Note du test 8/10En conclusion :

Paper Beast est une nouvelle expérience VR dans un univers atypique émouvant et passionnant. Chaque niveau est une expérience magique où faune, flore et environnement possèdent une alchimie réussie. Cet univers étrange vaut le détour. Le mode Sandbox, à la limite du God Game, permet de tester et approfondir ce que le studio a intégré dans le mode histoire. Maniabilité exemplaire, très bon confort de jeu, ambiance, immersion sont autant de qualificatifs de Paper Beast. En ces temps de confinement, le jeu d’Eric Chahi est un échappatoir, une invitation au voyage magique et réussie.

Les plus

Un univers prenant et envoûtant
Un jeu VR magnifique
Une OST émouvante
Un message fort
Les créatures
Pas de Motion Sickness

Les moins

De légers soucis de physique
Rejouabilité limitée du mode histoire

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    rédacteur
    Pilou


  • ps4

    Paper Beast
    Genre : Aventure
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 24 mars 2020
    Trophées : Oui
    Support


    version éditeur

    Test Paper Beast

    Publié le lundi 23 mars 2020 à 17h25 par Pilou
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    jeu réalité virtuelle
    Support : Support : Dualshock 4 / PS Move
    Motion Sickness : Absent
    Durée : 5-6h

    Trente ans... cela fait presque trente années qu’Another World a vu le jour, ce jeu d’aventure atypique propulsant un certain Lester dans les méandres de l’espace et du temps. Ce petit bijou vidéoludique est l’oeuvre d’Eric Chahi: vous le connaissez surement avec d’autres hits comme From Dust, le God Game ou encore les aventures d’Andy et Whisky dans Heart of Darkness sortis plus récemment. Depuis 2016, notre frenchie a fondé le studio Pixel Reef et nous propose accompagné par son équipe montpelliérain, un voyage dans l’univers du PlayStation VR avec Paper Beast qui sort demain sur PlayStation 4. Attachez votre ceinture et bon voyage dans l’univers de Paper Beast!

     

    La beast est en moi


    Une production d'Eric Chahi est toujours un événement suscitant un certain engouement offrant toujours une vision et des univers magiques. Et Paper Beast ne déroge pas à la règle!

    Iil y a environ un an, nous avons appris l'arrivée d'une nouvelle expérience VR, fruit de son travail et de son équipe, nous nous sommes empressés de suivre cette future production.
    Après avoir dépoussiéré notre casque PlayStation VR, place la session de jeu!

    Jouable assis ou debout, on recommande le jeu au casque audio pour profiter au mieux de la bande son, assis et bien calé dans son fauteuil. Le jeu donne-t-il la nausée ? La réponse est non. Le Motion Sickness est totalement absent.

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    Bienvenu dans Paper Beast

    Pa’peur du voyage


    Mais alors qu’est-ce que Paper Beast ?
    Pour le pitch, le jeu nous propose de découvrir un monde mystérieux et virtuel peuplé d’une vie artificielle, fruit de l’accumulation de données et d’algorithmes oubliés dans le flux tumultueux du net.

    Dans le mode histoire, notre avatar (en vue à la première personne) suit la succession d’une vingtaine de niveaux répartis en sept chapitres.
    Dans Paper Beast, aucune indication n’est fourni tout comme le scénario qui évolue avec ce que ressent le joueur. Chaque niveau est une énigme, un puzzle à terminer pour avancer au niveau suivant. Un conseil: testez, expérimentez mais ne regardez jamais les solutions. La plupart du temps elles sont logiques, demandant juste de la pratique et de l’observation. Des diamants de téléportation sont d’ailleurs disponibles sur certains plans pour prendre de la hauteur et observer le biome et ainsi trouver la solution.

    Faune, flore, environnement, chaque niveau traite d’un sujet. Faire fondre une cascade gelée grâce à un bloc de lave, ensabler le cours d’une rivière pour faire avancer un troupeau sont des exemples. Il faut jouer avec les capacités des créatures. Observation, matière grise et pratique sont donc au coeur du jeu. Ces énigmes sont liés à l’environnement fait de roche et de sable mais elles ne sont jamais illogiques et incompréhensibles.

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    Le monde de Paper Beast est onirique

    Un jeu sans Rififi


    Pixel Reef a su créer une ambiance et un univers convaincant où chaque créature ou élément sont à leur place.

    Paper Beast propose un bestiaire fait de créatures en papier, des origamis vivants: c’est magnifique et le travail d’animation est époustouflant. On se prend d’affection pour lesdites créatures qui partagent notre voyage (et non un périple). Aucun challenge, aucun temps n’est imposé au joueur. Je le répète: c’est une invitation au voyage et à la découverte.
    Les créatures sont de tout type et de toute taille.

    Les antilopes raffolent de boules de papier et se font décimer par des sortes de tigres, vils prédateurs bordés de couleurs vives. Je me bloque volontairement dans le listing et la présentation des créatures car c’est l’un des éléments central du jeu. Mais comprendre comment ils se nourrissent, se reproduisent et leur place dans la chaîne alimentaire est tout bonnement exceptionnelle. La flore a également une place importante mais encore une fois, découvrez par vous même tout le travail réalisé par le studio.

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    Un biome à découvrir

    Un univers fait de Pixel et de son réussi


    L’environnement, constitué de sable et de roche, joue également un rôle primordial et évolue en fonction des conditions climatiques. Un orage? Des flaques apparaissent, l’eau ruisselle et érode le sable. Les fleurs poussent dans ce désert. On peut les semer. On s’émerveille à observer les nuages dont certains ont la forme de chiffres. L’immersion est excellente et le son y est pour beaucoup. Des musiques douces se déclenchent, les râles de créatures se font entendre, le bruit de l’eau ou du vent sont immersifs. Tout est là pour nous immerger et véhiculer des sentiments.

    La bande originale est signée par Roly Porter et le groupe alternatif japonais TsuShiMaMiRe avec qui on fait connaissance au début du jeu dans l’application musicale SwirlyBeat et qui jalonnent l’épopée de leurs titres plus loin dans le jeu. Magnétophone Serge!
    Le mode histoire ne pollue pas le joueur de trophées: il y en a un au début s’intitulant “Another World”, petit clin d’oeil bien évidemment, et un autre en terminant le jeu.

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    L'une des créatures du jeu, regardez le ciel derrière

     

    La prise en mains est de la boulette de papier


    Tout se fait à la Dualshock 4 ou au PlayStation Move, le stick droit permet de tourner de trente degrés en trente degrés et on vise l’endroit où l’on souhaite se téléporter. On attrape les créatures ou certains plantes et objets. Les flèches haut et bas rapprochent ou reculent l’objet sélectionné. Le jeu est très maniable. Seul reproche sur lequel il faut s’habituer: c’est le déplacement avec un objet saisi. S’il est trop loin, on le perd de vue et il se coince derrière un élément du décor. Même chose pour certains comportements physiques des créatures: elles peuvent à certains moments se coincer et on perd en précision. 

    Il y a tellement de choses à dire sur le mode histoire de Paper Beast mais il serait dommage de trop en divulguer. Pour terminer, place au second mode de jeu… le mode Sandbox.

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    Un arbre un peu spécial à découvrir

    Le mode Sandbox, la consécration de cet “Another World”


    Le mode Sandbox est la cerise sur le gâteau!
    Ce mode charge une aire de jeux où le joueur crée son propre microcosme en terraformant le niveau, en y ajoutant une source d'eau, des plantes et des créatures. Déclencher un orage, déplacer le soleil? Pas de problème, vous êtes le dieu. Les boutons de la Dualshock 4 permettent d'accéder aux différents éléments environnementaux à créer. Viennent ensuite la faune et la flore. Selon l'avancée et la découverte du joueur dans la campagne, certains éléments, créatures, facultés seront disponibles ou non.

    Des indications donnent quelques informations sur le niveau à rejouer dans le mode histoire pour les débloquer dans le Sandbox. C'est un bon moyen d'augmenter la durée de vie même si elle reste limitée.
    Une vue aérienne est disponible pour avoir une visibilité totale du niveau créé. Un élément qui montre la différence entre le mode histoire où le joueur vit une expérience, avance et utilise l’environnement pour parvenir à ses fins et le god game du sandbox.


    Le sandbox peut être sauvegardé pour y revenir plus tard mais aussi pour tester de nouvelles situations à observer pendant des heures.
    Ce mode était inéluctable pour approfondir et développer les éléments que le studio nous avait fait goûter dans l’aventure.
    Bravo à l'équipe de Pixel Reef.

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    Un bloc de lave intrigue ce troupeau

     

     




    Test Paper Beast - 6 minutes de lecture