Note du test 8.5/10En conclusion :

La seule limite de Avicii: Invector est le genre auquel il appartient et c’est ce qui le pénalise le plus. Pour le reste, le concept est maîtrisé et quelques innovations bienvenues bousculent le jeu de rythme pour notre plus grand bonheur. Jamais lassant même pour ceux qui ne sont pas attirés par l’univers du Disc Jockey ou même du style electro, le jeu laisse un regret en raison de sa playlist un peu réduite. Non pas parce que celle-ci est bien trop maigrelette mais bien plus parce que nous n’aurions pas craché sur un peu de rab au regard de l’excellence du gameplay et des stages inhérents à chaque piste. Doté de choix artistiques plaisants et dépaysants, le jeu fait mouche dans la quasi-totalité de son entreprise et, nous vous l’avouons, nous n’en attendions pas tant. Ce qui fait de l’oeuvre une création singulière et au-delà de notre stupéfaction primaire se sont envolés admiration et éblouissement. Comme un refrain entêtant, rapide et technique!

Les plus

Gameplay fun et précis
Direction Artistique bien adaptée
Un multi extraordinaire
Game-design enchanteur
Jamais lassant…

Les moins

...même si le schéma se répète
Scénario dispensable
Les frontières imposées par le genre

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    rédacteur
    NoBloodyKnows


  • ps4

    Avicii Invector
    Editeur : Wired Productions
    Genre : Musique | Danse
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 10 décembre 2019
    Trophées : Oui
    Prix de lancement : 19,99€
    Support


    version éditeur

    Test Avicii Invector

    Publié le jeudi 02 janvier 2020 à 22h04 par NoBloodyKnows
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    Pour un titre de cet acabit, l’histoire démarre vraiment mal. En effet Tim Bergling, l’homme derrière le pseudo Avicii, est le DJ qui fut longtemps bankable au point de collaborer avec le groupe Coldplay pour le single “A Sky Full of Stars”, l’un des fers de lance de l’album “Ghost Stories”. Nous n’évoquerons pas l’ensemble des succès de sa carrière, et ne porterons aucun jugement sur la discographie du créateur: les faits de réussites commerciales sont là et le factuel prime sur le reste. Mais voilà...entre sombre histoire de dépression, soucis de santé et de pression à gérer, le musicien s’est effondré avant de s’éteindre, provoquant lui-même sa propre disparition en 2018. La personne disparaît certes, seule son oeuvre perdure...et voilà que le sieur est l’objet d’un hommage appuyé dans le monde du jeu vidéo grâce à la collaboration avec les créateurs du studio Hello There, déjà au turbin sur Invector. Un cap est passé, le nom de scène est apposé sur la jaquette, sobre et efficace à la fois. Nous espérions seulement que le respect fut total et pas besoin de faire durer le suspense... non seulement tout transpire la dédicace efficiente mais de surcroît, Avicii: Invector est une superbe surprise vidéoludique!

     

    La menace en psaume


    S’il fallait résumer rapidement la nature du titre, rien de plus concis: il s’agit d’un jeu de rythme avec comme spécificité la gestion de l’espace. Un peu comme si WipEout s’était amouraché de Guitar Hero avec un zeste de déplacements à la Shoot’Em Up (sans les tirs!) pour compléter le triangle amoureux car au bout de quelques années, cela pourrait devenir un peu monotone. Concrètement, vous évoluez dans votre vaisseau qui fonce toujours tout droit sur un système de rails, et ce sera à vous d’appuyer au bon moment sur la touche indiquée pour valider vos points tout en assurant les mouvements latéraux.

    Première bonne nouvelle avant tout premier contact avec la moindre musique: les développeurs sont des gens intelligents. Oui, pas moyen de leur reprocher toute éventuelle imprécision car dès que vous lancez le soft pour la première fois, il vous est demandé de calibrer le rythme via une petite intro, histoire d’adapter parfaitement l’expérience.

    Mieux: le mapping des touches est absolument génial (aaaaah, cette grande idée de la gâchette!) et même si cela demande de la pratique, tout reste abordable. Il s’agira d’aiguiser vos réflexes pour braver les 3 niveaux de difficulté (4 si vous êtes en multi), et si cela peut prendre du temps, ce n’est ni frustrant ni décourageant. Bien sûr au début vous paniquerez parfois devant la frénésie des refrains et apprendrez de vos erreurs pour augmenter votre score, lequel dépend de multiples facteurs.

    Avant de les prendre en compte, il faudra bien gérer “à 360 degrés”, histoire de ne pas se louper car certaines touches se trouvent sur les côtés et clairement visuellement, ça tangue! Enfin entendons-nous: c’est très loin d’être indigeste tant l’effet optique est cohérent mais, comme de coutume, nous y reviendrons. Juste le temps de vous présenter les subtilités du système qui ne se fout clairement pas de nous. Marteler sur un bouton est logique et le concept de “rythme” prend tout son aura au sens où tout est raccord avec la musique proposée. Normal nous diriez-vous, mais nous avons déjà vu tant d’exceptions niant ce postulat…

    En tout cas se frotter à “Can’t Catch Me”, “The Nights” ou “Talk To Myself” n’aura pas la même saveur. D’accord, electro oblige, la structure sera souvent la même jusqu’à en devenir un peu redondante mais la création des niveaux est suffisamment habile pour esquiver l’ennui.

    Puis, et c’est totalement subjectif, nous avons un sacré faible pour le stage Heaven!

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    Une DA bien tranchée et pertinente!

    La valse des clones


    On regrette que 25 titres seulement nous soient proposés mais difficile de faire autrement finalement tant ceux-ci sont bien construits. Certains sont peut-être bien plus réussis mais aucun ne sort du rang pour nous faire enrager sur une éventuelle mauvaise qualité. Non ici tout est bon...et addictif, qu’on soit des aficionados ou non de notre orfèvre aux platines. Puis les décors restent chouettes et variés, avec un impact visuel qui reste fidèle à une ambiance de boîte de nuit (ou dancing moderne si vous préférez!). Avec des graphismes assez simples, épurés et un peu psychédéliques pour nous faire découvrir une forêt, une ville ou encore l’espace sous un angle assez flashy mais jamais saturé.

    Encore vous faudra-t-il débloquer les divers mondes en triomphant des défis proposés par chaque piste. Oui, atteindre les 75% de résultat pour obtenir son droit de passage, c’est de temps à autre tendax! Tout est pris en compte comme votre série (l’équivalent des combos) qui permet d’obtenir des touches qui multiplient rapidement votre score, ou encore votre précision lors de votre appui. Car vous pouvez vous louper, être juste “bien” ou “parfait”...il est vrai que sur ce point nous naviguons en terrain connu mais tout est magnifiquement réalisé!

    Une note finale viendra sanctionner votre perf et croyez-nous: entre avoir un “A” ou un “F”, tout peut très rapidement basculer. Des phases de vol seront là pour calmer un peu les esprits, où il s’agira avant tout de rentrer dans des cercles sans se cogner sur un obstacle pour maintenir son combo et ce sera aussi l’occasion, sauf si vous le décidez auparavant, d’activer votre boost qui sera activable selon le remplissage de jauge. Tout s’accélère une fois le processus lancé et l’adrénaline sera de mise! Mais comme nous le répétons: rien d’impossible avec un minimum de pratique.

    Enfin cela vous piquera probablement un petit peu lorsque vous découvrirez les scores en ligne, vous exposant la taille de l’univers qui vous sépare des plus acharnés. Qu’importe finalement! Cela vous donnera des objectifs de progression sans vous forcer à tenir le pad à longueur de temps en vous infligeant un entraînement rigoureux. Rien ne sera accordé trop facilement mais “plaisir” est le leitmotiv de la création qui comprend et sublime son sujet.

    Oui, rien que ça!

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    Un multi classe et très lisible.

    La revanche des beats


    Nerveux, l’ensemble reste toujours fluide et rapide nous obligeant à improviser face à l’urgence de la situation. Grâce à une grande lisibilité, cela vous poussera parfois au syndrôme “une dernière et j’arrête!”. Les premiers échecs laisseront place à de savoureux succès et vous pourrez de plus en plus aisément vous reprendre en cas de boulette. 3H plus tard, vous aurez vu le bout de l’épopée avec des doigts de ninja, enfin si vous n’êtes pas un habitué du genre.
    Pour les cracks proches de la race des Saiyans, n’y allez pas par 4 chemins: le mode difficile vous attend une fois l’ergonomie comprise, ce qui ne prend pas 3 plombes…

    On passera rapidement sur le scénario du jeu (car oui, il y en a un) où les références en hommage à l’artiste pullulent, ce qui devrait faire plaisir aux chasseurs de easter-eggs. Cependant, malgré la légèreté de ton et le style visuel loin d’être infâme, nous sommes vite passés à autre chose en zappant les cut-scenes tant celles-ci dépareillent avec les phases de gameplay, le rythme étant plutôt monotone voire indigent par moment. Rien de bien grave puisqu’il s’agit plus d’une feature qu’autre chose mais il était essentiel de le signaler.

    Enfin, et c’est assurément le vrai plus, les parties à plusieurs joueurs en split-screen, allant jusqu’au nombre de 4, sont funs à souhait! Déjà, afin d’équilibrer les comptes et de prendre tous les profils, chacun peut choisir son niveau de difficulté, histoire d’arrêter la moue du petit frère qui vient de se faire fesser pour la 7ème fois.
    Même le mode “novice” sera dispo. S’il est ultra-allégé dans le challenge, il permettra aux plus jeunes de venir participer. Car si à 2 c’est déjà bien foutu, à 4 c’est l’apothéose! Et curieusement, la division de l’écran passe parfaitement.

    Les scores seront disponibles en fin de stage pour évaluer qui est le meilleur et l’équilibrage entre les modes de difficulté est impressionnant. De plus, même si vous êtes le challenger qui a rempli le plus de touches parfaites, votre longévité de combos rentre aussi en compte. Ainsi, si le vainqueur est désigné, chaque caractéristique aura aussi son lauréat, histoire de savoir ce qu’il faut améliorer la prochaine fois.

    On pestera néanmoins contre le manque de réels petits bonus qui auraient pu remonter drastiquement la durée de vie mais finalement, l’excellence des sensations efface ce constat en dépit des limites habituelles intrinsèques au genre.

    Chapeau l’artiste!

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    Parfois, tout va avec une telle vitesse!

     

     




    Test Avicii Invector - 6 minutes de lecture