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    ReleaseForBurial


  • ps4

    The Messenger
    Editeur : Devolver Digital
    Développeur : Sabotage Studio
    Genre : Action | Plates-formes
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 19 mars 2019
    Trophées : Oui
    Prix de lancement : 19,99 €
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    test de The Messenger

    Version Éditeur

    Test The Messenger

    Publié le mardi 16 avril 2019 à 08h24 par ReleaseForBurial - 693

    Listen all y’all, it’s a Sabotage !!! Listen all y’all, it’s a Sabotage !!! N’y voyez pas un message de mauvais augure alors que je viens d’implanter dans votre tête ce magnifique titre des Beastie Boys datant de 1994. Ca remonte, pas vrai ? Ouais 25 ans déjà… Vous imaginez à l’époque, on jouait encore à la Super Nintendo pour la plupart tandis qu’une certaine partie du monde mettait les mains sur une console désormais légendaire et qui réside haut haut haut dans notre estime ici chez PSMag (Pour ceux qui n’auraient pas saisi, je fais allusion à la première PlayStation). On quittait progressivement le monde des consoles 16 bits et que dire des 8 bits… Bref, trêve de digressions et venons-en au jeu qui nous intéresse, The Messenger du studio québécois Sabotage. Là dans un soupir teinté de soulagement et d’un peu d’agacement, vous comprenez enfin pourquoi le titre des Beastie Boys mais bon, il n’y a pas que ça.

     

    Karate Ninja Kid…


    A l’école des Ninjas, quand on fait le malin et que l’on bosse pas bien on finit par se retrouver à devoir quitter le village lors d’une attaque de démons sanguinaires. Lors de cette attaque, un mystérieux guerrier surgit de nulle part et transmet un parchemin au cancre que l’on incarne afin de le livrer à un temple se trouvant au sommet de la plus haute montagne de la région. Pas besoin de plus, nous voilà parti à l’aventure.
    Partant d’un postulat de base plutôt simple, The Messenger va se montrer au fur et à mesure de son scénario, somme toute très intéressant et captivant: chaque élément s’imbrique progressivement, naviguant entre quête initiatique, fantastique et récit de science fiction, le tout saupoudré d’un humour imparable et de références exquises.
    Le récit de The Messenger se montre donc fascinant sans pour autant se prendre la tête. Non, ici, on rigole plus souvent des situations et on manie l’ironie sans modération.

    test de The Messenger
    Le pixel art au service d'une aventure haute en couleur

    Skill lui ?


    On prend en main donc le messager en main. On lui donne le nom que l’on veut et c’est parti. Prise en main des plus rapide. Un bouton de saut et un bouton pour donner un coup. Simple ? Oui, mais pas que. Car déjà on sent le potentiel de progression du jeu. A l’aide de ces deux actions, on va déjà pouvoir comboter : le saut nuage ! Ce combo qui va se montrer vital lors du jeu consiste à un saut puis d’enchaîner sur un coup bien placé sur un ennemi ou un objet du décor et de refaire immédiatement un second saut. Cette pratique va permettre d’enchaîner bien des sauts et lors de la progression du jeu, permettra simplement de survivre à bien des embûches. Le messager va rencontrer lors de son aventure, un personnage qui l’aidera en lui donnant de nouvelles capacités. Par la suite, libre au joueur de dépenser des éclats (la monnaie du jeu) pour améliorer ses capacités acquises ou bien sa santé entre autre. Le joueur va avoir à sa disposition une cape, un grappin ou bien encore des shurikens. Du classique, certes, mais The Messenger va demander au joueur de maîtriser à la perfection toutes les techniques pour pouvoir venir à bout du jeu.

    test de The Messenger
    The Messenger se veut très rétro

    Une histoire de bits…


    Whaaaaaaaat ??? Non mais ça va pas ?!! C’est quoi ce titre de gros dégueu… Aaaaaaah oui, oui oui, vous comprenez enfin ! Je suis pas un pervers hein. Si j’ai choqué mon lectorat, je vous présente mes plus plates excuses.
    Les québécois de Sabotage ont décidé de faire un jeu rétro. Choix très populaire dans le monde de l’indépendant de nos jours, il n’est pas signe de réussite à chaque fois. Bien des jeux sous couvert de retro-gaming et hommage finissent simplement par se servir du pixel-art à tort et à travers. Ici, on peut vous l’assurer, c’est maîtrisé et à un tel point que l’on se demande si nous n’avons pas réellement remonté le temps.
    The Messenger se présente à la base sous la forme d’un jeu en 8 Bits mais on sent un véritable travail sur les décors et le level design. Ce n’est pas juste pour la forme. On retrouve du travail de qualité comme à l’époque d’un Shinobi, ou encore Ninja Gaiden dont le jeu s’inspire parfois sans vergogne et glissant d’ailleurs au joueur de nombreuses références aux titres.
    Les haters haïront mais pour les pros retro gaming, l’expérience est au top. Si vous êtes retro mais pas trop, un twist durant le jeu transforme et convertit son et image en 16 Bits et bordel qu’est-ce que ça en jette. On sent que les gars de Sabotage ont compris cette patte graphique et se la sont proprement appropriés plutôt que juste l’emprunter pour essayer de faire genre.
    Au cours de l’histoire, l’alternance des graphismes 8/16 Bits, grâce à une petite pirouette temporelle permettra au joueur d’admirer des décors améliorés ou bien vidés suivant la puissance graphique et on apprécie surtout le level design pensé sur les deux époques et les habilités du personnage.

    test de The Messenger
    Beaucoup de zones à explorer

    Ninja-Shino-Troid


    Ce level design, il faut l’avouer, est génial et montre une autre inspiration du jeu : Metroid ! The Messenger est un metroid-vania en plus d’être ce qu’il est déjà sans que cela sente la copie pourtant. Juste une application des codes des genres.
    Durant le jeu, il y a un grand nombre de zones que l’on devine visitable mais pas accessible. A partir d’un certain moment, grâce aux sauts temporels, nombre de ces zones vont se découvrir et le jeu devient encore plus dément. En plus de ça, il faudra maîtriser les techniques acquises pour les atteindre parfois au prix de nombreux essais. Mais même là, le jeu n’aura pas encore tout livré.
    Ce trip metroidien est également le point faible du jeu. Peut-être le seul réel. En effet, le jeu va nous forcer à faire beaucoup d’allers-retours entre les zones et les époques, ralentissant grandement le déroulé de l’histoire par moment, mais aussi la compréhension des objectifs. Mais bon, on se relâche pas, car c’est juste ça, rien d’autre.

    test de The Messenger
    De beaux panoramas

    Le Ninja qui riait de la mort


    The Messenger est un jeu où l’on va mourir beaucoup. Par la faute des ennemis, des décors ou bien de la maîtrise de ses skills. La courbe d’apprentissage est bonne, non punitive. La mort survient la plupart du temps parce que l’on se fait blesser lors des combats avec les ennemis ou bien, et surtout, parce que l’on applique pas ou alors très mal, ce que l’on a appris. Pas d’approximatif dans le soft des québécois mais pas du punitif pour autant, loin de là. Le jeu est juste, tout le temps et la difficulté dosée de manière à ne jamais être insurmontable. Patience et application des techniques mènent loin et puis si on meurt, et bien on reprend au dernier point de passage et on recommence. Là aussi, le jeu manie l’humour car notre messager se voit attribué un petit démon, Kazimodo, qui sera là pour nous sauver de la perdition, contre une petite somme bien sûr. Kazimodo ne se gêne pas par contre pour glisser des réflexions bien piquantes sur nos manières de mourir ou bien simplement nos capacités, et certaines de ses répliques font bien rire malgré leur côté cinglant.

    test de The Messenger
    Pas cool celui là

    What else ?


    Que dire encore du soft de Sabotage ? Il reste quoi ? Les skills ? Check. Le level design ? Check. Les graphismes ? Check. L’humour ? Que dire encore là dessus, à part que chaque dialogue est drôle, savoureux et très bien traduit. On se marre du côté loufoque de chacun d’eux, des leçons que l’on en tire (ou pas), des références glissés par-ci par-là, du côté quatrième mur qui tombe régulièrement. La musique ? Démente, jouissive avec des thèmes marqués et qui restent en tête et sujettes aussi aux changements entre 8 et 16 Bits. La direction artistique ? Maîtrisée de bout en bout, que ce soit dans le design des personnages que dans la direction des lieux visités. Bref, si on cherche un petit peu, on peut trouver juste à redire sur le bestiaire qui ne se renouvelle pas assez tout au long du jeu. Dommage.

     

    Note du test 10/10En conclusion :

    Il y a quelques mois déjà, The Messenger faisait sensation sur PC et Switch. Désormais, il est jouable sur notre console favorite et c’est une réussite !!! Quel jeu mais quel jeu ! On pourra s’aventurer à dire que c’est encore de l’indé, encore du pixel art, et bien d’autres choses encore, mais que c’est maîtrisé, dirigé avec amour, respect et compréhension de codes de diverses époques, proposant une progression abordable sans être easy et se montrant assez dur sans être punitif. Le gameplay, le graphisme, le scénar, le level design, les dialogues, la musique, rien n’est laissé au hasard et absolument tout déchire ! C’est juste jouissif et the Messenger est certainement un des meilleurs jeux sortis ces derniers mois, indépendants ou pas. Ici, c’est un véritable coup de coeur !! Foncez y jouer !!!

    Les plus

    Un scénario plein de rebondissements
    L’absolue maîtrise de tous les aspects du jeu
    L’humour décalé
    La bande son génialissime
    Les personnages
    En résumé, tout le jeu !!!
    La possibilité d’écrire un test sans faire la colonne "Les Moins"

    Les moins

    ...

    En résumé


    The Messenger par Rating: 10 / 10


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