Note du test 9/10En conclusion :

Il y a des studios dont le travail est perpétuellement attendu. Et mine de rien, Ryū ga Gotoku fait partie de cette caste très fermée ! Yakuza est désormais installé en fer de lance de Sega, et ce 7ème opus tient fièrement son rang. Et en véritable sale gosse, il parvient à changer le visage de la série en l’emmenant vers d’autres rivages, sans que les terres où la licence a fait ses premiers pas ne soient oubliées. Bénéficiant d’un travail titanesque, Like a Dragon se permet le luxe de voir plus grand, tout en nous proposant un scénario de grande qualité qui oscille entre le 15ème degré et le sérieux, l’humour et l’empathie, la gravité des thèmes abordés et le vol en éclats du 4ème mur. En plus d’être un excellent représentant de la saga, le jeu s’octroie le luxe de s’imposer comme un très bon J-RPG qui a parfaitement adapté la formule à son univers. Et cela est un véritable tour de force, fruit d’un amour inconditionnel des développeurs pour leur création, destinée à bousculer les habitudes tout en étant un objet de valeur aux yeux des fans. Ceux-ci ne seront d’ailleurs pas les seuls concernés, le néophyte étant le bienvenu grâce à une transition habile qui permet à tous de s’impliquer dans cette diégèse, déjà bien rodée depuis tant d’années. Une marque de respect de tout instant qui assimile et représente parfaitement ses inspirations, du cinéma mafieux japonais aux drôleries improbables, sans oublier de livrer un gameplay profond et inspiré, en évitant la rudesse de l’insolente complexité. Tout un monde se dresse devant nous : un monde qui respire et qui vit dans lequel nous ne sommes que des acteurs de son changement. La pègre tient désormais un nouveau parrain. Et c’est avec discernement et enthousiasme que nous lui prêtons allégeance.

Les plus

Les codes du J-RPG parfaitement adaptés au dynamisme
Finement écrit
Une diversité de tout instant
Long, sans fioriture
Une liberté bienvenue
Des mini-jeux qui en jettent
Un virage parfait pour la série

Les moins

Long à démarrer
Pas assez de verticalité
La multitude des possibilités susceptible de perdre quelques joueurs

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    rédacteur
    NoBloodyKnows


  • ps4

    Yakuza: Like a Dragon
    Editeur et Developpeur : Sega
    Genre : Action | RPG
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 10 novembre 2020
    Trophées : Oui
    Support

    Disponible aussi sur : ps5

    Test Yakuza: Like a Dragon

    Publié le mardi 10 novembre 2020 à 20h59 par NoBloodyKnows
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    Cela ne transpire pas la neutralité en tenant ce propos mais il est indéniable que la firme Sega est surprenante. Entre les succès, les chutes, les surprises et une identité forte. Et Yakuza, dont le dernier-né affublé du titre “Like a Dragon”, fait corps avec tout ce process. Si à une époque, nous aurions volontiers évoqué un hérisson bleu ou un gamin qui joue à “pierre-feuille-ciseaux”, l’ère est bien différente. Depuis longtemps, la licence s’est doucement et lentement imposée, évitant le piège de l’ersatz de Shenmue en dépit d’une comparaison tentante. Entre la tendance spin-off et les épisodes centraux, la toile fut tissée sur plusieurs générations. Curiosité de l’esprit, si l’opus d’origine sur PS2 fut traduit dans notre belle langue, les diverses suites n’eurent pas la même fortune malgré quelques lueurs d’espoir. Le résistant à l’anglais aura eu droit à une longue traversée du désert avec quelques oasis bien senties, entre transpositions non officielles et… un épisode à part, Judgment, qui lance la saga vers une voie nouvelle. C’est en ce sens que nous accueillons dans le dialecte de Molière Yakuza : Like a Dragon, suite d’une grande lignée dont la sortie en Occident efface la numérotation. Et sans aucun paradoxe, cela s’annonce comme une évidence au regard du virage, osé, à 180 degrés opéré par les développeurs. Exit la composante “action/aventure/BTU”, place à...du J-RPG. Que d’audace ! Force est de reconnaître que pour survivre, il faut savoir évoluer. Et même si le mélange a de quoi étonner, la véritable nature de l’interrogation n’est pas là : le jeu saura-t-il nous éblouir ? Ce nouveau démarrage est-il un chant du cygne ou l’aube d’une nouvelle génération ? Plongeons nous dans les méandres de la pègre et survivons pour vous faire notre rapport d’intrusion !

     

    On est peu de chose Ichiban


    Même s’il s’agit d’une autre voie, Yakuza : Like a Dragon tient à montrer son appartenance. De la plus belle des manières qui soit d’ailleurs. Et si le tant apprécié Kazuma Kiryu cède sa place au trublion Ichiban Kasuga, et même si ce dernier semble quelque peu insupportable au premier abord, l’intelligence de l’écriture nous permettra de découvrir un personnage profond, à défaut d’une complexité à toute épreuve. De la gloire à la chute, il n’y a qu’un pas et l'œuvre parvient à construire un scénario dense et fouillé. Sûrement l’un des meilleurs de la série !

    Certes, il faudra se sentir capable d’osciller entre la gravité de la quête principale et la loufoquerie des récits secondaires. Un humour qui permet de dédramatiser le côté sombre de la mafia du Soleil-Levant, et curieusement le mariage est réussi. D’ailleurs, la diégèse est si puissante qu’elle amène à l’acceptation de cette mixture que l’on croirait sortie de la meilleure école d’alchimistes. Tout juste regrettons-nous quelques (rares) facilités d’écriture (ah ce méchant qui dévoile son plan lorsqu’il est vaincu !) ou une insistance démesurée en hommage à Dragon Quest, histoire de donner une légitimité à l’appartenance au J-RPG. Comme une marque de respect de l’apprenti envers le maître. Bien sûr, la démarche est particulièrement louable mais il n'était pas nécessaire de le marteler.

    Fort heureusement, cet écueil tend à disparaître et la narration se veut forte et bien rythmée, appuyée par un cadrage époustouflant, des plans sublimant le génie, des mouvements de caméra efficients et un montage parfait. Les dialogues ne sont pas en reste et bénéficient d’un doublage en japonais juste stratosphérique, là où l’anglais est plus décevant. Loin d’être ignoble, il souffre de la comparaison avec son homologue qui maîtrise bien plus les nuances d’intonation, frisant l’exagération sans jamais l’atteindre. La plume est inspirée et la traduction française est un vecteur essentiel. Ainsi, se délecter des conversations est un véritable délice et le tout est porté par un casting fort ! Alors bien sûr, point de Takeshi Kitano en guest mais impossible de ne pas s’attacher à chaque protagoniste, dont le principal disions-nous. Mention spéciale accordée à Nanba et Masumi, extraordinaires dans leurs motivations et leur dualité. Nous serions tant tentés d’en dire plus ; en outre, cela constituerait une grossièreté dont nous serions honteux.

    C’est que nous aussi nous disposons d’un code d’honneur !

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    Un véritable tournant !

    A pègre de vue


    Le constat technique de ce Yakuza pouvait être sujet d'inquiétude(s), celui-ci étant cross-gen. Point de panique : sur notre PS4 Pro, pas de souci de framerate, calé à 30 FPS. Cela suffit amplement et l’optimisation est efficace. De fait, aucune grosse alerte de surchauffe du ventilateur et à l’écran, le clipping n’est pas trop handicapant. Encore meilleur : l’aliasing se fait discret voire même carrément inexistant à certains endroits. Les temps de chargement sont réduits au maximum et le moteur maison fait le travail. Ce n’est peut-être pas le plus beau jeu de la console. Cependant, il reste superbe grâce au boulot effectué sur la Direction Artistique et cette alternance jour/nuit.

    Exit Kamurocho, la production nous emmène à Yokohama dont la taille impressionne autant que son architecture. La transition entre les 2 cités est également très habile, et notre nouveau lieu de vie n’a pas à rougir. Cela est la plus grande carte que nous ayons à notre disposition dans la série et on ne peut pas accuser les concepteurs de bâclage. Aucun quartier n’est délaissé ! A l’inverse, la diversité est de mise sans omettre la cohérence et c’est un véritable tour de force opéré par le studio.

    Les intérieurs sont tout aussi brillants tant les décors atypiques se présentent avec brio. Une baisse de régime se fait sentir concernant le level-design des donjons, éléments identitaires du J-RPG. Par bonheur, ceux-ci ne sont pas en surnombre et la seule véritable tare des espaces est un certain manque de verticalité, point sur lequel quelques progrès sont attendus. Mais pour le reste, c’est du tout bon !
    Le constat est un peu plus mitigé concernant les personnages. Si le chara est incontestable, le résultat alterne entre l’excellent et le moyen. Si nous n’atteignons pas des sommets comme pour The Last Of Us 2, les bonnes bouilles des personnages principaux en jettent. Et pas qu’un peu ! Seulement, quelques seconds couteaux semblent taillés à la serpe, ce qui augmente le contraste avec les premiers cités lors de leurs diverses rencontres.

    Pour les animations, si les démarches semblent parfois un peu raides, les échanges de parpaings lors des combats réussiront à vous convaincre de tout le potentiel de la physique d’autant plus que les impacts des coups sont particulièrement jouissifs. La preuve que le passage à un autre genre n’a en rien gangrené la formule, pour notre plus grand plaisir. De quoi rassurer les aficionados surpris par un tel changement de cap.

    Une prise de risque qui s’inscrit dans la tradition des aînés et qui se montre respectueuse du matériau d’origine. La subtilité en plus !

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    Des décors juste splendides grâce à une DA sans faille.

    Yakuza : Kiwami tout ce boxon ?


    Autre point essentiel : comment le visuel peut-il se passer d’un sound-design de haute volée ? Fort heureusement, Yakuza parvient à soigner ses ambiances grâce à des bruitages crédibles et toujours finement dosés. Une réelle impression de vie se dégage des rues et nous sentons le soin apporté dans la transposition de la ville qui ne se contente pas d’être le décor de l’intrigue. Au contraire, elle est au service du scénario où se mêlent prostitution, trahison, luttes de pouvoir, pauvreté et racket. De fait, les longues marches deviennent plus digestes, sachant que le fast-travel se montre disponible sans constituer une obligation. Mais en vous promenant, gare aux diverses rencontres…

    C’est aussi en cela que nous retrouvons tous les ingrédients du Role Playing Game sauce Japonaise. Le fait de flâner, trouver des activités annexes ou encore rencontrer des opposants, telle sera votre destinée. Yakuza fait preuve d’une grande pertinence, en incorporant la recette à son univers. Vous aurez votre lot d’affrontements “aléatoires”, même si vous verrez apparaître les adversaires, sans que la cadence ne soit trop élevée. De toute façon, cela est essentiel pour le levelling même s’il y a d’autres issues, comme une multitude de quêtes ou le fait de squatter les restaurants en personnalisant des recettes, qui évitent l’aspect “farming” pur et dur.

    Et pour éviter toute lassitude, le “bestiaire” est bien varié, comme vous le constaterez grâce au Sujidex, sorte de classement parodique à la Pokémon, indiquant forces et résistances de chacun. Les combinaisons d’ennemis sont aussi bien pensées, entre les premières et secondes lignes. Et c’est par cet aspect que nous aborderons ce qui fait tellement peur aux joueurs : les combats. Ceux-ci se déroulent au tour par tour, avec une gestion des espaces assez singulière mais finalement réussie à bien des égards même si quelques heurts sont à déplorer, comme quelques couacs de pathfinding.
    Vos personnages bougent et occupent les zones automatiquement, l’IA ayant cette tendance à essayer d’isoler chacun de vos 4 combattants présents dans l’arène. La transition entre exploration et baston n’en est que plus fluide, et c’est à vous de bien observer pour faire basculer la rencontre.

    Si le système met un temps fou à se mettre en place, ne serait-ce que pour obtenir une équipe complète, il s’avère de plus en plus riche au fur et à mesure que vous parcourez les 15 chapitres nécessaires à boucler une aventure achevée ici en 45H, sans avoir complété toutes les autres quêtes secondaires, ce qui prendra aisément plus du double.

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    Des impacts qui claquent !

    Saké soirée !


    Une barre de PV, des attaques simples ou des compétences spéciales qui bouffent une barre de PM, de la parade et des invocations : le gameplay ne réinvente rien. Il s’appuie sur des bases solides qui ont fait leurs preuves dans d’autres productions du genre. Cela se base sur un équilibrage réussi, en vous annonçant le niveau des adversaires. Et attention à vous si vous vous égarez dans des quartiers où les mobs ont 5 levels de plus que votre équipe !

    Il vous faudra aussi compter sur l’importance des attaques et défenses élémentaires, certaines entraînant parfois des altérations négatives, comme des brûlures ou des saignements. Exploiter les failles des adversaires pour infliger des coups bien plus puissants est essentiel, car s’entêter à cogner physiquement un belligérant alors qu'il n'y est pas sensible, ce serait fonctionner à l’opposé de la stratégie.

    Les portées zonales ne sont pas à zapper car pouvoir toucher plusieurs vilains, ça n’a pas de prix ! Encore faut-il observer leurs déplacements afin d’attendre le moment idéal pour agir. C’est aussi en cela que Like a Dragon s’approche de ses prédécesseurs en vous demandant un sens du timing essentiel dans l’observation mais aussi dans l’exécution des compétences spéciales sous la forme de QTE simples mais qui donnent un dynamisme indéniables aux joutes. Sans parler de votre défense, vous demandant d’user de vos réflexes. De quoi apaiser les tourments ? Certainement car même si le jeu se met en pause lorsque vous ne jouez pas votre tour, le rythme se révèle élevé et il faudra aussi choisir dans quel ordre dégommer les intermittents, en faisant preuve d’un raisonnement sans faille. Tabasser le plus costaud du groupe pour se débarrasser du menu fretin par la suite ? Inversement ? Le choix vous appartient ! D’autant plus que si vous êtes malin lors de votre assaut, vous pourrez utiliser des éléments de l’environnement pour de plus amples dégâts. Difficile à réaliser mais tellement satisfaisant.

    Trash-mobs seront aussi de la partie mais aussi des boss, les seuls qui vous donneront un peu de fil à retordre tant la difficulté est assez tendre. Le game-over est rare et ne se montre pas trop pénalisant, vous ôtant uniquement de l’argent. Jamais vous ne serez mis à défaut avant les ⅔ du jeu, où la ténacité des gardiens fait un bond de géant, engendrant des rixes parfois un poil trop longues. Il s’agit cependant là de pinailler tant le plaisir est présent et les sensations fortes. Les mains sont moites après la victoire ! Il y aura bien sûr, parfois, quelques errances de l’IA et une caméra qui joue quelques tours à l’occasion. Néanmoins, rien de rédhibitoire et pas de quoi hurler au scandale.

    La réflexion reste donc de mise, et si Yakuza ne cherche pas à faire exploser le cœur du système, il l’enrichit de manière conséquente !

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    Un côté toujours très ironique.

     

    Appât Tride


    L’équipement (tête, torse, chaussures…) et les statistiques ne sont pas à négliger car arriver en slip face à l’adversaire vous rappellera à quel point la sanction peut vite tomber. Prendre le temps de comprendre l’utilité de chaque objet est essentiel pour gérer votre stock car l’argent, au début, ne coule pas à flot. Il y a une distinction très nette, en raison des menus clairs, entre le consommable et l’objet de forge, destiné à améliorer/créer votre arsenal. De nouveau, pas de révolution à ce niveau-là, mais une application stricte qui ne fait pas d’affront au genre.

    Ainsi, Yakuza agit en bon élève, même s’il vous faudra prendre en compte chaque localisation, les magasins n’ayant pas toujours des fonctions identiques, ce qui peut s’avérer fastidieux mais finalement logique pour peindre la “réalité” de cet univers. Le fait de briser le 4ème mur aide beaucoup en cela. Dépenser sans compter ne sera pas possible mais au-delà des combats qui vous permettent de gagner des billets, tant d’activités sont disponibles pour s’enrichir. Et ce sera à vous de creuser pour exploiter l’ensemble des possibilités offertes car Yakuza regorge de contenu et le distille petit à petit. Cependant, si vous ne prenez pas chaque chose en son temps, le sentiment de noyade émergera étonnamment rapidement.

    C’est pour cela que tout arrive à point nommé. Peut-être que ce constat sera frustrant pour certains lorsqu’ils réaliseront qu’à la moitié du jeu, ils seront loin d’avoir vu ce que les développeurs nous ont concocté ! D’ailleurs, c’est cette symbiose entre évolution et narration qui fait la force de la saga. Par exemple, la notion de relation entre les protagonistes du groupe et Ichiban est capitale. D’un côté, cela permet de déclencher à l’occasion un combo aussi inattendu que salvateur et de l’autre, cela permet d’en savoir plus sur la personnalité et le passé des membres, le soir autour d’un verre d’alcool.

    Une union qui ne faiblit pas tout du long et qui assure l’unicité de l’expérience ! Enfin, il vous faudra prendre en compte le système des classes, appelés ici “jobs”. Le changement apparaît également tardivement et permet de spécialiser ses personnages. Comme le level global, l’expérience d’un combat permet d’augmenter votre niveau de job et d’obtenir de nouvelles compétences. Si tout le monde n'a pas accès à la totalité, une distinction étant très nette entre les femmes et les hommes, le changement est parfois salutaire, ne serait-ce que pour braver plus facilement une situation ! Entre le lanceur de buffs (ou debuffs !), la brute, le tank, le soigneur...il y a de quoi faire.

    Toutefois attention : qui dit changement dit attirail adéquat...richesse, quand tu nous tiens ! Sans oublier que le succès d’une opération dépend énormément de sa préparation.

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    Violence et destins liés.

    Cartel de plus que moi ?


    Enfin, il serait indigent de ne pas évoquer tous les mini-jeux qui font le sel de Yakuza. Celui-ci ne déroge pas à la règle, sauf que nous constatons de plus en plus au sein de la licence la disparition de la drague. Qu’importe ! Like a Dragon a bien des atouts dans son escarcelle pour se démarquer de la concurrence.
    En premier lieu, l’accès aux bornes d’arcade est un régal ! Cela vous permettra d’accéder à des classiques de Sega dont le mythique Hang-On mais aussi (et surtout !) Virtua Fighter second (avec une version ajustée) et cinquième du nom ! L’occasion de démontrer que notre skill en versus-fighting est à revoir, et surtout un passe-temps capable de vous prendre des heures en dehors de la trame. D'autant plus qu’il y a la possibilité d’y jouer à 2 depuis le menu principal. Que demander de surcroît ?

    Si on retrouve aussi un jeu de fléchettes complet et les classiques machines à sous, notre attention sera portée sur Dragon Kart, un ersatz de la version du plombier à moustache. Un gameplay quasiment similaire pour une activité qui nous attire sans chercher le superflu. C’est simple, et parfait pour se détendre entre quelques roustes infligées aux imprudents. Des ajouts qui empêchent le vil cycle de la monotonie de s’inviter à la grande fête vidéoludique que constitue Yakuza !

    La quête de “héros à mi-temps”, se déclinant sur plusieurs typologies de mission, vous prendra un temps fou pour assurer la complétion totale et quelques donjons optionnels seront là pour que la montée en XP paraisse moins fastidieuse. Nous ne serions que trop vous conseiller de faire le maximum de choses avant de boucler une première fois le récit, un NG+ étant disponible.

    Les accrocs de gestion ne seront pas non plus laissés de côté, un jeu addictif leur étant dédié. Après avoir compris les rouages, vous vous surprendrez très certainement à ne plus décrocher, augmentant sensiblement une durée de vie qui n’en demandait pas tant ! Une diversité qui ne se veut pas étouffante et qui ne sacrifie pas la qualité sur l’autel fallacieux de la quantité. Et encore : nous n’avons pas tout détaillé...
    Ce qui élève aisément Yakuza : Like a Dragon dans le haut du classement de cette génération. Encore un nouvel exploit de Sega dira-t-on.

    Comme quoi, les Légendes ne meurent jamais.

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    Toujours compter sur ses alliés !

     




    Test Yakuza: Like a Dragon - 12 minutes de lecture