Note du test 9/10En conclusion :

Resident Evil 3 est le remake de choix. Porté sur l’action pur et dur, il garde l’essence du jeu original sorti il y a plus de vingt ans. Nemesis en impose et propose de superbes séquences. La première partie du jeu dans les rues de Raccoon City est inoubliable. Le moteur RE Engine fait des prouesses et le doublage français est de bonne facture. En revanche, la partie RE RESISTANCE est un peu en retrait, il faudra voir dans la longueur. Avec tous ces hits dont Resident Evil 3, la fin de génération est exceptionnelle!

Les plus

Une réalisation au top
De l’Action à 200%
Un Remake comme on les aime
Nemesis
Version française

Les moins

Quelques pans du scénario originel supprimés
Un peu court
RE RESISTANCE un peu en retrait et le mastermind avantagé

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    rédacteur
    Pilou


  • ps4

    Resident Evil 3
    Editeur et Developpeur : Capcom
    Genre : Survival-Horror
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 03 avril 2020
    Trophées : Oui
    Support


    version éditeur

    Test Resident Evil 3

    Publié le lundi 13 avril 2020 à 14h43 par Pilou
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    Il y a un an, Capcom nous avait comblés avec le Remake de Resident Evil 2: culte, magnifique, avec un gameplay solide... autant de points positifs pour ce survival horror où Leon et Claire se sont rencontrés dans un Raccoon City ravagé par le virus T. Il avait d’ailleurs fait partie du Top 5 de la rédaction l’année dernière! Capcom nous propose au détour du state of play du mois de décembre dernier l’annonce du remake d’un autre titre cultissime : Resident Evil 3, suivant ainsi les traces des deux épisodes originaux et leur sortie à un an d’intervalle (même si à l’époque les sorties varier d’une région à l’autre). En effet, au regard du succès en 1998 de Resident Evil 2, Capcom avait lancé le développement de Resident Evil 3 (et un jeu next gen sur Dreamcast, Code Veronica... Capcom: entendez mon appel pour le remake de ce dernier!) pour contenter les fans. Un an plus tard, Resident Evil 3 arrivait sur la PlayStation 1. Aujourd’hui le Remake débarque sur PlayStation 4 et on vous donne notre avis.

     

    Les grandes choses ont de petits commencements


    Resident Evil 3 n’a que le chiffre de supérieur, l’aventure débutant avant les événements de Resident Evil 2. Vingt quatre heures exactement.
    Après la catastrophe qui a conduit à la destruction du manoir situé aux abords de la ville américaine de Raccoon City, Jill Valentine reste en ville pour enquêter sur la société Umbrella. Après une introduction en Live Action (un retour qui a fait son petit effet), Jill se réveille dans sa chambre: occasion de mêler une vue à la première personne et une première mise en bouche du rendu photoréaliste de la production de Capcom et Tetsuya Minami, l’ancien PDG de Platinum Games. On s’arrête là pour cette scène et cette première rencontre avec Nemesis, début de l’aventure qui donne le ton pour le reste. Nous sommes le 28 septembre 1998, il est 20h07…

    Après une fuite effrénée et la rencontre avec Brad Vickers, un autre membre des STARS, on retrouve nos souvenirs du jeu de 2000: Jill fuit dans les rues de la ville la population transformée par le virus mais aussi notre super zombie bodybuildé qui n’a qu’un seul mot à la bouche: “STARS !”.
    Heureusement le beau hispanique Carlos Oliveira, mercenaire de l’UBCS (Umbrella Biohazard Countermeasure Service) est là pour prêter main forte à notre belle donzelle.
    Première mission de Jill: réactiver le métro pour que l’UBCS et les civils rescapés puissent quitter la ville. Ce passage est également l’occasion de faire connaissance avec le lieutenant Mikhail Victor et Nicholai Ginovaef qui prend de l'importance dans ce remake.
    Cette édition 2020 est d'ailleurs l'occasion de mieux apprécier les liens qui unissent les deux personnages. Carlos partage l’aventure et est toujours jouable lors de certains passages. Il a d'ailleurs beaucoup plus de scènes qui lui sont consacrées dont une inédite dans l’hôpital qui offre une séquence d'action à son paroxysme, le maître mot de ce 3eme opus.

    Pour continuer dans l’aspect “aventure”, parlons durée de vie: oui le jeu est plus court que Resident Evil 2 et cela découle du fait qu’il n’y a qu’un seul scénario et non deux consacrés à chaque personnage.. En normal, il m’a fallu 6h10 environ pour terminer le jeu (en réalité 7h30 avec les morts et certaines recharges de sauvegarde). Le replay value est limité même si les différents modes de difficulté, la recherche des figurines Charlie et les challenges (finir le jeu en moins de 2h et au rang S) augmentent cette longévité.

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    Jill is back!

    Hold the doors !!! STARS is born


    Même si Jill et Carlos sont au coeur de Resident Evil 3, on rappelle que l’édition de 2000 était estampillée “Nemesis” et ce dernier est le personnage central de cette aventure.
    Véritable tortionnaire, cette brute immense revêt diverses formes et ajoute un stress important aux pérégrinations de notre héroïne. Jill se fait très souvent malmener et notre Hodor Made In Umbrella a de gros arguments pour la harceler. Il a à sa disposition des armes lourdes qui offrent des passages scriptés du plus bel effet. Pop corn assuré!
    Il bondit devant Jill pour lui barrer la route, utilise son bras armé d’une tentacule pour la renverser et contamine même des zombies. Ces derniers revêtent alors une excroissance sur le crâne capable d’attaquer à distance.
    Heureusement, certains lieux lui sont bloqués; il ne peut se rendre par exemple dans les Safe Rooms.

    Le gameplay continue sur la même lancée que Resident Evil 2. La caméra à l’épaule est toujours de mise. Le couteau fait son grand retour dans l’inventaire en tant qu’arme sans barre d’usure mais de ce fait, il n’est plus possible de repousser les zombies comme cela se faisait l’année dernière.
    Comme dans l’épisode initial, l’esquive fait son grand retour. Par simple pression de la touche R1, Jill ou Carlos échappe à la charge d’un ennemi. Effectuée au bon moment, le temps est même ralenti quelques instants.
    Comme dans le remake du second épisode, les zombies sont assez résistants et il faut un paquet de balles (même dans la tête) pour venir à bout d’un mort vivant de base. Justement, le couteau permet de contrôler si le zombie a bien trépassé une seconde fois.
    Pour aider nos deux survivants, des barils rouges et des transformateurs électriques peuvent être détruits pour tuer ou ralentir les putrides. Nemesis est également affecté par ces éléments du décor.

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    STARS ! STARS ! Le vocabulaire du Nemesis est très limité

    Viens ici mon minou


    Le bestiaire est également de sortie. Outre les sbires contaminés par Nemesis, nous retrouvons... Nemesis lui-même et les morts vivants coriaces de base. Jill et Carlos font la rencontre des Hunters, ces mastodontes à la carcasse rigide. Mieux vaut s’éloigner de ces bestioles, tout comme les Lickers qui sont implacables avec leurs griffes acérées. Chiens, Drain Demos, Pale Heads ou autres Gammas sont bien là pour ralentir nos acolytes.


    Un jeu d’action XXL nécessite un arsenal conséquent. Les munitions et autres éléments sont assez répandus pour défourailler à tout va sur les abominations d’Umbrella. G19, fusil à pompe, lance grenades MGL, MAG 44, fusil d’assaut... l’arsenal est certes classique mais il est toujours aussi jouissif. Les sacoches augmentent l’inventaire et Jill peut toujours crafter ses munitions avec différents composants, même chose avec les plantes. Grenades explosives et aveuglantes sont également de la partie et servent lors de passages tendus.

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    Ces s********** pondent dans les humains

    T’es beau comme un coeur


    Pour terminer la partie solo, parlons peu et parlons bien de la réalisation. Déjà de haut vol sur le remake de l’année dernière, le RE Engine lancé en 2017 avec Resident Evil 7 propose des graphismes magnifiques et le tout en 60 fps. Détails, éclairages, incendies, ville à l’agonie, Raccoon City est magnifiée avec le moteur maison de Capcom.
    La première partie du jeu dans les rues de la ville offre une ouverture et un rendu hallucinant. La motion capture et les visages sont bluffants.
    Le jeu proche du photo réalisme pousse dans ses derniers retranchements notre chère console. On notera aussi quelques décors repris au second opus (commissariat et égouts) mais le tout est très bien amené et donne quelques réponses aux événements du second chapitre.
    Les zombies sont toujours aussi répugnants que magnifiques et la localisation des tirs réussie. Pour palier à la technique, certains corps disparaissent dans une explosion de chairs. On croise également quelques zombies dupliqués et certains se sont déjà bloqués dans les décors mais franchement on chipote. Le jeu décolle la rétine.
    Entièrement doublé en français, la version est convaincante et le jeu d’acteurs éloquent.

    En résumé, un solo bourré d’action où le joueur alterne entre Jill et Carlos dans un Raccoon City magnifiquement retranscrit.

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    Les rues de Raccoon City, un bol d'air pas très frais!

     

    RE fait de la RESISTANCE


    Resident Evil 3 inclut un mode multijoueur annoncé quelques mois avant le solo. Le concept consiste à des affrontements entre quatre survivantes et un Mastermind.
    Le but est simple: le groupe de survivantes doit traverser trois zones d’une installation dans le temps imparti. Pour leur barrer la route, le Mastermind doit user de créatures, pièges et éléments de l’environnement.
    Pour traverser une zone, les survivantes doivent unir leur force et leurs compétences pour mener à bien des objectifs assez simples. Six, pour le moment, sont disponibles et possèdent des compétences diverses et variées. Valérie par exemple est la classe soutien et peut soigner ses alliés et mettre en évidence les objets à proximité. Des caisses permettent d’acheter de l’équipement : munitions, armes, boosts et récupération de santé sont au programme. Etrangement, les armes ont une durabilité.

    Là où le jeu se corse, c’est que traverser les niveaux est loin d’être une partie de santé. Le Mastermind observe via les caméras de surveillance les survivants. Il a à sa disposition systématiquement quatre cartes qu’il peut utiliser à tout moment si sa jauge d’énergie est suffisamment remplie. Pièges, créatures, morts vivants, notre maître du jeu choisit le lieu et le moment pour faire perdre de précieuses secondes. Chaque morsure ou attaque fait tomber le chronomètre. Le Mastermind peut à tout moment contrôler un zombie, fermer la lumière d’une pièce ou encore fermer une porte.
    Quatre Mastermind sont disponibles et se débloquent à certains paliers dans la progression. Cerise sur le gâteau, la carte arme biologique fait apparaître un boss que le joueur pilote: Mister X ou G-Birkin en sont des exemples.

    Le joueur acquiert des PR, des points de résultats qui donnent rendez-vous à la boutique du jeu. Cosmétique et améliorations des personnages sont proposées allant du skin à d’autres éléments plus importants comme des armes puissantes.

    RE RESISTANCE ajoute quelques heures au compteur et propose un challenge intéressant surtout lorsque l’on incarne le Mastermind. La note est plus salée côté survivant qui demande une bonne cohésion pour réussir et un intérêt moindre.
    On ne peut que recommander de faire les tutoriaux et de découvrir chaque carte pour être le plus efficient.
    Une roadmap est déjà prévue et Jill rejoindra le roaster des survivantes dans quelques jours.

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    Un Mastermind et quatre survivants

     




    Test Resident Evil 3 - 7 minutes de lecture