Note du test 8/10En conclusion :

On est fan, The Callisto Protocol arrive à nous tenir en haleine, à nous faire stresser dans les dédales de Callisto. C’est certes classique mais extrêmement maîtrisé et grisant. On sent la puissance des ennemis et notre fragilité même si Jacob monte bien en puissance au cours de l’aventure. La technique permet également une immersion réussie. The Callisto Protocol est classique, oui et proche de Dead Space mais il n’est pas négligé si on adore le Survival Horror.

Les plus

Le jeu abouti graphiquement
La tension lors des combats
Le Survival Horror dans toute sa splendeur
Une aventure intéressante
Le gore bien dégoûtant

Les moins

La synchronisation labiale
Quelques bugs (mais qui se corrigent)
Le feu est laid

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    rédacteur
    Pilou


  • ps5

    The Callisto Protocol
    Editeur et Developpeur : Striking Distance Studios
    Genre : Survival-Horror
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 02 décembre 2022
    Trophées : Oui
    Support


    Test The Callisto Protocol

    Publié le jeudi 15 décembre 2022 à 21h07 par Pilou
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    Le Survival Horror a le vent en poupe et chez PSMag on adore ! On peut citer les sorties récentes comme The Last of Us Part 1 ou le DLC de Resident Evil Village ou celles à venir comme les remake de Dead Space ou Resident Evil 4. The Callisto Protocol est disponible depuis peu. Aude à ce genre ? Nouvelle licence réussie ? On vous donne notre avis sans spoiler.

     

    Direction Callisto


    The Callisto Protocol est l'œuvre de Striking Distance Studios avec à sa tête, un certain Glen Schofield, l’un des créateurs de Dead Space. Une bonne partie de l’équipe originelle a d’ailleurs suivi Glen dans ce nouveau projet.
    Nous avons pu découvrir pour la première fois le jeu lors des Games Award d’il y a deux ans. Une magnifique vidéo en CGI nous avait ouvert l’appétit et donné le ton. Deux années plus tard, le jeu arrive enfin sur PlayStation.
    On ne va pas se la cacher, The Callisto Protocol transpire et a de nombreuses références à la série Dead Space. Critiquable ? c’est un point de vue mais personnellement, je ne trouve pas. Mr Toc, toujours bien documenté, a d’ailleurs mentionné cet élément dans son test. Glen et son équipe avaient proposé à l’époque un scénario pour Dead Space plus proche de The Callisto Protocol que ce qu’est Dead Space. Il en a été autrement et quatorze ans plus tard, nous voici devant leur vision initiale et c’est diablement jouissif !

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    Jacob notre héros

    Pas de bol


    Comme Isaac sur l’USG Ishimura, Jacob Lee se retrouve malgré lui propulsé dans une aventure cauchemardesque, bravant la mort à maintes reprises.
    Nous sommes en 2320, Jacob est le capitaine du cargo Charon, effectuant diverses livraisons dans le système solaire. Quelques minutes après le début de l’aventure, le Charon est abordé alors qu’il fait route vers Callisto, l’une des lunes de Jupiter où la prison de Black Iron est installée. Après un crash coûtant la vie à son coéquipier, Jacob est secouru puis incarcéré sans aucune explication.
    Jacob est marqué au fer rouge et se réveille quelque temps plus tard, la prison est en proie à un mal où les prisonniers et membres du corps pénitencier deviennent des créatures difformes assoiffées de sang, les Biophages.
    Commence alors la survie pour Jacob…

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    Du corps à corps bien sanglant

    Cela reste classique mais…


    Le scénario se veut classique mais le jeu ne manque pas de référence au cinéma et à d’autres productions vidéoludiques bien évidemment. Jacob arpente les couloirs de la prison à vue à la troisième personne, caméra derrière l’épaule, vue du Survival Horror de référence. On adore.
    Le jeu est très dirigiste et dépourvu de map. Pas de problème, on trouve rapidement le chemin à travers les dédales de la prison.
    Le jeu mélange les phases d’explorations, souvent synonyme de jumpscares ou embuscades de créatures, aux phases d’infiltration pas forcément intéressantes à des combats le plus souvent au corps à corps. L’aspect Survival Horror est bien présent et cela déjà en mode normal. Les denrées comme les munitions et seringues de santé sont assez rares.
    On rampe dans des conduits tout en entendant des créatures errées aux alentours. On se cache face aux robots dérangés qui arpentent la prison. L’ambiance est excellente et le sound design contribue à ce sentiment de peur. Des messages écrits avec du sang sur les murs pour mettre en garde le joueur, des couloirs sombres, des bruits sourds, des survivants se faisant happer dans un conduit, des cadavres jonchant la route de Jacob. On se délecte à chaque zone découverte.

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    T'as pas une gueule de porte bonheur

    Ça s'étripe à grands coups de tripes


    The Callisto Protocol est bien évidemment PEGI 18 et on le comprend assez rapidement.
    Si Jacob a le malheur de tomber dans les bras dodus d’un Biophage, c’est la mort assurée. Crâne enfoncé, bras arraché, yeux exorbités, notre cher héros meurt de plusieurs façons. Même chose pour nos saloperies, disons le bien, qui se disloquent sous les coups de matraque électrique.
    Les créatures sont assez résistantes. Pour survivre Jacob a accès à un petit arsenal coqué. Globalement la grande partie du temps, les combats se jouent au corps à corps. Jacob attend la charge de la boule de pu, esquive son attaque et lui assène quelques bons coups dans le buffet. Au bout d’un certain nombre de coups, une cible apparaît sur la créature, notre héros énervé peut ainsi lui tirer à bout portant dans la tête, par exemple. Effet garantie, la tête explose. Seul soucis, le biophage n’a pas vraiment besoin de cette partie de corps pour continuer à nous tourmenter. Que cela ne tienne, Jacob bloque, esquive et bim, bam, boom, le Biophage se retrouve au sol avec d’autres parties du corps en moins.
    C’est diablement efficace et grisant, bon on se l’avoue, s’ils sont plusieurs mieux vaut utiliser son GRP, l’arme gravitationnelle attachée au bras. Il permet, tel le pouvoir de la force, de bloquer et envoyer valser un support de satan dans le décor, dans une turbine ou une grille cloutée de préférence.
    Petit conseil, Jacob peut piétiner les créatures. On s’assure ainsi qu’elle est bien passer de vie à trépas et surtout on récupère des denrées précieuses comme les crédits Callisto ou des munitions.

    Les crédits Callisto permettent d’améliorer l’arsenal de Jacob. Les imprimantes 3D disséminées dans le jeu offrent des modules pour améliorer le chargeur de l’arme, la durée de la batterie du GRP ou encore les dégâts de la matraque. Oui maîtresse.

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    Un concept art du jeu

     

    Une réalisation à la hauteur ?


    Comme nous le disions plus haut, l’ambiance sonore est excellente. La spatialisation du son est bluffante. On conseille bien évidemment le jeu au casque. La version française vaut le coup, seule la synchronisation labiale est aux fraises.
    Côté graphisme, le jeu est magnifique, offrant des décors très détaillés. Comme vous vous en doutez, les corps jonchent les pièces, le mobilier est retourné, et j’en passe. La modélisation des personnages est photoréaliste. On reconnaît immédiatement Josh Duhamel (Transformers, Las Vegas) en Jacob Lee. Les Biophages sont magnifiquement répugnants, avec des pustules plein le corps. Jeux de lumière, ombres, tout est niquel à l’exception des flammes.
    La durée de vie est dans la norme mais la rejouabilité est assez limitée, on peut juste tenter les modes de difficulté supérieurs et ramasser tous les enregistrements laissés par les membres de la prison.

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    La DA est royale

     




    Test The Callisto Protocol - 5 minutes de lecture