Note du test 7.5/10En conclusion :

Mortal Shell est une ode aux Dark Souls, ni trop ni trop peu. Très difficile, il faut s'accrocher en début de partie et prendre le gameplay en main, relativement facile à appréhender mais très exigeant et impardonnable. La Direction Artistique est certes sommaire mais elle demeure bougrement efficace. Le bestiaire varié, les différents lieux à découvrir pendant la vingtaine d’heures de l’aventure, les combats et son inspiration du jeu de FromSoftware font de Mortal Shell un titre à découvrir et ayant sa place dans les références du genre.

Les plus

Combats exigeants...
Un système intéressant
Un univers intriguant
Tellement jubilatoire
Le bestiaire
Les objets et leur effet à découvrir
Le prix léger

Les moins

… mais moins en fin de partie
Une construction de son personnage limitée
Les chargements

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    rédacteur
    Pilou


  • ps4

    Mortal Shell
    Editeur : Playstack
    Développeur : Cold Symmetry
    Genre : Action
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 18 août 2020
    Trophées : Oui
    Support


    Test Mortal Shell

    Publié le lundi 24 août 2020 à 18h55 par Pilou
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    Le Souls-Like a son public et le NBK ne me contredira pas. Punitif, sans pitié, très exigeant, Dark Souls est le modèle à suivre et de nombreux titres ont essayé de l'égaler. Certains ont réussi à insuffler du sang neuf, d'autres malheureusement non... de pâles copies en somme. Mortal Shell arrive en ce mois estival, sortie avancée puisque le jeu était prévu pour 2021. Il tente de se faire une place dans le panthéon du genre qui se veut sans pitié. Douche froide ou titre à essayer d'urgence ? PSMag vous en parle maintenant.

     

    Mortal Souls Shell


    On ne va pas tergiverser longtemps : Mortal Shell transpire le Dark Souls. On sent toute l’inspiration et l’amour du studio envers le bébé imaginé par FromSoftware. C'est le studio Cold Symmetry fondé en 2017 par des vétérans des jeux AAA et fans des Souls qui ont voulu nous proposer leur vision du Souls-Like. Ils sont peu nombreux (une quinzaine) et on peut le dire dès à présent : le travail accompli est bluffant.
    L'univers est envoûtant et le peu d'informations à son sujet pousse à l’approfondir. On y débute en tant que forme humanoïde albinos qui se retrouve propulsée dans un univers sombre, marécageux, caverneux. Rapidement notre être étiolé trouve une épée et débute sa formation. Nous reviendrons sur les combats un peu plus bas mais le premier affrontement se soldera pour la grande majorité des joueurs par une première mort. Rassurez-vous : d'autres suivront...

    Côté scénario, comme son aïeul, Mortal Shell ne vous plongera pas dans une écriture très poussée. C'est même très déstabilisant puisqu'on découvre de manière très édulcorée cet univers sombre, cryptique et infesté de créatures peu accueillantes. Seuls quelques personnages amis jalonnent le monde de Mortal Shell mais ils amènent également une part de mystère à cette aventure.
    Le vieux prisonnier par exemple est l’un des plus étranges et vous confie une mission, à savoir récupérer 3 glandes qui permettent de le libérer. Voici le credo de votre personnage chrysalide qui prend vie dans ce monde. Notre être peut se balader où il le souhaite et chaque aventure sera différente d’un joueur à l’autre. C’est toute la force de Mortal Shell. Il est possible de visualiser des saynètes indiquant avec quelques éléments visuels le lieu où une arme est cachée. Si le joueur n’en prend pas compte, il passe à côté.

    Un point fort du jeu est dans la familiarisation des objets. Chacun d’entre eux, consommable, dispose d’une barre de familiarité et n’indique pas clairement ses effets. Il faut les utiliser plusieurs fois pour en comprendre la finalité pouvant au début être néfaste et radicalement opposée en fin de course.

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    La Direction Artistique est réussie

    Fighting Souls


    En plus de l'exploration, les combats sont au coeur du jeu et c'est sur cela que Mortal Shell tente de sortir son épingle du jeu. Débutant par un didacticiel, le joueur prend les traits de cette créature humanoïde. Le joueur apprend à manier son épée et ses deux attaques (légère et lourde). Verrouiller est vivement conseillé tout comme l'esquive.
    Le durcissement est le petit plus de Mortal Shell. Notre entité peut durcir sa peau quelques secondes pour se prémunir des dégâts. Il est même possible de charger un coup avec cette faculté pour maximiser les attaques.
    A utiliser avec parcimonie, cet atout se recharge et s'utilise lorsque notre acolyte manque d’endurance, l’une des barres de constitution de notre personnage.
    Associée à la barre de vie, celle d'endurance se vide rapidement en courant, esquivant et frappant. Le jeu privilégie la défense et mieux vaut ne pas foncer tête baissée sous peine d'une mort rapide. On ne doute pas que les performers s'essaieront à faire certains passages uniquement sous cette forme faible.

    Dans les premières heures de jeu, notre personnage se voit offrir le “sceau terni”. Cet objet permet de parer et interrompre les attaques ennemies. Il indique également grâce à une lueur rouge que le coup est imparable. Le sceau permet également (lorsque la parade est exécutée au bon moment et que la jauge de détermination est remplie) d’exécuter un contre, rendant de la précieuse vie. C’est un premier pas, on vous laisse découvrir la suite de ces capacités.
    La détermination a d’autres utilités comme l’utilisation des capacités d’armes, redoutables contre les boss. En parlant de ces derniers, certains sont une franche réussite tant au niveau du look que dans leurs patterns. D'autres le sont beaucoup moins.

    Il faut quelques combats et morts pour tenter de manier ce gameplay à la perfection. Mais cette dextérité est typique du genre. Sur ce point encore, Cold Symmetry excelle.

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    Mon Shell est paré pour mourir plusieurs fois

    I kept your flesh safe


    Pour protéger notre enveloppe fragile mais immortelle (chaque mort nous fait revenir au checkpoint), le joueur a accès à quatre shells, des corps d'humains déchus à découvrir et à posséder. Le premier se trouve très rapidement, les autres non.
    Chaque réceptacle dispose de caractéristiques propres : plus ou moins de vie, d'endurance et de détermination.
    Chaque joueur trouve chaussure à son pied et colle à son style. Plus d’endurance mais moins de vie, véritable tank, à vous de voir. En plus de ces caractéristiques physiques, chaque shell dispose d’un arbre de compétences à faire évoluer moyennant du goudron et des lueurs. Toujours en lien avec le profil du shell, il faut dépenser les ressources durement amassées intelligemment.
    Armes à découvrir, farmer pour récupérer des ressources, trouver des consommables, il faut combattre et explorer pour bien progresser.

    Tout est un peu moins punitif que les Souls : dans Mortal Shell, lorsque l’on perd toute sa vie dans un shell, notre enveloppe est éjectée de son réceptacle et il possible de continuer le combat ou de reprendre possession (une seule fois) de sa carcasse. Une seconde vie en soit, bien utile lors de certains passages.
    En cas de mort, notre corps reste au lieu de son trépas et sans action du joueur, les précieuses ressources sont perdues.

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    Le bestiaire est plaisant

    Mortal Beauty


    Le studio propose un univers intéressant et assez détaillé. Marécages, grottes, château en ruine, cathédrale d'obsidienne… le monde est à l'image du bestiaire : glauque, répugnant mais convaincant. Le studio a même intégré un mode pixel art transformant le jeu en purée de pixels.

    Mortal Shell est en anglais mais sous titré en français. Les musiques sont quasi inexistantes, comme de coutume dans ce genre de jeu. Probablement pour insister sur l'aspect fin du monde en décomposition. La seule mélodie est celle du thug que l'on peut jouer (ou certains ennemis)
    Enfin, le prix est fixé à 30€ pour une vingtaine d'heures de jeu. Un Souls Like réussi qui ne doit pas faire réfléchir trop longtemps les aficionados du genre.

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    Allez, je t'attends

     




    Test Mortal Shell - 5 minutes de lecture