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    ReleaseForBurial


  • ps4

    THIEF
    Editeur : Square Enix
    Développeur : Eidos Montréal
    Genre : Infiltration
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 28 février 2014
    Trophées : Oui
    Trophée Platine 1 Trophée Or 5 Trophée Argent 8 Trophée Bronze 24 | Trophée Secret 12
    38 trophées au total

    Support

    Disponible aussi sur : ps3

    Test THIEF

    Publié le vendredi 07 mars 2014 à 21h21 par ReleaseForBurial - 2302
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    Garrett fait son come-back après une gestation difficile. Alors est-ce le grand retour escompté ou bien une mauvaise manœuvre ?

    A pas feutrés

    Garrett est un voleur et il est doué. Un peu égoïste, volant pour son propre confort et ne s'encombrant pas de partenaires, surtout s'ils sont comme Erin, jeune voleuse impétueuse qui n'hésite pas à tuer quiconque se dresse sur son chemin. Et pourtant, c'est donc accompagné de cette « collègue » que l'on commence le jeu. On est mis directement dans le bain avec un prologue qui servira de tutoriel et le moins que l'on puisse dire c'est que l'on aura à peu près tout appris à la fin de celui-ci.

    La faute à un gameplay très simplifié, trop simplifié ! En effet, L2 servira pour toutes les actions comme courir, sauter ou escalader et carré pour ouvrir les portes, les meubles, prendre les objets, etc... Complétez par l'utilisation du pavé tactile pour l'inventaire et voilà, on a presque tout sur ces trois touches. Bien sûr, crocheter les serrures se fera via les joysticks et l'arc sera géré par une pression sur R2, mais cela fait bien maigre, ce qui à la longue mène à un certain ennui et une répétition des actions qui semblent finalement bien limitées. Et aussi à des situations plutôt compromettantes, Garrett ouvrant un tiroir plutôt que d'éteindre une bougie, ou sautant d'un toit plutôt que de prendre la corde en face de lui.

    La conception des niveaux, même s'ils offrent régulièrement plusieurs chemins pour progresser, restreint de trop les actions et les mouvements du joueur. Tout est balisé. Impossible de se dire que l'on va passer par telle caisse en bois pour mettre une flèche grappin à telle poutre et ainsi contourner les gardes placés à l'endroit le plus critique, non, si ce n'est pas prévu et clairement signalé (traces de passages répétés, halo de couleur... ) il ne sera pas permis de passer par là.

    D'ailleurs, dans le level design, on regrettera le manque d'utilisation de la verticalité surtout pour un jeu qui privilégie l'infiltration pure et dure, ne montant rarement vers des hauteurs dépassant celle d’un homme.

    Ajoutez à cela l'œil, pouvoir psychique qui permet de mettre en surbrillance les passages à emprunter ou bien les pièges et les gardes, et là, on a vraiment un chemin tout tracé avec papa et maman qui vous tiennent la main.

    Au cœur de la cité

    L'histoire de Thief se déroule dans la Cité, ville dans laquelle se propage une drôle de maladie la Grisaille qui tue le peuple et dont les bourgeois ne souffrent pas, bien confinés dans leurs domaines.

    Garrett, après le prologue avec Erin qui se termine sur un échec de la mission, se réveille d'un coma d'un an et la ville est au plus mal. Pas plus concerné que ça à la base par ce qui se passe, notre voleur va se retrouver malgré lui mêlé à une affaire qui le dépasse et qui le mènera à travers 8 chapitres afin de trouver des réponses à ce qui s'est passé un an auparavant et une solution aux problèmes actuels. Hélas, tout cela est confus, distillé à trop petites doses et finalement sans grand intérêt, on enchaîne les missions sans trop réfléchir aux enjeux. C'est un point sur lequel le jeu se ramasse vraiment, la faute aussi à des personnages peu convaincants, plats et un héros auquel on arrive pas à s'attacher.

     

     

    Convaincante, la ville n'est l’est pas vraiment non plus. Elle devrait être un élément clé du jeu, surtout pour de l'infiltration qui demande quelque chose de vivant, offrant nombre de possibilités, permettant d'identifier tel lieu, tel chemin et j'en passe. Ici, le noir domine. La ville est sale, mourante, on le comprend mais il y a là un gros problème de variété, de décors en fait. Graphiquement déjà sombre, les textures sont parfois grossières, comme ces passages entre lumière et ombre ou les textures des personnes rencontrées qui auraient fait jurer déjà sur une autre génération de console. Des animations raides, comme par exemple les gardes qui ont un nombre limité de mouvements et ça se remarque tout de suite. Bref, il n'y a rien qui nous fasse pousser un « wouah » à un moment comme à un autre.

    Même les phases de rêves que traversent Garrett sont limite même moches.

    Ce soir, on prend le « hub »way

    Le jeu est divisé en 8 chapitres, donc 8 missions principales. Avec les missions secondaires, on monte à une petite trentaine. Pour y accéder, la Cité sert de hub. Pas innovant et surtout très agaçant car la conception de celui-ci est tout simplement rageante, rendant même la carte inutile tellement ce hub est divisé en petites parties qu'il faudra charger, obligeant à passer par des transitions énervantes (le coup du pied de biche pour une fenêtre et la poutre à soulever... humpf...). Rien qui ne sert donc encore Thief qui souffre déjà de beaucoup de handicaps.

    T'es vraiment pas malin toi

    Dernier gros point noir du jeu à noter, c'est son intelligence artificielle. Mais pourquoi ça ? Ben tout simplement parce qu'un garde est capable de vous repérer alors que vous êtes sur un toit dans le noir mais ne capte même pas que vous venez d'éteindre la bougie à côté de lui et qu'il regarde pourtant dans votre direction. Ou encore qu'il ne s'inquiète pas du fait que la pièce soit précipitée dans les ténèbres du moment qu'il ne vous voit pas. Par contre, à l'affrontement, ils sont costauds. De toute façon, me direz-vous, dans Thief, la règle c'est l'infiltration. En cela, le jeu respecte le concept et pousse vraiment à éviter le combat frontal. Il y aura des moyens d'ailleurs de détourner l'attention des gardes via un petit arsenal allant des flèches grappin pour prendre de la hauteur, celle à l'eau pour éteindre des feux, ou encore des grenades étouffantes ou aveuglantes. Bref, de ce côté, Garrett a ce qu'il faut. Par contre, ces produits sont rares, chers et les ressources sont maigres. Des outils seront à acheter au fur et à mesure pour d'ailleurs s'ouvrir de nouveaux chemins (de toute façon, vous verrez que vous n'avez pas le choix si vous voulez un minimum varier les plaisirs).

    Note du test 5/10En conclusion :

    C\'est un retour raté pour notre voleur qui pourtant a été tant apprécié par le passé. Scénario confus, gameplay trop contextuel, des personnages plats et une technique pas encore digne d\'une nouvelle génération n\'aident vraiment pas à porter ce soft qui s\'annonçait alléchant. C\'est dommage car il y a toujours ce concept d\'infiltration pure qui est là et qui aurait dû être mieux soutenu par des moyens permettant désormais de réaliser de grandes choses. Triste à dire donc, mais Thief n\'est pas encore le grand jeu next-gen tant attendu.

    Les plus

    Attachement à la série
    Personnalisation de la difficulté
    Concept de l'infiltration poussé

    Les moins

    Chargements à gogo
    Gameplay trop contextualisé
    Technique limite
    I.A. au rabais
    Scénario confus

    En résumé


    THIEF par Rating: 5 / 10


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