisfaction à l’agile.

    Il ne faudra pas non plus zapper l’ensemble des armes à distance, comme les arcs, qui permettent de faire le ménage à distance par le biais d’un projectile balancé en pleine tête. D’ailleurs, nous serions de vilains menteurs si nous n’avouons pas notre appétence pour l’arquebuse, dont le bruitage est tout simplement parfait!

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    LA nouveauté!

     

    Le sang ça la jitte


    En parlant de statistiques, celles-ci ne vous surprendront pas mais la mécanique est suffisamment huilée pour ne pas faire la fine bouche grassouillette. Constitution, force, endurance, magie...rien ne nous perdra dans les abysses de l’incompréhension et ce sera à vous de faire des choix pour modeler votre perso, sans trop s’éparpiller pour garder une cohérence dans le level-up. Ainsi, un niveau 35 peut se retrouver bien plus faible qu’un niveau 20 si la distribution des points durement acquis est faite de manière aléatoire. Et pour pouvoir effectuer du boost, il faudra massacrer les adversaires pour récupérer l’amrita, l’essence même du level-up qu’il ne faudra pas perdre en route en raison d’une mort affreuse.

    Pour la simplicité, tout se fait dans les fameux temples où vous pourrez monter de niveau, appeler d’autres joueurs (nous y reviendrons), acheter quelques précieux items...entre autres! Le tout est instinctif, là où le sphérier de compétences est très voire trop riche. En soi, l’idée est bonne mais l’interface est un peu lourde et il faudra s’armer de patience avant d’automatiser tous les rouages. Mais ne crachons pas dans le potager, la subdivision dudit sphérier (partagé entre les différents types d’armes ou les comp hybrides...et bien d'autres) nous aide et il est fantastique d’enrichir encore la panoplie de mouvements, spécifiques au contre consécutif à une protection ou à la garde haute par exemple.

    Cela donne un peu le tournis au début, d’autant que le système de familiarité avec les armes pousse à ne pas trop en changer au début. Heureusement, une pause bénéfique dans le dojo vous permet de vous entraîner pour ne pas être submergé par les possibilités, d’autant plus que la forge sera disponible aussi pour transformer, améliorer, défaire, acheter ou vendre de l’équipement. On soulignera, en toute subjectivité totale, la mise en scène de ladite forge qui pète la classe.

    Enfin, et c’est la nouveauté qui colle au sabre de ce Nioh 2: les pouvoirs de Yokai, puisque notre avatar en est un demi, sont d’une utilité à toute épreuve et ajoutent un piment non négligeable pendant les affrontements. La barre violette (la 3ème en fait) sera la jauge à surveiller et à faire monter en tabassant les adversaires avec des coups classiques pour enfin faire exploser la colère démoniaque sous la forme de coups à distance, d’écrasement ou de zone...les possibilités sont nombreuses et à récupérer via les noyaux d’âme obtenus sur des grosses bestioles que vous aurez domptées.

    La transformation totale en Yokai vous accordera aussi une puissance accrue et une forme d’invulnérabilité mais là encore, l’équilibrage est de mise car en aucun cas cela ne ressemble à du cheat, sachant que la jauge est également à faire grimper pour bénéficier de cet état. Cependant, cela vous sauvera les miches à de maintes reprises, évitant la crise de nerfs...

    Mais ne vous sauvez pas: il y en a encore!

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    Patience et sérénité...

    Boss to be alive


    Il faudra aussi faire attention aux attaques explosives qui nécessitent un contre bien particulier en effectuant la bonne combinaison de touches à la seconde près. Cela posera un fameux dilemme: ou vous esquivez et faites durer l’affrontement, ou alors vous tentez cette parade surpuissante qui fera d’énormes dégâts, à vos risques et périls si vous vous foirez. Une concentration permanente, comme le samouraï qui est en vous devrait en jouir. Les demi-boss seront suffisamment présents dans les zones pour vous exercer (les mobs et trash-mobs aussi dans une moindre mesure) à cet art qu’il faudra rapidement acquérir.

    Cet entraînement ne sera pas de trop pour affronter les gardiens de niveau, plus inspirés à notre sens que ceux du précédent jeu, où il est vital d'observer les patterns tout en prenant en compte l’espace de l’arène de combat pour ne pas se retrouver coincé et tabassé contre un mur. Bien dosées, les rixes deviennent démentielles vers la fin de jeu où anticipation et réflexe feraient bien de passer leur lune de miel ensemble si vous souhaitez seulement survivre. Du tout bon, à quelques exceptions!

    Votre esprit protecteur sera également votre grand allié, définissant votre foi intérieure et votre philosophie entre force, agilité et magie, en plus de quelques petits bonus pas forcément transcendants mais appréciables, surtout lors des phases sur le fil du rasoir. Imaginez: votre protagoniste subit une altération d’état, vous n’avez plus de soin et la porte de fin de niveau vous attend...sachez alors utiliser vos atouts et la gloire s’offrira à vous!

    Enfin, le système de castagne contre les fantômes de joueurs est encore de mise (les fameuses tombes en rouge), là où les tombes bienveillantes (en bleu) permettent d’invoquer également un ghost de gamer, dirigé par une IA, qui maintient le challenge car finalement, à part se faire empaler en attaquant n’importe comment, elle n’a pour utilité que de distraire l’ennemi pour que vous lui passiez dans le dos. L’avantage? Nul besoin de PS+!

    En revanche, si vous disposez d’un abonnement, vous pourrez traverser l’aventure à 3 vils coquins mais cela est à double-tranchant: vous tomberez parfois sur des gamers qui ont poncé le jeu et qui éclatent le niveau rapidement. Cependant, la communauté est jusqu’ici bienveillante et beaucoup de joueurs rencontrés montrent les secrets qui peuvent nous échapper, comme les kodamas (ces adorables êtres!) disséminés dans les niveaux ou les trésors moins évidents à repérer.

    Cela encouragera néanmoins éventuellement les plus réfractaires à se lancer, passant du stade d’apprentis à grands maîtres respectés, fiers d’avoir bravé missions principales ou secondaires et d’avoir utilisé chaque objet avec bienveillance et efficience.
    Car c’est aussi ça Nioh 2: rassembler dans la douleur. Mais celle-ci a le don d’inspirer l’instinct grégaire…

    ​L’avis de Warmelin Gaming:
     

    “On ne change pas une équipe qui gagne”

     

    Ce nouvel opus ne brille pas forcément pour sa nouveauté, cependant il plaira aux puristes du genre. Une fois le jeu terminé on en redemande facilement, toujours en quête de puissance avec le mode de difficulté supplémentaire “Rêve du guerrier”.

    La Team Ninja réussit encore à nous plonger dans l’ambiance à mi-chemin entre un bon vieux Onimusha et un Dark Souls. L’aventure ne s'arrêtera pas pour autant car à l’avenir de futurs “DLC” seront disponibles afin de garantir la continuité de votre périple. Nioh 2 reste un must en plus d’être une exclusivité à ne rater sous aucun prétexte!

    A vous la vie de samouraï sur le long chemin du “Bushido” et des légendes japonaises médiévales.

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    Un chemin sûr???

     

     




    Test NiOh 2 - 14 minutes de lecture